Athènes: déclaration du collectif d’occupation de Koukaki

Nous sommes peut-être tombé.es, mais nous sommes tombé.es sur leurs têtes.

Déclaration des squatteur.euses et camarades qui ont défendu Matrouzou 45 et ont échappé à la répression des forces de police de la MAT, de l’OPKE et de l’EKAM. Alors que nous faisions face à un raid de la police, nous avons été informé.es du sort des autres maisons squattées de notre quartier.

Nous avons immédiatement barricadé la maison et sommes entré.es en conflit avec les forces de répression. Les meubles, les appareils électriques, les chaudières, la peinture, les extincteurs, tout et n’importe quoi dans la maison leur est tombé sur la tête. Ils ont répondu en tirant et en nous blessant avec des balles en plastique ainsi qu’avec des grenades paralysantes lancées directement dans notre maison. Nous avons crié « Ici nous vivons, ici c’est notre maison, ici nous allons mourir ! » – « Nique votre développement et Airbnb. »

Lorsqu’ils sont finalement entrés, des circonstances complètement chaotiques et un instinct de survie ont offert une échappatoire. Les sentiments qui nous poussent à aller de l’avant ont été réveillés comme une inspiration par les forces de répression. Ces mercenaires ne pouvaient pas accepter que ceux et celles qui leur résistaient s’échappent. Nous supposons qu’ils étaient tristes de ne pas pouvoir nous attraper pour nous tabasser et nous torturer. En réponse à cet embarras, ils se sont tournés vers des voisins au hasard pour les accuser d’avoir organisé notre évasion. Comme de vrais mercenaires, les policiers ont ciblé la première maison qu’ils ont trouvée devant eux. Ils ont mené une invasion armée, frappant et capturant une famille entière, et ont conclu en arrêtant le père et les deux fils.

L’État qui prétend protéger la famille grecque institutionnalisée et le caractère sacré de la propriété privée a perdu sa proie. N’ayant pas capturé ceux et celles qui résistaient, ils ont pris l’habitude de passer les gens à tabac au hasard.

Nous adressons notre respect à la femme et à sa famille qui ont refusé de laisser les policiers entrer illégalement dans leur maison, en payant le prix de leurs choix.

Nous envoyons un amour infini à nos compagnon.e.s et à toutes les personnes qui nous ont soutenus.

Solidarité avec ceux et celles qui ont été arrêté.es lors de l’occupation de notre communauté.

Nous avons peut-être perdu tous nos biens, nous restons sans vêtements et sans abri, ils ont peut-être effacé temporairement de la carte trois maisons et trois années de travail continu et laborieux pour la solidarité sociale et la résistance ; mais nous savons qu’ils ont peur, que notre élan et notre pouvoir sont incontrôlables.

Solidarité avec la Villa Kouvelou et de tous les squats.
Que les expulsions des squatteur.euses deviennent la raison de l’escalade de la lutte sur tous les fronts sociaux.


Collectif d’occupation de Koukaki
Matrozou 45, Koukaki, Athènes
m45community [at] riseup [point] net
https://squ.at/r/43uf

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[Publié le 19 décembre 2019 sur Indymedia Athènes].