Lausanne: Rencontre avec le collectif „La Loc(A)motive“

Nouvelle Info : Depuis le 8 avril 2013, la maison est en danger d’expulsion.
Les habitantEs ont décidé de ne pas partir volontairement et de lutter pour sauver cette maison et les projets qui y habitent. Soutiens-nous si tu peux. De nouvelles informations vont être publiées sous peu.

Contrainfo: Qu’est-ce que „La LOC(A)MOTIVE“?
LOC(A)MOTIVE: C’est un collectif composé par des personnes vivant dans la maison occupée du n° 1 chemin des Chasserons à Lausanne ainsi que les personnes qui s’investissent dans les activités sur place. Read More

La gentrification: une lutte de classes dans l’espace urbain?

Séminaire Marx au XXIe siècle, Samedi 12 novembre 2011.
Anne Clerval, La gentrification: une lutte de classes dans l’espace urbain?

Argentine : Expulsion de Sans-Toit, répression, piquete et résistance

Info parue sur Indymedia-Paris le vendredi 6 avril 2007:

Expulsion des 600 familles qui occupaient des terres dans la banlieue de Buenos Aires (section FOB)

Les occupants ont violemment été expulsés au petit matin du 3 avril par 1 500 policiers et gendarmes. Ensuite ils ont coupé le pont Alsina qui unit la province de Buenos Aires à la capitale avant d’être refoulés par la police. Read More

Grenoble: Retour sur l’expérience des 400 couverts (interviews datant de 2005)

La Traverse des 400 couverts était une ruelle squattée. Un endroit que j’adorais, et ça faisait un moment que j’avais envie d’interviewer ses habitant/e/s pour faire connaître ce qu’illes faisaient et racontaient. Finalement, quand l’occasion s’est présentée de faire cette interview, ils et elles étaient expulsables, c’était donc un contexte assez particulier. Nous avons mené cette interview au bistro, avec Xavier, et questionné Julie et Alain, puis Aude, habitantes ou participant aux activités du lieu. Interview menée en direct live parce que la discussion me semblait une forme plus intéressante. Ça donne une interview trèèès longue, j’en ai coupé ou résumé des petits passages, mais sinon je l’ai laissée en grande partie telle qu’elle, parce que tout m’y semble intéressant, plein de détails, d’histoires, de points de vue variés… Bref, je trouve que c’est un document intéressant sur l’histoire d’une expérience géniale, même si c’est longuet…
Les 400 Couverts, ainsi qu’un autre squat tout proche, la Kanaille, ont été expulsés une semaine après qu’on ait fait cette interview, le 2 août 2005, avec pas moins de 250 flics, qui ont mis environ quatre heures à descendre tout le monde des toits et autres lieux de refuge… Une manifestation spontanée à suivi, les grands axes de la ville ont été bloqués et des tags de protestation ont redécoré la ville. C’était impressionant et émouvant à souhait. Ces aventures ne sont heureusement pas finies…

Elsa

PS : les propos ci-dessous ne reflètent que des points de vue personnels, ne représentent en rien la pensée d’un groupe : les 400 couverts, c’était des dizaines de personnes aux points de vue et vécus variés !
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Turin: Interview d’un habitant du Barrochio

Torino squat !
(Eté 2005)

Victime d’agressions fascistes et d’une énorme répression policière, le mouvement squat turinois n’a pas pour autant baissé les bras. Interview d’un habitant du Barrocchio, un des centres sociaux occupés qui se bouge le plus dans la ville.

Présentation de votre maison :

Le Barrocchio est un squat illégal d’anarchistes qui a maintenant 13 ans, on s’y est fait expulser 3 fois depuis l’ouverture mais on y est à chaque fois revenu plus décidé qu’avant. Tous les dimanches soirs on fait « la bella vita », un repas où on invite tous nos potes pour manger des pizzas cuites dans notre four à pain, chacun ramène ce qu’il veut et le partage avec les autres.
Le jeudi on fait une bouffe ouverte du type auberge espagnole. Ça nous arrive aussi de faire des projections gratuites, des débats et des fêtes de temps en temps. Read More

Paris: Entretien avec « Stéphane » sur la mouvance autonome de la fin des années 1970 / début des années 1980

L’interview ci-dessous a été utilisée (et publiée en annexe) pour le mémoire de maîtrise de Sébastien Schifres « La mouvance autonome en France de 1976 à 1984 » (Université Paris X, Nanterre, Histoire contemporaine et socilogie politique, 2004).

Le mémoire en question est disponible en intégralité sur http://sebastien.schifres.free.fr
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ENTRETIEN AVEC STEPHANE
(pseudonyme, 29/01/2004)

Stéphane n’avait que 16 ans en 1977. On peut donc dire qu’il fait partie de la seconde génération du mouvement autonome. Cependant, son témoignage permet d’illustrer l’apparition de premiers groupes autonomes dès 1975. Ces groupes de collégiens ne se réclament pas encore de l’Autonomie mais ils en ont déjà toutes les caractéristiques. Stéphane participe réellement au mouvement parisien à partir de 1978. Il ne se réclame alors d’aucune idéologie. Cependant, de par ses références théoriques, Stéphane se rapproche de l’ultra-gauche et des courants post-situationnistes qui participent à la mouvance autonome comme les « Fossoyeurs du Vieux Monde ». Le témoignage de Stéphane est aussi intéressant pour sa description des squats autonomes parisiens.

A partir de quand as-tu commencé à faire de la politique ? Read More

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Paris: Entretien avec « Bruno » sur la mouvance autonome de la fin des années 1970 / début des années 1980

L’interview ci-dessous a été utilisée (et publiée en annexe) pour le mémoire de maîtrise de Sébastien Schifres « La mouvance autonome en France de 1976 à 1984 » (Université Paris X, Nanterre, Histoire contemporaine et socilogie politique, 2004).

Le mémoire en question est disponible en intégralité sur http://sebastien.schifres.free.fr/
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ENTRETIEN AVEC BRUNO
(pseudonyme, 16/04/2002)

Bruno est arrivé dans la mouvance autonome fin 1978, au moment où celle-ci va s’écrouler. Il est alors âgé de 14 ans et vit chez ses parents en banlieue parisienne. Son père est lui-même un communiste d’extrême gauche. Bruno, lui, se définit à ce moment là comme un autonome inorganisé. Bruno est donc bien représentatif de cette seconde génération d’autonomes, celle des années 80. Il participe activement en mai 1980 à l’organisation des émeutes qui se déroulent autour de l’université de Jussieu. Il est aussi présent à Chooz, dans les Ardennes, en 1982. Son témoignage est particulièrement intéressant pour sa description du mode vie des squatters du 20e arrondissement de Paris.

BRUNO : Dans la fin des années 70, il y a une politisation générale. Dans tous les lycées, il y a des comités de lutte, il y a des grèves, tout le temps : même les gens qui ne veulent pas s’impliquer se retrouvent impliqués là-dedans. Il y a un niveau de politisation bien plus fort que maintenant. Quand je suis arrivé au lycée, quinze jours après, c’était la grève : on se mettait pas en grève pour des gommes et des crayons. Read More

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Bordeaux : occupation de l’ancienne Bourse du travail par la CNT – interview

Quelques infos ont été envoyées au sujet d’un squat à Bordeaux. Voici un message envoyé par <cnt [point] ait [at] wanadoo [point] fr> sur A-infos le 1er mars 2002:

Les compagnons du syndicat CNT-AIT de Bordeaux occupent la vielle Bourse du Travail depuis bientôt deux mois. Ils ont besoins d’un soutien actif !

Ci dessous, une interview passée dans le Combat Syndicaliste, journal de la CNT AIT

10 janvier 2002, 6 heures du matin. Un groupe de militants reprend possession d’un bâtiment laissé à l’abandon en plein centre de Bordeaux : la vieille bourse du travail, sise 42 rue de Lalande.
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Dijon: Interview du squat Pamplemousse

Ci dessous, de larges extraits d’une interview du squat dijonnais PAMPLEMOUSSE (août 2001), parue dans un fanzine :

* Première question habituelle ; pouvez-vous présenter et donner un petit « historique » du squat ? Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à ouvrir le Pamplemousse ?

Grenade : La Pamplemousse (pamplemousse est indifféremment masculin ou féminin, le saviez-vous ?) est située au 18, rue du Midi, à Dijon. 03 80 48 01 14, c’est notre téléphone ; pamplemousse [at] squat [point] net, c’est notre e-mail. Nous avons ouvert le Pamplemousse au début du mois d’octobre 2000. En ouvrant à six garçons, nous voulions tout particulièrement travailler ensemble sur nos comportements liés à notre « masculinité », entretenir des rapports différents de ceux que vivent les garçons en groupe. Nous avions cette volonté en commun, mais pour le moment, on ne peut pas dire que l’expérience ait été extrêmement fructueuse à ce niveau-là… Ce qui ne signifie pas non plus qu’on n’en ait plus rien à faire, disons que la communication entre nous n’est pas toujours des plus aisées et que le travail collectif initialement prévu n’a finalement pas été formalisé.
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