Grenoble: Les 400 couverts, nouveau Mai 68 pour les vieux traîtres

La semaine dernière, l’université et EDF interviennent pour priver d’électricité l’occupation de l’ancien bâtiment administratif de droit, nouveaux locaux de La Poudrière et des luttes étudiantes. Un homme d’une quarantaine d’années supervise les opérations et affirme avoir bien connu les 400 couverts, squat historique grenoblois ici (voir aussi le film Bouh !). Read More

Grenoble: Quelques photos et une affiche

Des photos de Palm Bitch (prises en mai 2008), squat ouvert en 2007, expulsé en juin 2008:


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Fontaine (38): Welcome to the squat La Masure Ka

Paru le 8 juin 2007 sur Indymedia-Grenoble:

Squat (wikipedia) : 3) Mouvement consistant à exécuter des flexions avec les genoux, en portant éventuellement une barre lestée sur les épaules.

Misère de l’expulsabilité et expulsabilité de la Masure

Squat de la Masure Ka, Fontaine, début juin 2007 : entre deux averses, les cerises pourrissent.
Les occupant-es, expulsables depuis presque trois mois, n’ont toujours pas été cueillis au saut du lit par les CRS. Le propriétaire, le Domaine de l’Etat, veut toujours urgemment vendre les bâtiments aux enchères, afin d’assouvir les portes monnaies d’une quelconque agence immobilière ou d’un VIP. Pendant ce temps-là, les habitant-es, continuent à organiser régulièrement des activités. Ainsi d’un bal folk dimanche soir dernier, qui fit le bonheur d’autres VIP (Vieilles hiIPpies).

On se dirige tout droit vers le désormais fameux coup dit de la « Summer Expulsion », connu également sous le nom du « cet-été-y-aura-personne-à-Grenoble-et-les-expulsions-passeront-comme-un-mail-sur-la-Toile ».
Tiens, ça nous rappelle quelque chose :

Urgence de l’abandon et Abandon de l’urgence

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Grenoble: Retour sur l’expérience des 400 couverts (interviews datant de 2005)

La Traverse des 400 couverts était une ruelle squattée. Un endroit que j’adorais, et ça faisait un moment que j’avais envie d’interviewer ses habitant/e/s pour faire connaître ce qu’illes faisaient et racontaient. Finalement, quand l’occasion s’est présentée de faire cette interview, ils et elles étaient expulsables, c’était donc un contexte assez particulier. Nous avons mené cette interview au bistro, avec Xavier, et questionné Julie et Alain, puis Aude, habitantes ou participant aux activités du lieu. Interview menée en direct live parce que la discussion me semblait une forme plus intéressante. Ça donne une interview trèèès longue, j’en ai coupé ou résumé des petits passages, mais sinon je l’ai laissée en grande partie telle qu’elle, parce que tout m’y semble intéressant, plein de détails, d’histoires, de points de vue variés… Bref, je trouve que c’est un document intéressant sur l’histoire d’une expérience géniale, même si c’est longuet…
Les 400 Couverts, ainsi qu’un autre squat tout proche, la Kanaille, ont été expulsés une semaine après qu’on ait fait cette interview, le 2 août 2005, avec pas moins de 250 flics, qui ont mis environ quatre heures à descendre tout le monde des toits et autres lieux de refuge… Une manifestation spontanée à suivi, les grands axes de la ville ont été bloqués et des tags de protestation ont redécoré la ville. C’était impressionant et émouvant à souhait. Ces aventures ne sont heureusement pas finies…

Elsa

PS : les propos ci-dessous ne reflètent que des points de vue personnels, ne représentent en rien la pensée d’un groupe : les 400 couverts, c’était des dizaines de personnes aux points de vue et vécus variés !
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Grenoble: Détournements « pro-squat » de chansons populaires

Ces quelques détournements de chansons « populaires » ont été écrits ces dernières années sur Grenoble (« Pour un squat » date du CPA, 2001), surtout en 2004-2005 à l’occasion de la defense des 400 couverts. Bien sûr, ces chansons sont adaptables pour toute manif / action pro-squat !

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Pour un squat
(« Pour un flirt avec toi… »)

Pour un squat avec toi
Je ferai n’importe quoi
Pour un squat – avec toi
Pour un petit tour / au petit jour / dans ton teu-squa!
Pour un petit tour / au petit jour / dans ton teu-squa!
Bis Read More

Grenoble: Éloge d’une opération policière par un quotidien de la presse régionale (le Dauphiné Libéré)

Le 3 août 2005 le Dauphiné Libéré consacre la seconde page[1] de son quotidien à l’expulsion à Grenoble des squats des 400 couverts et de la Kanaille[2] par la police, les CRS, les pompiers et les services municipaux.

Les 400 couverts, c’était une traverse squattée du centre-ville de Grenoble (depuis novembre 2001). Domicile de près de 25 personnes, des centaines d’activités s’y sont tenues, sans profits ni subventions.
La municipalité de Grenoble, propriétaire des locaux, cherchait à expulser et raser la traverse pour y reconstruire des logements dont moins de la moitié seront étiquetés « sociaux ». Les 400 couverts étaient devenus expulsables du jour au lendemain le 8 juin 2005, suite au procès expéditif tenu fin mai. Read More

Grenoble: Photos , Dauphiné Libéré, expulsions, actions et destruction

Dans le Dauphiné Libéré du mercredi 3 août 2005 (n°18 888), il y avait en page 2 un infâme article relatant les expulsions des 400 et de la Kanaille (surtout des 400 en fait…). Vous pouvez le lire ici mais je vous aurai prévenu c’est vraiment super nul (qui donc s’attendait à autre chose de toute façon ?).

En page 6 du même numéro, une brève concernant « Le Grand Grenoble »… Celle-ci présentait une petite photo montrant deux banderoles accrochées à un balcon (une blanche en largeur, et une plus longue toute noire suspendue verticalement). Rien n’indique où se trouve le bâtiment (à part qu’il se situe sur l’avenue Alsace-Lorraine, donc non loin des 400 couverts…), ni si celui-ci a quelque chose de particulier. Read More

Grenoble: Les 400 couverts on the road again !

Ben voilà c’était un mardi [2 août 2005] à 13h… l’expulsion des 400 Couverts… une expulsion coup double puisque le squat de la Kanaille se faisait aussi déloger au même moment… 200 policiers, un quartier complètement bloqué… circulez, il n’y a rien à voir… il n’ y a plus rien à voir… car on oublie souvent qu’une expulsion c’est la destruction d’un lieu et de la vie qui va avec… alors c’en est fini des pizza-party autour du four à pain, du chapitonom et de sa programmation éclectique, de juli qui a sa chambre à côté de la mienne la haut au 3ème étage des « trompettes », des reunions du collectif le vendredi soir, des lumieres du chapitonom qui etaient censées nous faire oublier le froid des spectacles d’hiver… des fois je me demande où Pusse pourra encore jouer sur Grenoble… où retrouverons nous 90 personnes à un débat sur les « longues peines en prison » en plein janvier ? Le plus dur dans tout ça, c’est qu’on s’y attendait, c’est qu’on s’y préparait… tout le monde avait fait sienne cette idée depuis plusieurs mois : « alors, toujours pas expulsés ? »… ben si.. Et puis cette mairie qui prépare bien son coup : début août, au beau milieu des vacances… gestion politique, toujours gestion politique… c’est tout ce que cette mairie verte-rose a à nous proposer… et c’est cette gestion politique qui nous a détruit… quand un élu vert répond à un exposé de toutes les activités qui se passent aux 400, par un « mais est ce que c’est salubre ici ? » alors qu’il est assis dans mon salon, incapable de palper la vie d’ici, tout engoncé dans son habit de gestionnaire… quand une mairie cherche à faire rentrer de force un lieu, des gens et leur autonomie dans des cases bien préparées par eux, nous demandant dans un dernier acte de mansuétude de partir pour mieux parler après (la médiation)… Alors on a résisté, se préparant depuis le 9 juin, à l’inacceptable… résister pour visibiliser les limites et les choix politiques de la mairie de grenoble… résister pour que cette fin annoncée nous appartienne jusqu’au bout… résister parce que c’est devenu tellement illégitime dans notre société de résister… et enfin barricader pour vous laisser le temps d’arriver, pour que la destruction ne se fasse pas dans le silence… ce barricadage et cette période ont mis à rude épreuve notre collectif… heureusement qu’il y eu la construction de la mezzanine dans la rue, tout en bois avec les voitures qui passent en dessous… heureusement qu’il y eu des rencontres à l’ombre du jardin du Chapitonom… et heureusement qu’il y avaient vos visages quand on nous a descendu de nos toits où nous étions perchés… je n’ai pas pu parler tellement j’étais perdu… mais combien c’était bon de vous voir, de vous entendre… tellement ça a dû être dur pour vous,de rester bloqués, impuissants derriere des barrieres de crs… merci d’être venus, merci d’avoir crié et d’être restés autant d’heures… merci pour les messages sur internet, pour les propositions de prêt de cave auxquelles nous n’avons jamais répondu… merci merci…
Nous avons, pendant 4 ans, chercher à construire, en plein Grenoble, un lieu d’expérimentations, un lieu de jeu, un lieu de vie, loin de toute idées dogmatiques… c’est ce lieu qui s’est éteint mardi, mais nos envies, elles, restent – bien quelque peu chahutées ces derniers jours… alors, à bientôt pour de nouvelles aventures… mais pour l’instant reposons nous et digérons ce qui vient d’arriver…

Cyril de feu les 400 couverts

Grenoble: Des squats expulsés pour une ville aseptisée

Communiqué de squatteur-euse-s suite aux expulsions des 400 couverts et de la Kanaille :

DES SQUATS EXPULSES POUR UNE VILLE ASEPTISEE

Le mardi 2 août 2005, la mairie socialiste de Grenoble a fait un grand pas dans sa politique d’éradication des squats « politiques » de la ville. En effet plus de 200 policiers et gendarmes ont été réquisitionnés pour mettre fin aux aventures des squats des 400 couverts (cinq maisons squattées depuis presque 4 ans, un domicile pour 24 personnes et un espace d’activité pour une cinquantaine d’associations grenobloises, un lieu public où se sont déroulées des centaines d’activités et d’expériences militantes et alternatives sans profits ni subventions) et de la Kanaille (grand hôtel squatté depuis 3 mois avec restaurant à prix libre, projections hebdomadaires, infokiosques et permanences juridiques sur les squats et les problèmes de logement). Read More

Grenoble: Expulsion simultanée des 400 couverts et de la Kanaille

Engagées vers 13h20, les expulsions simultanées de deux grands squats d’activité grenoblois se sont déroulées dans un climat de tension prévisible. L’expulsion de la Kanaille (26 rue des Bergers) s’est terminée vers 16h, celle des 400 couverts (traverse des 400 couverts) vers 16h45. Ces expulsions n’auraient pas pu avoir lieu sans la collaboration directe des pompiers avec la police. En effet, ce sont des nacelles portées par des camions de pompiers qui ont permis d’aller chercher les squatteureuses sur les toits. Merci les pompiers collabos ! Quelques arrestations ont eu lieu sur le cours Berriat, non loin des 400 couverts, mais suite à des délits inexistants donc bien que nous n’ayons pas la certitude que tout le monde a bien été relaché, nous pensons que cela devrait être le cas (plus d’infos là dessus plus tard).

Tout le monde s’est rassemblée au croisement rue des 400 couverts / cours Berriat, de la musique sortant d’un appart’ du cours Berriat, c’était chouette (quand je suis arrivé, la chanson « Ainsi squattent-ils » de Bérurier Noir tournait, c’était génial). Ensuite, un peu plus d’une centaine de personnes sont parties en manif sauvage à travers les rues de Grenoble, tandis que d’autres partaient se reposer un peu. La manif a bloqué de nombreux croisements de rues (cours Berriat / cours Jean Jaurès, rue Lesdiguières / Boulevard Gambetta, Place Gustave Rivet, Boulevard Maréchal Joffre, Place Pasteur, rue Jean Bistési / Boulevard Maréchal Lyautey, etc.). Quelques poubelles ont été renversées, des barrières de chantier et autres mobiliers urbains déplacées sur les rues pour les bloquer. Des slogans étaient sans arrêt clamés (« Non non non aux expulsions » en boucle, ou « Non aux expulsions, Grève des loyers, Insurrection », ainsi que le devenu classique depuis la lutte autour du parc Mistral « Ni Destot ni Carignon, autogestion » ou encore « La mairie expulse, expulsons la mairie », etc.) et des manifestant-e-s expliquaient aux passant-e-s les raisons de cette déambulation coléreuse. La manif a fait demi-tour au niveau de la mairie, où de nombreux flics attendaient… Des flics étaient également postés devant la GEG (Gaz et Electricité de Grenoble, connue pour ses refus de mettre le jus aux squats) place Vaucanson, où les manifestant-e-s n’ont pas manqué de redoubler vocalement leur colère. Passée dans les rues du centre-ville, la manif s’est dispersée au jardin de ville (là où y’a le Cabaret Frappé vous savez…).

De nombreux et nombreuses squatteur-euse-s sont donc actuellement à la rue, la paix n’est pas vraiment dans leur esprit, il y a donc des chances / risques que d’autres actions visant à troubler la paix sociale aient lieu ces jours-ci, ces semaines-ci, ces mois-ci…

En gros, on n’a pas fini d’entendre parler des squats à Grenoble !

Vive les 400 couverts, vive la Kanaille, vive les squats de la planète entière !

La propriété privée pourrit nos vies, pourrissons la propriété privée !

anonyme

Grenoble: Communiqué des 400 couverts en cours d’expulsion…

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA TRAVERSE OCCUPÉE DES 400 COUVERTS

LA TRAVERSE OCCUPÉE DES 400 COUVERTS EST EN TRAIN D’ÊTRE EXPULSÉE PAR LES FORCES DE L’ORDRE ET RÉSISTE… Read More

Grenoble: Un Gilberto Gil chelou contre toutes les expulsions…

Le 5 juillet 2005, un concert mégalo a été organisé au parc Mistral par la ville de Grenoble (notamment pour inaugurer son festival chéri du Cabaret Frappé, enfin pour montrer comme elle est une ville culturelle sympa, quoi). Gilberto Gil y jouait, du haut de son statut de Ministre de la Culture du gouvernement Lula (depuis 2003)…

Quelques jours avant le concert, des détournements ont « fleuri » (ouais ça fleurit de partout ces temps-ci, Grenoble ville fleurie ?) sur des panneaux publicitaires à travers la ville.

En voici quelques images :


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Grenoble: Les squatteur-euse-s des 400 couverts répondent à la proposition de médiation de la mairie Grenoble

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15 JUILLET 2005

LES SQUATTERS DES 400 RÉPONDENT À LA PROPOSITION DE MÉDIATION DE LA MAIRIE DE GRENOBLE

Contact : collectif des 400 couverts
4, 6, 8, 8bis, 9, 10 traverse des 400 couverts – 38 000 Grenoble
mail : 400crew [at] free [point] fr
contact : 06 87 02 58 44

Dossier de presse
Site web
Photos

Après avoir demandé le concours de la force publique pour expulser les squatters des 400 couverts, la mairie de Grenoble nomme un médiateur pour les convaincre d’abandonner les lieux sans mots-dire et avec le sourire. Read More

Grenoble: Opération « Sauver René »

Alors que la médiation (voir article « Médiation : piège à cons » sur Indymedia-Grenoble) se déroulait, vers 17h13 [ce 15 juillet 2005], SquatWoman est intervenue en distribuant le texte ci-après aux quelques personnes présentes, non pas pour sauver les squats, qui se débrouillent bien sans elle, a-t-elle déclaré, mais pour tenter de sauver René. J’ai pu en attraper un exemplaire alors qu’elle s’envolait sur sa squatcyclette. Read More

Grenoble: Traverse-party contre les expulsions, les 16 et 17 juillet 2005

Invitation pour quelques jours de convivialité, de constructions et d’actions

Les 400 couverts, c’est une rue du centre-ville de Grenoble, squattée depuis trois ans et demi, c’est le domicile de 24 personnes et un espace d’activité pour quelques dizaines de collectifs et associations grenobloises, des espaces publics où se sont déroulées des centaines d’activités et d’expériences militantes et alternatives sans profits ni subventions.

Depuis le 10 juin, les 400 couverts sont expulsables, mais déterminés à parer à toute intrusion policière.

D’autres squats grenoblois, d’autres locataires, sans-papier-e-s, nomades, militant-e-s sont menacé-e-s cet été par la Mairie, la Préfecture et leurs sbires (Actis)… alors résistons ensemble ! Read More