Bure (Meuse): parution de la brochure « Les Bure à cuire » n°1

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À Bure, nous ne nous laisserons pas interdire de territoire.

Suite à l’expulsion mouvementée du bois Lejuc en juillet 2016, Florent (alias Éric) avait été condamné, outre ses six mois de sursis, à deux ans d’interdiction de territoire. Ce lundi 27 mars, pour enrayer la mécanique de la répression, il transgresse publiquement la contrainte en franchissant symboliquement la frontière Haute-Marne – Meuse. Nous publions ici sa déclaration, suivie de quelques réflexions [et d’une brochure]. Read More

Interview du zine Désurbanisme

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Interview publiée en novembre 2014 dans le n°3 du zine dijonnais Less drugs More pills.

1 – Pourquoi est ce que tu as voulu rédiger ce fanzine à la main ?

Alors j’ai pas voulu le faire à l’ordinateur parce que j’ai voulu pouvoir le faire partout et tout le temps, j’avais pas un ordi avec moi et de le faire à la main c’était beaucoup plus simple. Et puis j’étais anti-industrielle, j’aimais pas les trucs technologiques, par principe. Et puis c’était pas nécessaire d’utiliser un ordi, mon zine allait être fait grâce à une photocopieuse, et c’était déjà bien. Read More

Grèce: émission de radio sur les centres de santé autogérés

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Il existe près de 50 centres de santé autogérés dans le pays, dont un certain nombre sont squattés. La plupart d’entre eux ont été créés pour faire face à la crise qui sévit depuis 2010. En avril 2015, Les Amis d’Orwell (Radio libertaire) sont allés à la rencontre de Marietta et Katerina, deux Grecques qui s’opposent à l’austérité imposée par l’Europe et participent à des initiatives dans le quartier d’Exarchia, à Athènes, temple des anarchistes depuis 1974.

Marietta milite à l’espace anarchiste autogéré Nosotros qui existe depuis 10 ans. Il a été impulsé par des anarchistes du quartier, souhaitant ouvrir un lieu de rencontre alternatif. Read More

Dijon: interview du squat féministe La Cyprine

Interview publiée en juin 2015 dans le n°4 du zine dijonnais Less drugs More pills.

Yo ! Une petite présentation ?

Tu es ce que tu manges, nous, on est la CYPRINE ! On est un crew de meufs qui vivent en non-mixité meufs-gouines-trans (MGT) dans une maison vegan antispéciste et non-chauffée.
Pourquoi ouvrir une maison non-mixte ? Parce qu’on ne trouve pas notre compte, même dans notre milieu, à Dijon. Au milieu de nos potes, en majorité mecs-cis normés on se sent carrément invisibilisé-e-s en tant que meufs, gouines et trans. On a ressenti le besoin de changer nos rapports aux mecs, pour ne plus devoir adopter des comportements virilistes et/ou assignés au genre masculin pour pouvoir exister et toujours dans une certaine mesure au risque de te faire réassigner à ta position de meuf dominée. On avait besoin de se sentir powerful au quotidien, avoir de la place sans devoir la prendre de force. Read More

Bagnolet (93): Le Collectif Baras est menacé d’expulsion imminente !

250 migrants vivent dans un squat à Bagnolet.
Leur expulsion est annoncée pour mardi 22 juillet.
Ils expliquent leur situation, les démarches qu’ils ont faites, les quelques soutiens dont ils bénéficient, ce qu’ils souhaitent.
Ces interviews ont été réalisées au squat du 124 avenue Gallieni, à Bagnolet, le dimanche 20 juillet, pour que tous les moyens soient mis en oeuvre afin d’éviter l’expulsion. Read More

Amsterdam: Le Kraakspreekuur, un service autogéré d’assistance au squat

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Entretien, traduit de l’anglais, avec Rogier du Kraakspreekuur de l’est et Maks du Kraakspreekuur étudiant, à Amsterdam (Wertheim Park, 28 juillet 2013). Par Y et Z, deux Français-es impliqué-e-s dans le mouvement squat parisien (les notes en italique entre crochets ont été ajoutées a posteriori par Y et Z).

Y & Z: Que signifie Kraakspreekuur (KSU) ? Savez-vous quand et comment les KSU sont nés, dans quel contexte ?

Maks: Ça veut dire Heure d’Assistance au Squat [en néerlandais le terme “squat” est traduit dès les années 1960 par “kraak” et au pluriel par “kraken” – litt.“casser”, “briser”, “cambrioler”]. Read More

Bagnolet (93): Rencontre avec quelques personnes du Transfo

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Le Transfo, lieu occupé depuis novembre 2012 est menacé d’expulsion. Mais c’est surtout un lieu de vie, d’activités et de rencontres. Entretien avec quelques personnes qui participent au lieu.


Le Transfo, espace occupé

« Le Transfo est un espace occupé depuis le 14 novembre 2012.

Ce lieu de près d’un hectare qui appartient à EDF est vide depuis plusieurs années. EDF est une sale entreprise qui rackette chaque foyer en vendant de l’énergie nucléaire qui nous empoisonne la vie. Elle spécule aussi sur l’immobilier. Read More

Paris: Le Safe, un squat artistique, féministe, écolo!

Safe, 35 rue Maurice Ripoche, 75014 Paris
coolectifdubonheur [at] yahoo [point] fr
https://coolectifdubonheur.wordpress.com/

Bègles (33): interview de deux membres du Rat Fist All

Lausanne: Rencontre avec le collectif „La Loc(A)motive“

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Nouvelle Info : Depuis le 8 avril 2013, la maison est en danger d’expulsion.
Les habitantEs ont décidé de ne pas partir volontairement et de lutter pour sauver cette maison et les projets qui y habitent. Soutiens-nous si tu peux. De nouvelles informations vont être publiées sous peu.

Contrainfo: Qu’est-ce que „La LOC(A)MOTIVE“?
LOC(A)MOTIVE: C’est un collectif composé par des personnes vivant dans la maison occupée du n° 1 chemin des Chasserons à Lausanne ainsi que les personnes qui s’investissent dans les activités sur place. Read More

La gentrification: une lutte de classes dans l’espace urbain?

Séminaire Marx au XXIe siècle, Samedi 12 novembre 2011.
Anne Clerval, La gentrification: une lutte de classes dans l’espace urbain?

Argentine : Expulsion de Sans-Toit, répression, piquete et résistance

Info parue sur Indymedia-Paris le vendredi 6 avril 2007:

Expulsion des 600 familles qui occupaient des terres dans la banlieue de Buenos Aires (section FOB)

Les occupants ont violemment été expulsés au petit matin du 3 avril par 1 500 policiers et gendarmes. Ensuite ils ont coupé le pont Alsina qui unit la province de Buenos Aires à la capitale avant d’être refoulés par la police. Read More

Grenoble: Retour sur l’expérience des 400 couverts (interviews datant de 2005)

La Traverse des 400 couverts était une ruelle squattée. Un endroit que j’adorais, et ça faisait un moment que j’avais envie d’interviewer ses habitant/e/s pour faire connaître ce qu’illes faisaient et racontaient. Finalement, quand l’occasion s’est présentée de faire cette interview, ils et elles étaient expulsables, c’était donc un contexte assez particulier. Nous avons mené cette interview au bistro, avec Xavier, et questionné Julie et Alain, puis Aude, habitantes ou participant aux activités du lieu. Interview menée en direct live parce que la discussion me semblait une forme plus intéressante. Ça donne une interview trèèès longue, j’en ai coupé ou résumé des petits passages, mais sinon je l’ai laissée en grande partie telle qu’elle, parce que tout m’y semble intéressant, plein de détails, d’histoires, de points de vue variés… Bref, je trouve que c’est un document intéressant sur l’histoire d’une expérience géniale, même si c’est longuet…
Les 400 Couverts, ainsi qu’un autre squat tout proche, la Kanaille, ont été expulsés une semaine après qu’on ait fait cette interview, le 2 août 2005, avec pas moins de 250 flics, qui ont mis environ quatre heures à descendre tout le monde des toits et autres lieux de refuge… Une manifestation spontanée à suivi, les grands axes de la ville ont été bloqués et des tags de protestation ont redécoré la ville. C’était impressionant et émouvant à souhait. Ces aventures ne sont heureusement pas finies…

Elsa

PS : les propos ci-dessous ne reflètent que des points de vue personnels, ne représentent en rien la pensée d’un groupe : les 400 couverts, c’était des dizaines de personnes aux points de vue et vécus variés !
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Turin: Interview d’un habitant du Barrochio

Torino squat !
(Eté 2005)

Victime d’agressions fascistes et d’une énorme répression policière, le mouvement squat turinois n’a pas pour autant baissé les bras. Interview d’un habitant du Barrocchio, un des centres sociaux occupés qui se bouge le plus dans la ville.

Présentation de votre maison :

Le Barrocchio est un squat illégal d’anarchistes qui a maintenant 13 ans, on s’y est fait expulser 3 fois depuis l’ouverture mais on y est à chaque fois revenu plus décidé qu’avant. Tous les dimanches soirs on fait « la bella vita », un repas où on invite tous nos potes pour manger des pizzas cuites dans notre four à pain, chacun ramène ce qu’il veut et le partage avec les autres.
Le jeudi on fait une bouffe ouverte du type auberge espagnole. Ça nous arrive aussi de faire des projections gratuites, des débats et des fêtes de temps en temps. Read More

Paris: Entretien avec « Stéphane » sur la mouvance autonome de la fin des années 1970 / début des années 1980

L’interview ci-dessous a été utilisée (et publiée en annexe) pour le mémoire de maîtrise de Sébastien Schifres « La mouvance autonome en France de 1976 à 1984 » (Université Paris X, Nanterre, Histoire contemporaine et socilogie politique, 2004).

Le mémoire en question est disponible en intégralité sur http://sebastien.schifres.free.fr
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ENTRETIEN AVEC STEPHANE
(pseudonyme, 29/01/2004)

Stéphane n’avait que 16 ans en 1977. On peut donc dire qu’il fait partie de la seconde génération du mouvement autonome. Cependant, son témoignage permet d’illustrer l’apparition de premiers groupes autonomes dès 1975. Ces groupes de collégiens ne se réclament pas encore de l’Autonomie mais ils en ont déjà toutes les caractéristiques. Stéphane participe réellement au mouvement parisien à partir de 1978. Il ne se réclame alors d’aucune idéologie. Cependant, de par ses références théoriques, Stéphane se rapproche de l’ultra-gauche et des courants post-situationnistes qui participent à la mouvance autonome comme les « Fossoyeurs du Vieux Monde ». Le témoignage de Stéphane est aussi intéressant pour sa description des squats autonomes parisiens.

A partir de quand as-tu commencé à faire de la politique ? Read More

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