Italie : Plusieurs squats perquisitionnés par les Ros et la Digos

Vague de perquisitions en Italie

27 juillet : Nouvelle vague répressive contre des anarchistes en Italie
Une centaine de perquisitions, 34 mises sous enquêtes, 4 incarcérations

Le 27 juillet 2004 à l’aube, a eu lieu dans toute l’Italie la énième opération répressive contre des anarchistes, menée cette fois conjointement par les Ros et la Digos [services de renseignement des carabiniers et de la police]. Sur ordre du juge d’instruction romain Guglielmo Montoni suite à la requête du procureur du pool antiterrorisme Salvatore Vitello, une centaine de personnes ont été perquisitionnées, dont 34 mises sous enquête pour « association subversive à finalité terroriste et subversion de l’ordre démocratique » (articles 270 et 270bis du code pénal). Parmi elles, 4 ont été incarcérées par le juge Montoni. Les mandats de perquisition ont concerné différentes zones d’Italie, dont Rome, Viterbo, Soriano nel Cimino, Latina, Torre del Greco (près de Naples), Pisa, le Canavese et le Trentino, et plusieurs lieux squattés : l’Ateneo di Dragoncello, le Bencivenga 15 Occupato, Torre Maura à Rome ; La Rrosalia à Turin ; Il Casello Squat à Cervia et Il Confino à Cesena.

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Grenoble : Un permis de démolir sur la traverse des 400 Couverts


  Grenoble : Un permis de démolir sur la traverse des 400 Couverts


Le 27 mai 2004, la mairie signe un permis de démolir sur la traverse des 400 Couverts La traverse des 400 Couverts, c’est une traverse entière occupée:
– 6 bâtiments squattés et réhabilités depuis 2 ans et demi
– le domicile d’une vingtaine de personnes et une vie collective quotidienne
– le Chapitonom, une salle que des habitant-e-s et des personnes extérieures font vivre depuis 2 ans, et qui a accueilli plus de 70 événements à prix libre (concerts, projections, lectures, pièces de théâtre, débats…), de nombreuses répétitions de théâtre, musique, etc., et plus de 2000 personnes différentes
– un four à pain en torchis (terre, paille, crottin de cheval), construit au printemps 2003 pour pouvoir faire du pain, des pizzas, des gratins au feu bois, et utilisé notamment pour les repas de quartier dans la traverse
– un atelier filtrage d’huile (qui nous sert pour expérimenter les moteurs à l’huile de tournesol)
– l’infokiosque (une bibliothèque de plus de 1000 livres, brochures, revues sur des questions politiques, intégrée dans un réseau francophone et dans le site http://infokiosques.net)
– une zone de gratuité (où chacun-e peut se servir de vêtements, objets, etc., et déposer ceux dont il/elle ne se sert pas)
– une yourte, tente mongole auto-construite d’habitat semi-nomade
– un jardin potager
– un compost à l’odeur contenue
– un toit végétal
– un square réaménagé, repeint, décoré de mosaïques
– un griottier, un abricotier, un pêcher plantés dans la rue
– une rue dont nous essayons de faire un lieu de convivialité entre voisin-e-s
– un lieu de réunions et de stockage pour des collectifs et des associations (autour de l’anticapitalisme, des médias alternatifs, des luttes contre l’enfermement psychatrique et carcéral, des énergies renouvelables…)
– des halles pour y stocker de la récup, y sécher de l’ail glané ou des plantes sauvages cueillies
– une pharmacie axée sur la médecine alternative et les plantes médicinales
– une salle de répétition accueillant des ateliers danse, théâtre, boxe française et self-défense féministe
– un atelier informatique basé sur les logiciels libres (unix / gnu-linux) avec des échanges de savoirs
– un labo-photo
– un atelier de réparation vélos
– une cuisine collective permettant d’organiser des restos à prix libre
– ponctuellement, des ateliers vitrail, menuiserie, sérigraphie, poterie, couture, prise de vue… et réhabilitation des maisons (électricité, plomberie, charpente, maçonnerie, carrelage, chaux, et décorations les plus folles) ! Tous ces espaces et ces activités ont été réalisés avec les moyens du bord, sans subventions et pratiquement sans argent, hors des circuits marchands et institutionnels. Ils sont reliés entre eux par des échanges et des rencontres entre les personnes, habitantes ou participantes à ces activités, par un esprit et des questionnements communs. A travers nos pratiques, nous voulons remettre en cause différents principes et systèmes, depuis ceux de la “consommation culturelle” jusqu’à ceux d’une société de profit, de compétition, de “croissance”…
La vie de la traverse est rythmée par les glanages et bricolages, les recherches de rapports humains sans dominations, les réunions, les banquets sur nappe blanche, les liens ville-campagne, les discussions de fond, la circulation des savoirs-faire, la participation à des manifestations et des luttes sociales (notamment autour du logement, à travers le collectif Défends-toit)… La municipalité de Grenoble, propriétaire, s’est toujours montrée soit indifférente, soit franchement hostile à ce qui se passait dans cette traverse : menaces de coupure d’eau, procès, destruction du toit d’une des maisons pour éviter qu’elle ne soit occupée… C’est le Dauphiné Libéré, à travers nombre d’articles, qui nous a “informé-e-s” de la démolition des bâtiments et de notre expulsion, prévues pour 2004, et censées laisser la place au projet immobilier de Grenoble Habitat, dont l’on vante injustement les mérites (voir ci-contre). La municipalité grenobloise ne nous a pas donné signe de vie depuis 2 ans : sa “politique du dialogue et de la concertation” se développe-t-elle par médias, huissiers et CRS interposés ?

Le projet de Grenoble Habitat ?
32 logements, dont une minorité de logements sociaux. La mairie se gargarise d’y inclure une “résidence pour personnes âgées”, argument porteur dans un quartier qui attend impatiemment une maison de retraite depuis la fermeture du foyer Pinal… Mais cette fameuse “résidence” ne correspond qu’à “l’aménagement de certains appartements” par l’installation de barres de soutien dans les sanitaires, de portes élargies et d’ascenseurs, comme l’a dit lui-même M. Buisge, gérant du projet pour Grenoble Habitat. Un dispositif d’aménagement qui, en somme, n’a rien d’extraordinaire, qui devrait même être bien plus répandu, afin de permettre aux personnes âgées ou handicapées d’avoir un éventail de choix de logements plus large que celui qu’on leur propose. La pâtine sociale du projet de Grenoble Habitat est donc bien maigre… et cache difficilement une pure et simple opération immobilière, sans doute juteuse dans ce quartier central, proche de la gare et d’Europole… Chaque mètre carré, ici comme ailleurs, doit être rentabilisé ! Nous voulons attirer l’attention sur ce qui risque de disparaître avec l’expulsion des 400 Couverts. Grenoble, dont la municipalité vante l’esprit d’avant-garde, le foisonnement culturel et tutti quanti, risque de perdre une expérience unique d’habitat collectif et autogéré, en plein centre-ville, intégrée depuis des années dans le quartier et dans un réseau d’associations à l’échelle locale et même régionale. La mairie dépense des millions dans sa Maison centrale de la Culture, pour faire de “l’animation” et du “divertissement”… mais réduit en gravats un espace de création, de tentatives, de réflexions, de rencontres, de solidarités, d’ébullition, de vie, qui ne lui coûte rien. Elle montre encore une fois, en menaçant notre collectif d’une quatrième expulsion en quatre ans, qu’elle ne veut laisser absolument aucune place, dans la ville, à ce genre de projets.

Est-ce ainsi qu’elle compte régler l’énorme “crise” du logement ? Est-ce ainsi qu’elle contribuera à “créer du lien social” ? Est-ce ainsi qu’elle encourage les “initiatives” constructives et créatrices des habitant-e-s de Grenoble? Que sacrifiera-t-elle encore pour “nettoyer”, contrôler et uniformiser la ville, pour attirer les investisseurs et la population rentable d’ingénieurs nano-technologues ? Quels nouveaux simulacres de “concertation” inventera-t-elle pour donner un visage humain à ses expulsions et autres projets de prestige ?

Pourquoi ne pas imaginer que ce qui existe aujourd’hui, dans la traverse des 400 Couverts, puisse continuer à vivre ?

Il est encore possible de faire reculer la mairie. Soyons nombreux/ses et créatifs/ves… Que nous soyons venu-e-s habiter, faire du pain, danser, assister à des spectacles, débattre en petits groupes, choisir des vêtements gratuits dans la traverse des 400 Couverts, défendons-la ensemble, becs et ongles ! Les espaces d’autonomie et d’expérimentation sont inestimables, nous ne les laisserons pas détruire d’un trait de plume… N’hésitez pas à répandre la nouvelle autour de vous, à grossir l’arbre téléphonique, à venir nous rencontrer avec vos questions et vos idées, pour visiter les lieux et découvrir ce qui s’y passe… Vous pouvez également écrire des lettres de soutien et nous les faire parvenir. En clair, toutes vos initiatives sont les bienvenues. Traverse des 400 Couverts,
près de la Gare, de l’ANPE et de l’arrêt de tram Alsace-Lorraine, entre le cours Berriat et l’avenue Alsace-Lorraine.
Pour nous contacter : chapitonom [at] no-log [dot] org<br> 04.76.86.07.37/ 04.76.43.87.75

Pour en savoir plus sur les lieux et projets autogérés à Grenoble :
http://www.inventati.org/nebuleuse

Pour être tenu-e au courant des nouvelles des squats de Grenoble :
inscrivez-vous à la liste de diffusion grrrville [at] squat [dot] net (il suffit de faire la demande en écrivant à cette adresse).

Des habitant-e-s de la traverse squattée des 400 couverts


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Liège : Last party au Tapsala


  Liège : Last party au Tapsala


INVITATION

LAST PARTY AU TAPSALA

Samedi 31 juillet 2004 – 520 rue St Léonard, 4000 Liège, belgique

Programme des festivités:

15h. ouverture des portes, prix libre, (no dog please)
Petank, animation pour enfants, PingPonk, repas végan et carrnivore, peinture en direct, spectacle de feu….

Projections: Domd “ouverture d’un squat”
Tentacules Mécanique, performance audio-visuelle

DJ: FRED -soul music-
RHIZOMIX 23 – world experimental psychedelic music -
RASTARAF – reggae skarock -
TYPHOON – rap hiphop -
METHANOL – tekno HC -

LIVE (vers 19h.): BOLLOCKS BROTHER – blue rock déjanté -
RENE BINAME ET LES ROUES DE SECOURS – punk taré -
THE MOONKEYS – funk rock -

THéATRE : Ha mon amour

“dom mod” <domaine_du_tapsala [at] hotmail [dot] com>


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Echirolles (Grenoble) : Trois femmes expulsées de leur appartement…


  Echirolles (Grenoble) : Trois femmes expulsées de leur appartement…


Une famille expulsée à Echirolles :

Lundi 19 juillet 2004, 16h, Echirolles (banlieue grenobloise): Une huissière, un flic et un serrurier se présentent au domicile de 3 femmes, 4 chiens et 3 chats, et les expulsent sans ménagement, malgré le soutien effectif de l’association Femmes évasion, qui depuis plusieurs mois essaye de repousser l’expulsion, ou d’obtenir un relogement immédiat et familial. En effet, les 3 femmes, mère, grand-mère et fille, tiennent à leur habitat collectif et à la solidarité qu’il rend possible entre elles. La seule réponse qu’elles avaient eue, ces dernières semaines, du CCAS d’Echirolles était : “la grand-mère ira à l’hospice, les deux autres au foyer pour SDF, avec les animaux”.

Mercredi 21 juillet 2004, 14h, Grenoble : une quinzaine de personnes répondent à l’appel du collectif Défends-toit et accompagnent les personnes expulsées à la Metro [communauté de communes de l'agglomération grenobloise], pour protester contre l’expulsion et exiger de la Metro qu’elle participe à la recherche d’un relogement immédiat. Elles réquisitionnent le fax pour faire connaître l’histoire aux médias et la rappeler aux ministères et aux différents services sociaux de l’agglomération. A la suite de cette action, Migaud (le député du coin) reçoit les personnes expulsées ce vendredi matin [23 juillet 2004].

Réagissons à toutes les expulsions !

Un participant au collectif Défends-toit


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Paris : Expulsion hors de France d’une partie des sans-papiers qui avaient occupé le square Séverine


  Paris : Expulsion hors de France d’une partie des sans-papiers qui avaient occupé le square Séverine


Sans Papiers en lutte >>> coordination nationale

Les prolongations de rétention administrative et expulsions des sans papiers du square Séverine continuent

M. de Villepin veut en finir avec la lutte des sans papiers : ORGANISONS LA RIPOSTE ET LA SOLIDARITE !

En date du 20 juillet [2004], nous avons fait le point sur la situation des 14 sans papiers encore en rétention parmi 89 interpellés au faciès du square Séverine Porte de Bagnolet à Paris : expulsion vers le Sénégal de SAWANE Ibrahima le 16 juillet et N’Diaye Mohamed le 19 juillet ; renvoi vers l’Espagne de CHEN Xu Yao le 17 juillet ; le même jour, tentative avortée d’expulsion vers la Chine de JIN Shaoyong, marié et père d’un enfant (il a alors été condamné à 3 mois de prison et 3 ans d’ITF et se retrouve depuis à Fleury Mérogis).

Pour les 10 restants, la fin de la 1° prolongation en rétention de 15 jours ordonnée par le juge du 35 bis le 7 juillet arrivait à expiration le 22 juillet. Le même jour, 2 d’entre eux ont été expulsés : TAYEB Ferhat (qui souffre d’un diabète) vers la Tunisie ; GASSAMA Kalilou (fils de tirailleur sénégalais- son cas a d’ailleurs fait l’objet d’un article dans Libération du 24 juillet, p.16) vers Dakar.

Pour les autres (8 sans papiers), le juge délégué du 35 bis puis le juge en appel du 35 bis du samedi 24 juillet ont pris les décisions suivantes :

– AKYUS Murat : prolongation de la rétention administrative, confirmée en appel. La Préfecture avait informé d’un vol pour le 6 août et reconnu qu’elle n’avait pas encore de laisser-passer ; en appel, elle a affirmé avoir une promesse faxée par le Consulat de Turquie de délivrer un laisser passer. Rappelons que le juge en appel du 35bis du 9 juillet avait ordonné une expertise médicale, qui, à notre connaissance, n’a jamais eu lieu.

– TRAORE Mahamadou : prolongation de la rétention en 35 bis ; assignation à résidence en appel. La Préfecture informe d’un vol pour le 31 juillet.

– SAWANE Massiré : prolongation de la rétention administrative, confirmée en appel ; le juge en appel a ordonné une expertise médical plus approfondie. La Préfecture informe d’un vol pour le 31 juillet.

– KINKOUN Mohamed : prolongation de la rétention administrative, confirmée en appel .La Préfecture, qui avait dit en 35 bis du 22 juillet que Mohamed n’avait pas été reconnu par le Consulat du Maroc, affirme en appel du 35 bis de ce jour que le Consulat lui promet un laisser-passer, sur la base d’empreintes digitales !

– KONE Youssouf : prolongation de la rétention administrative et ordonnance d’une expertise médicale en 35bis.

– CISSOKHO Moussa : prolongation de la rétention administrative, confirmée en appel. La Préfecture de police prétend avoir un laisser-passer du Consulat du Sénégal et avoir réservé un billet pour le 06 août. Moussa avait été présenté pour la 1° comparution devant le juge délégué du 35bis le 6 juillet, soit un jour avant les autres et le juge avait dans un premier temps ordonné une prolongation de la rétention jusqu’au 21 juillet. Pourtant, Moussa a été présenté en 2° comparution devant le juge délégué du 35bis le 22 juillet, c’est à dire avec un jour de retard sur le délai d’expiration de la rétention administrative ; on apprend maintenant que le même juge délégué a pris une « ordonnance rectificative » (sic !) pour prolonger la rétention administrative jusqu’au 22 juillet !

– DRAME Adama : dès le 19 juillet, il avait été « affiché » au centre de Vincennes qu’il avait un vol pour le lendemain ; ses parents se sont dépéchés de lui apporter ses affaires. Mais Adama (et tant mieux) n’est pas parti le jour annoncé. Il a été comme les autres présenté le 22 juillet en 2° comparution devant le juge délégué du 35bis qui a ordonné une prolongation de la rétention administrative, confirmée en appel . La Préfecture prétend avoir une réservation sur un vol du 6 août, à destination de Bamako.

– DIAKITE Cheickné : assignation en résidence en 35 bis du 22 juillet. Vol prévu, selon la Préfecture, pour le 27 juillet.

La CNSP voit dans tout cela la nième confirmation de la persistance absurde de M. de Villepin dans sa volonté d’enterrer le mouvement des sans papiers, quitte à piétiner les lois de la République. Nous persistons à lui réaffirmer qu’il échouera comme son prédécesseur. Nous continuons notre action sans répit pour exiger : d’être reçus, la libération de nos camarades en prison ou encore en rétention administrative et le retour des expulsés, la régularisation de tous les sans papiers.

La rétention administrative de ceux des 6 sans papiers du square Séverine qui n’auront pas encore été expulsés finit le 6 août. Il faut les sauver des mesures d’expulsion de M. De Villepin. Il faut une mobilisation continue. Rappelons les initiatives déjà programmées :

– Dimanche 25 juillet, RV à 14 H RER A, station Joinville le Pont

– Lundi 26 juillet, à partir de 14 H, rassemblement à la Cité (Métro : Cité)

– Mercredi 28 juillet, à partir de 14 H, rassemblement Place du Châtelet (Métro : Châtelet)

Nous devons aussi organiser une chaîne de solidarité avec les camarades expulsés ou emprisonnés : soutien matériel (envoi de mandat) et moral (du courrier). Nous sommes en train de réunir toutes les informations sur les expulsés ou emprisonnés, et nous vous les communiquerons dès que possible.

D’ores et déjà, au Sénégal, où sont présents actuellement 2 membres du Collège des Délégués, une déclaration conjointe de la CNSP et les organisations syndicales et associatives a été largement diffusée.

Le 24 juillet 2004

Coordination Nationale des Sans Papiers 25, rue François Miron – 75004 Paris – Tél : 01 44 61 09 59 – Fax : 01 44 61 09 35

Le Collège des Délégués de la CNSP


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Romans-sur-Isère : Ouverture d’un squat en plein mois de juillet

Bonjour,
Juste pour vous dire qu’on est une huitaine de gens (plus nos ami-es des fois) a avoir ouvert une jolie maison à Romans sur Isère. C’est a 1h de grenoble. On sait pas encore comment appeller la petite maison dans la ZI, tabarien?, le centre oecuménique Carlos?, le centre social d’urgence Bernard-Henri Lévy?, la salle de muscu?, PROZIC?, le martinet? … ??? bref on aime les blagues et les chiottes secs.
Y a de la place et de quoi faire, mais certaines rumeurs diffusées par la communauté de communes du pays de romans (les proprio) disent que ça va être rasé d’ici quelques semaines (je cite « la note de service est déjà passée ») pour faire rien pendant quelques années, puis pour aggrandir la zone industrielle infâme qui est déjà énorme et pas loin. Pour l’instant y a du rien sur beaucoup d’espace et on compte bien en faire des choses. [la suite...]

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Gênes : Des maisons squattées dans les montagnes environnantes menacées d’expulsion

Anarchistes : « Des trous de la serrure »

« Il y a presque trois ans que nous occupons deux maisons d’une localité de montagne près d’une route nationale au sud de Gênes. Nous nous sommes réapproprié tout ce que nous y avons trouvé, terrain compris.

En soit le nécessaire pour demeurer sur place, et dans une vision d’un principe de gestion directe sur notre vie et notre environnement.

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Paris : Manifestation de mal-logé-e-s le 9 juillet à 10h


  Paris : Manifestation de mal-logé-e-s le 9 juillet à 10h


Manif mal-logé-e-s Paris 18ème, vendredi 9 juillet 2004 à 10h

Le collectif mal-logés sans frontières manifeste une nouvelle fois devant le centre d’action sociale, 115 rue Ordener, Paris, métro Jules Joffrin.

Comme à Saint-Denis, comme à Saint-Ouen, la gauche ne se contente pas de ne rien faire pour le logement des pauvres, elle matraque les mal-logés qui osent réclamer leur dû. Depuis plusieurs mois, le collectif multiplie les interventions collectives dans les centres sociaux, notamment celui de la rue Marx Dormoy, où l’apartheid social est pratiqué au quotidien : impossibilité d’avoir des rendez-vous dans des délais corrects, refus de financement des hôtels, pas d’aides d’urgence… A cela s’ajoute la violence des vigiles (nous avons été tabassés lors des deux dernières occupations) et les propos discriminatoires (Mme Derhiac, encadrante : “si les enfants sont malades du saturnisme, c’est la faute des parents, qui les laissent manger n’importe quoi”). La direction des centres a tenté la politique de la porte fermée pour monter les autres usagers contre le collectif. Peine perdue. Aujourd’hui, une plainte a été déposée, contre une des filles du collectif, pour injures et diffamation, d’ou le rassemblement de vendredi.

Contact : 0613927732

Neuf Cat


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Paris : Le square occupé porte de Bagnolet attaqué par la police


  Paris : Le square occupé porte de Bagnolet attaqué par la police


Sans papiers matraqués et rafflés par les troupes de l’Etat

Une fois de plus les troupes d’occupation villepistes [de Villepin], et celles du démagogue “social” Boorlo appliquent arrestations musclées et coups de matraque comme seuls “dialogues”.

Des sans papiers ont été matraqués et rafflés par les troupes villepistes à Paris dimanche soir 4 juillet 2004.

Lors de l’occupation des sans papiers du square Séverine dans le 20ème les flics ont embarqué et tabassé une centaine de personnes dimanche soir a 18h.

Rassemblement Lundi 5 Juillet à 12h à Cité (métro Cité).

SANS PAPIERS en lutte >>>coordination nationale

MOBILISATION DEVANT LA CITE LUNDI 5 JUILLET A MIDI POUR EXIGER LA LIBERATION DES 89 SANS PAPIERS INTERPELLES !

Provocation policière : des CRS qui entrent dans le square Séverine pour procéder à des contrôles d’identité. La provocation se transforme très vite en expulsion violente : un pied cassé, un doigt quasi arraché, la peau et la chair d’un bras arrachées, de violents coups à la tête et la mise en observation de la victime sans papiers. Un Sénateur PCF, des Conseillés Régionaux Verts et PCF, un Adjoint au Maire chargé des espaces verts du 20ème arrondissement demandent à pouvoir observer les conditions de l’opération de police. Ils sont éconduits et repoussés. Le tri est organisé : 89 sans papiers sont embarqués et gardés. Témoignages des premiers libérés : dans les commissariats, un dimanche, des magistrats sont de service pour prendre des décisions de garde à vue.

Le gouvernement veut maintenir les sans papiers dans l’invisibilité, il veut nous réduire à des dossiers en Préfectures ou des faits divers, voilà pourquoi il refuse que nous soyons visibles. Voilà pourquoi, il a abattu cette répression violente sur nous, voilà pourquoi il ne veut pas de témoins à ces forfaits, voilà pourquoi il arrête 89 d’entre nous, ; voilà pourquoi il met en service des magistrats le dimanche.

La CNSP invite tout le mouvement démocratique à protester contre la provocation, la violence, les arrestations policières de Sans Papiers. La CNSP appelle à une mobilisation de tous, citoyens, associations, syndicats, partis à la Cité, métro Cité, à midi.

Plus d’informations sur ces pages de indymedia paris :

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=23093

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=23076

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=23074

[et http://squat.net/fr/news/paris_a030704.html]

Fait à Paris le 04/07/04

Chômeur(ses) et précaires de Paris (et CNSP)


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Paris-banlieue : Manif de solidarité avec les Roms le 17 juillet 2004

Les comités de soutien de Montreuil et St-Denis relaient ici un appel parti de deux bidonvilles habités quasi exclusivement de Roms roumains de Montreuil et St-Denis.

Nous encourageons tout le monde à se rendre à la manif, les organisations à signer leur appel et à soutenir leur demande de rendez-vous avec le ministère de l’intérieur le jour de la manif.

Vous pouvez aussi participer à une réunion de coordination le dimanche 4 juillet à 15h -rdv devant la bourse de St-Denis pour aller ensuite ensemble au camp du Hanul à côté-

Pour tout contact, info et signer l’appel des roms :
roms_st_denis [at] no-log [dot] org

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Paris : 600 sans-papiers occupent un square, porte de Bagnolet

SANS PAPIERS en lutte >>>coordination nationale

COMMUNIQUE

De Marseille à Paris, de Bruxelles à Paris, les ” en bas d’en bas ” ont dit :

” NOUS VOULONS VIVRE DANS LA DIGNITE ! ”

Aujourd’hui samedi 3 juillet [2004], depuis 13H30, nous sans papiers, avons investi et nous sommes installés à 600, square Séverine, avenue de la porte de bagnolet (métro Porte de Bagnolet).
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Québec : La Coalition pour le droit au logement dénonce l’attitude de la Croix-Rouge et de la Ville de Québec quant aux prétendues mesures d’urgence…


  Québec : La Coalition pour le droit au logement dénonce l’attitude de la Croix-Rouge et de la Ville de Québec quant aux prétendues mesures d’urgence…


Mesures d’urgence : La Coalition pour le droit au logement dénonce l’attitude de la Croix-Rouge et de la Ville de Québec.

Québec, le 29 juin 2004.

Constatant les nombreux problèmes auxquels font face les sans-logis devant l’échéance du 1er juillet, la Coalition pour le droit au logement dénonce la façon dont sont appliquées les mesures d’urgence mises en place par la Ville de Québec et administrées par la Croix-Rouge. « Plusieurs ménages sans-logis ont communiqué avec les comités logement pour rapporter des cas flagrants de discrimination et d’importantes contraintes bureaucratiques », rapporte Marie-Hélène Drapeau du Comité des citoyens et citoyennes du Quartier Saint-Sauveur. « Il semble que la Ville et la Croix-Rouge répètent le scénario de l’an passé en banalisant les problèmes des locataires, en plus de mettre des embûches dans le traitement de leurs demandes ».

Des exemples qui s’accumulent

Malgré les promesses faites par les responsables de la Ville et de la Croix-Rouge lors d’une rencontre préparatoire avec les comités logement, les sans-logis qui souhaitent bénéficier des mesures d’urgence doivent obligatoirement fournir un bail en bonne et due forme (en plus d’une tonne de paperasse administrative), sans quoi on les renvoie à la rue. Selon la Ville et la Croix-Rouge, ce serait la seule façon de garantir qu’il s’agit bel et bien de « vrais » locataires, et non de « méchants fraudeurs ». Selon Marie-Hélène Drapeau, une telle attitude pose de graves problèmes: « par une interprétation restrictive du statut de locataire, on évacue du même souffle toutes les personnes qui sont locataires, mais qui n’ont pas de bail écrit, en d’autres mots la plupart des chambreurs, des familles hébergées temporairement chez des proches ou des personnes vivant en colocation. On discrimine les locataires « sans-papiers » en plus de les stigmatiser inutilement ».

D’autres problèmes sont survenus dans l’attribution des suppléments au loyer. Ainsi, une famille de trois personnes (1 adulte, deux enfants en bas âge) ayant trouvé un 5 1/2 abordable s’est vu refuser l’aide financière à laquelle elle avait droit, sous prétexte que selon le règlement, les enfants de moins de 9 ans doivent dormir dans la même chambre. « en d’autres mots, on dit à cette famille : recommencez vos recherches, vous ne rentrez pas dans nos petites cases. Ce genre de contraintes bureaucratiques est tout simplement révoltant, tout particulièrement en situation de crise », souligne Mathieu Houle-Courcelles du Bureau d’animation et information logement (BAIL).

Le réseau d’aide aux itinérant-es est débordé

Les locataires qui ont trouvé refuge dans le réseau d’aide aux itinérant-es sont également mis de côté par le programme de mesures d’urgence. On considère que leurs problèmes de logement ne concernent pas la Ville et la Croix-Rouge, puisque ces locataires ont un toit sur la tête. Or, ces refuges sont maintenant occupés à pleine capacité et ne sont pas fait pour pallier au manque de logement locatif, mais bien comme dernier recours. Comme l’indique Marie-Hélène Drapeau, « on refuse en ce moment du monde à l’Auberivière, alors qu’en principe, il devrait y avoir au moins 30% des lits disponibles à ce temps-ci de l’année ». Selon les membres de la Coalition, la Ville de Québec et la Croix-Rouge ont délibérément choisis de laisser le réseau d’aide aux itinérants aux prises avec une partie du problème afin de ne pas « surcharger » leurs propres services.

Des locataires laissés à eux-mêmes

Autre point de litige, l’approche privilégiée par la Ville et la Croix-Rouge met de côté l’accompagnement et le support psycho-social aux sans-logis. Les locataires sont laissés à eux-mêmes, sans aide directe pour les aider à surmonter cette épreuve ; on n’offre même pas de billets d’autobus pour leur permettre de faciliter leur démarches. Selon la Coalition, une telle attitude montre bien sur qui repose le fardeau de la crise : « il y a un écart considérable entre la vision idyllique présentée par la Ville et la Croix-Rouge et la réalité sur le terrain. Nous continuerons à dénoncer ces problèmes sur la place publique, tant qu’on offrira pas aux locataires ce à quoi ils ont droit : un véritable programme d’aide au logement à l’année, reposant sur la solidarité et non sur les contraintes et stigmatisation » conclue Mathieu Houle-Courcelles.

Anonyme


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Cachan (Val-de-Marne) : Un immeuble de la cité-U squatté par environ un millier de personnes !

*** COMMUNIQUE DE PRESSE du 1er juillet 2004

Les 1000 de Cachan : Un nouveau SANGATTE aux portes de PARIS ?

A CACHAN, dans le Val-de-Marne, un immeuble désaffecté de plus de 300 chambres, situé dans la résidence universitaire de l’Ecole Normale Supérieure, est aujourd’hui occupé par un millier de personnes, dont près de 150 enfants en bas âge avec leurs parents. Cette population de mal-logés est composée pour 5% de personnes de nationalité française, et à 90% de personnes originaires d’Afrique, notamment du Mali, de la Côte-d’Ivoire et du Maghreb. Ces derniers ont fuit la guerre civile depuis le début des années 2000. 30% des personnes étrangères sont en situation régulière, 20% en cours de régularisation, les autres sont en situation irrégulière. La SIC Habitat, propriétaire de l’immeuble et le CROUS, gestionnaire de la résidence, après l’établissement d’un constat d’insalubrité, ont obtenu du Tribunal Administratif, le 14 avril dernier, un jugement ordonnant l’expulsion des occupants afin de détruire l’immeuble pour le remplacer par un parking. Devant cette situation, la Ligue des Droits de l’Homme, le MRAP, Droit au Logement, SUD Education, ATTAC Val de Bièvre (94), la LCR et des associations politiques de l’agglomération du Val-de-Bièvre, ont apporté leur soutien au Comité constitué par les résidents eux-mêmes. Une entrevue a eu lieu le vendredi 25 juin avec le Directeur de Cabinet du Préfet du Val-de-Marne.

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Paris : L’ancienne boîte de nuit “Le Palace” est squattée

Un collectif d’artistes au Palace

Bonjour,
Depuis trois mois la Palace Compagnie Privilège occupe le Palace (Paris), ancienne boite mythique du paris des années 80. Lieu magique pour tous les parisiens, notre collectif souhaite faire de cet endroit, fermé depuis 8 ans, un centre culturel citoyen ouvert à tous.
Déjà nous proposons des scènes ouvertes et mettons à disposition une galerie d’art ainsi que la scène du Palace pour les artistes qui n’ont pas de lieu pour répéter. Déjà la pétition circule sur notre site alors n’hésitez pas à la signer et à la faire tourner au plus vite. Enfin on vous invite tous à venir nous rencontrer pour ensemble continuer…
Contact téléphonique: 06 16 57 47 60
amicalement ou palacieusement

La compagnie

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Grenoble : Encore un coup dur pour la construction du “grand stade” ?

Le club de foot pro de Grenoble probablement rétrogradé en division inférieure…

Alors en vrai on s’en fout bien sûr. Mais pour la petite histoire c’est quand même sacrément drôle. Après le “scandale” de l’occupation des arbres du parc Mistral pendant trois mois l’hiver dernier, la construction du Grand Stade s’est vue freinée par des événements moins “activistes” comme l’échec aux élections cantonales de la mairie PS face aux Verts, ou encore la décision du Tribunal Administratif d’annuler le permis de construire du fameux Grand Stade…
Hé bien ce n’est pas tout, puisque nous venons d’apprendre que le club de foot de Grenoble (celui pour qui le “Grand Stade” devrait être construit) va probablement être rétrogradé de la Ligue 2 (championnat professionnel pas vraiment “spectaculaire” puisque de seconde zone – donc ne “nécessitant” pas vraiment un grand stade…) en “National” (championnat amateur équivalent à une Ligue 3 – ne nécessitant, pour le coup, carrément pas du tout un grand stade…). Les raisons sont semble-t-il financières, comme d’hab’ on pourrait dire…

Bon, le but de cette info n’est bien sûr pas de rentrer dans le jeu du “si le GF 38 était fort alors oui, d’accord, un grand stade je comprendrais” puisqu’il est clair que des grands stades de football-spectacle où personne ne peut jouer à part quelques privilégié-e-s, ça ne nous intéresse pas. Donc contentons-nous de rire un peu de ce nouveau bâton dans les roues du projet de grand stade…
[la suite...]

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