Euskal Jai est le célèbre squat dans le vieux quartier de Pamplona, où durant ces 10 dernières années un grand nombre de projets ont pu être réalisés. 16 août 2004 : Tôt dans la journée, 3 différentes forces de polices arrivent devant la porte du squat avec un engin de démolition et s’attaquent à la porte principale. Plus de 50 personnes résistent à l’intérieur. Plusieurs engins de démolition sont dans la rue. Certaines personnes se couchent devant pour empêcher les engins d’arriver au squat et la police charge. D’autres gens protestent contre l’expulsion, la police répond avec des balles en caoutchouc et des arrestations. Après la destruction de la porte, la démolition commence alors qu’il y a toujours des personnes à l’intérieur du bâtiment. Il n’y a aucun mandat légal pour la destruction du squat. [la suite...]
Angers: Des nouvelles du squat et du potager collectif occupé d’Angers
Comme vous le savez peut-être, un squat d’habitation et d’activité a été ouvert début juin à angers dans le quartier de la doutre, une grande maison bourgeoise qui a été installée peu à peu avec des apéros et bouffe avec le voisinage, la mise en place d’un infokiosque et d’une zone de gratuité, des spectacles et divers autres projets d’activités.
La dynamique d’ouverture faisait suite à la réappropriation d’un grand espace en friche dans le quartier de la Doutre afin d’y faire un potager collectif. L’occupation du terrain et le démarrage du potager était survenue dans le cadre d’une manifestation de guerilla jardinière où divers endroits de la ville s’était vu enrichis de légumes, et où l’occupation permanente d’un terrain concrétisait l’envie de s’implanter à plus long terme dans un quartier et d’y développer des rencontres et activités autour du potager. [la suite...]
Dijon: Activités prochaines aux Tanneries
| Dijon: Activités prochaines aux Tanneries |
Bonjour,
Nouvelle liste d’activités à l’Espace Autogéré des Tanneries, après 2 mois de break estival revendiqué
Bonne lecture,
0tt0 ReduX
:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:+:++:+:+:+:+:+:+:+:+:+:
: – Programme Concerts et Autres Régalades aux Tanneries –
+ : :+:+:+ +:+:+:+:+:+| Sep / Oct 04 |+:+:+:+:
SS°
S° Les “?” indiquent des groupes non confirmés susceptibles de changer…
S
————————————————————————
Vendredi 03 Septembre [21h/4 EUR] :
————————————————————————
Los Tres Puntos (Ska Punk / Paris) + Ya Basta (Ska Punk / Paris) + Shiver Effect (HC / Paris) – [Maloka]
—> Los Tres Puntos: http://l3p.free.fr/
—> Ya Basta: http://yabasta.ska.free.fr/
————————————————————————
Samedi 11 Septembre [21h/4 EUR] :
————————————————————————
NOM (Cabaret Punk Cinglé / Russie) + Usual Suspects (Ska Punk / Belgique) + Far To Close (Punk/HC / Belgique) – [Maloka]
—> NOM: http://www.nomzhir.spb.ru/
—> Usual Suspects: http://www.geocities.com/usualsixpacks/
—> Far To Close: http://www.fartoclose.tk/
————————————————————————
Samedi 25 Septembre [21h/4 EUR] :
————————————————————————
Piloophaz (Dark Hip Hop / St-E) + Calavera (Polit Hip Hop / Montceau) + Hasta Siempre (Hip Hop)
—> Piloophaz: http://www.skyzominus.fr.st/
————————————————————————
Samedi 02 Octobre [21h/4 EUR] :
————————————————————————
Wlochaty (@Punk / Pologne) + Assöm (Punk/Crust / Dijon-Troyes) + La Fraction (Punk / Paris) ? – [Maloka]
—> Wlochaty: http://www.wlochaty.com/wlochaty/
————————— Plus d’Infos —————————–
Maloka | http://malokadistro.com
Print | http://print.squat.net
—————————– Prévisions —————————–
Vendredi 08 Octobre [21h/4 EUR] :
Les Vieilles Salopes (Punk / Paris) + Guerilla Poubelle
—> Les Vieilles Salopes: http://www.lesvieillessalopes.com
—> Guerilla Poubelle: http://guerilla-poubelle.propagande.org
Samedi 27 Novembre [21h/4 EUR] :
Oi Polloi (@Punk / Ecosse)
——————— Tant que l’argent existe… ——————–
Les Tanneries faisant le choix de l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs en place et des logiques de profit, elles fonctionnent sans aucune subvention, par l’autofinancement, le bénévolat et la passion. La participation financière qui vous est parfois demandée lors d’un événement doit donc permettre de rembourser les frais des intervant-e-s et les frais de fonctionnement du lieu (travaux, électricité, assurances…).
—————————— Au fait… —————————-
Les comportements sexistes, racistes, homophobes ne sont pas les bienvenus, qu’ils soient exprimés au travers de menaces, d’agressions physiques ou verbales, de pseudo-”blagues”, de danses violentes, ou autres !
———————— No Dogs No Masters ! ———————–
N’amène pas ton chien, le bruit (surtout lors des concerts) ne peut que lui faire du mal. Si tu te préoccupes un tant soit peu de sa santé, penses-y. Les Tanneries sont situées près d’un boulevard en sortie de périph’, les voitures roulent très vite et nous voyons trop souvent des chiens errer pendant que leur ami-e regarde les groupes. Nous ne pouvons pas assurer un dog-sitting toute la soirée… Une raison de plus de le laisser à la maison !
+:+:+: °SSS L’Espace Autogéré des Tanneries
°SS 15/17 Bd de Chicago | Dijon
°S Tel | 03 80 666 481
S Email : tanneries [at] squat [dot] net
!
Otto Redux
Louvain-la-Neuve: Alerte rouge à la Ferme du Biéreau
| Louvain-la-Neuve: Alerte rouge à la Ferme du Biéreau |
- – - ALERTE ROUGE à la Ferme du Biéreau – - -
Amis, amies,
Ce vendredi 27.08.04 en fin d’après-midi, nous avons reçu la visite d’un huissier de justice et de trois policiers qui venaient nous faire savoir que nous étions désormais expulsables à tout moment en vertu d’une procédure unilatérale en extrême urgence jugée à Nivelles le 20.08.
Nous ne comptons pas partir aussi facilement qu’ils l’espèrent mais nous avons aussi besoin de vous !!!
Ce samedi 28.08 nous nous réunissons entre membres de l’asbl.
Dimanche à 14.00 nous convoquons tous nos sympathisants en vie de la création de l’association de fait “Amais du Biéreau”.
Dimanche soir il y aura des concerts, des films, des mix, toute la nuit durant.
Lundi matin, avec vous nous l’espérons, nous serons prêts au pire…
N’hésitez-pas à vous mobiliser, à nous contacter, à nous rejoindre si ce lieu & ce projet comptent pour vous !!
ph!L, Ferme du Biéreau
———————————————————————–
Chers amis, Cher public,
Au moment où vous lisez ce mot, une institution de Louvain-la-Neuve, LA FERME DU BIEREAU, EST TRES GRAVEMENT MENACEE. Les lieux abritent une communauté d’habitants et d’étudiants depuis 1972, c’est à dire depuis le tout début de l’histoire de cette ville. La Ferme c’est aujourd’hui une association qui organise, de manière passionnée et entièrement bénévole, à peu près 150 événements culturels et citoyens par an: projection de films, concerts intimistes… Pour le bien de la communauté, dans une volonté d’ouverture, réagissant sans démagogie ni élitisme contre un paysage culturel pas assez riche et aventureux à nos yeux.
Depuis deux ans, le nouveau propriétaire, la Ville d’Ottignies-LLN, nous signifie sa volonté de nous voir quitter les lieux; il fallut fin 2003 l’intervention de la Justice pour faire valoir nos droits légaux et légitimes. Grâce à un soutien important (une pétition de 2000 signatures), nous étions parvenus à faire entendre que nous n’avions aucune visée monopolistique sur le bâtiment et que nous désirions dialoguer en termes de projets communs et de partage d’espaces. Or, la Ville est revenue sur sa parole dès l’expiration de notre bail et nous signifie une expulsion assistée de police et huissier (« COMMANDEMENT DE PAYER ET DE DEGUERPIR » – SIC!). Concrètement, en guise de remerciement pour l’incalculable nombre d’heures passées au développement culturel de notre ville, nous sommes dès ce jour susceptibles d’être mis à la porte. Comme des profiteurs ou des criminels (notre plus « impardonnable forfait »: le rechaulage des murs de la ferme!).
Par delà des questions simples du genre: « Où allons-nous habiter? » « Que faire de nos meubles? » « Vont-ils respecter des objets anodins pour eux mais précieux pour nous? » , il y a une question que tout citoyen est en droit de se poser : QUE VA-T-IL SE PASSER SI LE BÂTIMENT EST VIDE? Par quoi remplaceront-ils une association qui assure l’entretien, l’animation et la sécurité d’un bâtiment dont le mode de fonctionnement communautaire est fondateur de ce qu’est LLN?
Si vous êtes sensible à ce qui nous arrive, et que VOUS POUVEZ AGIR ou faire pression de quelque manière que ce soit, faites-nous le savoir et passez CE DIMANCHE 29/08, à partir de 14h, pour nous soutenir, ou en soirée pour partager un film et quelques concerts (que nous n’espérons pas les derniers).
MERCI!!!
L’équipe de la ferme du Bièreau
3 scavée du Biéreau
1348 Louvain-la-Neuve (Belgique)
010.45.01.44
www.fermedubiereau.be.tf
fermedubiereau [at] yahoo [dot] fr
Ferme du Biéreau
Lille : Communiqué de presse suite à l’expulsion du Brankard
| Lille : Communiqué de presse suite à l’expulsion du Brankard |
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le vendredi 13 août 04,vers 6h30,le squat le brankard a été vidé de ses occupant-es par une grosse délégation de la police régionale. Habité depuis septembre 03, ce bâtiment appartenant à la Mairie de Lille et inoccupé depuis 2 ans était devenu vivant par le rassemblement de quelques squatteur-ses. Outre le besoin de se loger, il nous paraissait important de créer un lieu de d’activités diverses et variées dans le but de développer des pratiques et des fonctionnements en dehors de la logique marchande. Nous ne sommes pas choqués par cette expulsion demandée par une mairie de Gôche : nous savons depuis longtemps que la social-démocratie n’est qu’un système de gestion du capitalisme. Il lui fallait donc assurer la défense de la sacro-sainte propriété privée, pierre angulaire de ce système. Par ce communiqué nous voulons rappeler les raisons de notre acharnement à développer les squats depuis 95 et ce sans aucunes compromissions. Ce bâtiment comme tant d’autres à Moulins et ailleurs était la cible des différents promoteurs immobiliers avides d’investir dans un quartier en pleine mutation depuis l’arrivée de la fac de droit. Il est plus intéressant de construire pour les étudiants qui constituent un potentiel économique non négligeable plutôt que de s’occuper des prolétaires vivant ici depuis longtemps. En pleine année 2004, cette expulsion ne nous étonne guère. La capitale culturelle européenne ne pouvait se permettre d’abriter de façon trop visible des sauvageons qui mettaient en évidence ses contradictions. Lille 2004 n’est qu’un paravent dont l’objet inavoué est l’utilisation d’un événement médiatique destiné a attiré les investisseurs économiques en leur montrant le coté financier attractif de la ville. Lille n’ayant pas eu ses JO, il fallait donc trouver autre chose. Rien à foutre de laisser tout un pan de la population sur le carreau, l’important est de voir Lille désormais inscrite sur la liste des tours-opérateurs américains ! ! Le prix des loyers explose, il n’est plus possible de compter louer un appartement dans le privé sans avoir un salaire de cadre. Ce qui permet aux nombreux marchands de sommeil de louer des taudis en toute légalité. Quant au logement social, combien de temps faut il attendre pour obtenir un logement dans une de ses grandes barres de béton ? A combien remonte le nombre de maisons vides sur la métropole pour la plupart volontairement laissées à l’abandon afin de mieux spéculer dessus ? Le Brankard, comme le tipy et tant d’autres à leur époque, n’est qu’un moyen de pointer le doigt sur les aberrations de ce système et montrer par la pratique qu’il est possible et nécessaire de développer des alternatives afin d’apporter notre contribution à la destruction de ce vieux monde. Que la Mairie et autres promoteurs se rassurent, ce n’est pas cette expulsion qui nous fera reculer : un squat expulsé, 10 ouverts !
–
Pour plus d’infos, http://lille.squat.net
Des squatteurs et squatteuses en lutte
Londres : Le squat “Use your leaf” menacé d’expulsion
| Londres : Le squat “Use your leaf” menacé d’expulsion |
Le squat “Use your leaf” est occupé depuis deux ans et demi. Le batiment, une vieille boulangerie située au 227 Deptford High Street, était vide depuis 8 ans et en ruine avant que nous l’occupions et que nous le restaurions. Nous avons un café le vendredi soir et beaucoup d’autres activités, parmi lesquelles un groupe d’histoire locale et occasionnellement des soirées cinema ou concert . Quand nous avons projeté “Farenheit 911″, les gens etait si emballé-e-s qu’illes se tenaient sur le trottoir en essayant de voir par la porte.
Use your leaf est un petit squat très sympathique qui propose de la nourriture pas chère ainsi qu’un espace de rencontre dans un quartier pauvre de Londres. Beaucoup de gens viennent voir ce qu’il s’y passe, et reviennent avec leurs ami-e-s. Nous avons eu beaucoup de soutiens de la part du quartier, maintenant qu’ils savent que nous sommes menacé-e-s d’expulsion.
Passez donc nous voir, nous vous offrirons une tasse de thé. Nous sommes ouvert-e-s :
Tous les vendredis soirs -> café ouvert à 20h
Samedi 21 août 2004 acoustic jam session à partir de 20h
Mardi 24 août soirée cinema, avec la projection de “La bataille d’Alger”
Tout le monde est le bienvenu !
Millie Kennedy
Romans : Le Daru est expulsable de façon imminente
Expulsion express à Romans
La communauté de communes du pays de Romans (ccpr) compte raser la maison, appelée maison du daru, située sur limpasse du même nom à Romans-sur-Isère (26). Pour cela, elle a décidé den expulser ses habitant-es. Aucun projet nest susceptible dêtre réalisé sur les décombres avant 4 ans. A long terme cest un projet de spéculation immobilière, dans le cadre de l’aggrandissement de la rocade qui est prévu. Le fait que ces ambitions ne soient pas en accord avec la volonté des riverains est une chose. [la suite...]
Pampelune : Expulsion violente de la okupa Euskal-Jai
Expulsion de la okupa Euskal-Jai a pampelune…
Je fais juste passer des URL, je ne peux pas trop en parler je n’y étais pas…
juste ultra violent…
destruction du batiment alors qu’il restait du monde dedans, et les voisins sont sortis sur les balcons en tapant des casseroles pour soutenir les occupants…
http://www.euskaljaigaztetxea.net/weblog/article.php3?id_article=79
http://www.euskaljaigaztetxea.net/weblog/article.php3?id_article=80
http://www.euskaljaigaztetxea.net/weblog/article.php3?id_article=78
http://www.euskaljaigaztetxea.net/weblog/article.php3?id_article=76
http://www.euskaljaigaztetxea.net/weblog/article.php3?id_article=75
et une video :
http://barcelona.indymedia.org/usermedia/video/9/desalojo1.mov
plus d’infos sur :
http://www.quesevayantodos.net
Nahuel
Grenoble : Un probable procès en vue contre les 400 couverts…
Vendredi 13: un huissier passe traverse des 400 Couverts
Un huissier est passé traverse des 400 Couverts le vendredi 13 août dans la matinée; il a plaisanté sur le fait qu’il vaudrait mieux qu’on parte avant de se retrouver sous des décombres et a relevé les noms des habitant-e-s sur les différentes boites aux lettres.
Ceci veut donc dire que la municipalité grenobloise intente une procédure contre nous et que d’ici une à deux semaines, nous devrions recevoir une convocation au tribunal.
La Mairie de Grenoble envoie des pelleteuses et des CRS dans un franc esprit de dialogue et de concertation…
N’hésitez pas à envoyer des lettres de soutien, à téléphoner à la mairie, à venir nous rencontrer et discuter, à faire circuler l’info, à coller des affiches…!!!
Toutes vos initiatives sont les bienvenues!!! Elles sont même plus que bienvenues, pour ne rien vous cacher…
400 crew
Italie : dernières nouvelles de la répression anti-anarchiste
Opération « Cervantes »
Le 27 juillet 2004, sur demande des procureurs romains du « pool anti-terroriste » Vitello, Capaldo et De Falco, le juge d’instruction Guglielmo Montoni a fait procéder à une centaine de perquisitions dans toute l’Italie sous le nom d’ « Opération Cervantes », aussi bien dans des habitations personnelles, celles de parents ou des squats.
L’enquête part de plusieurs actions explosives précises commises en 2003 dans la région de Rome-Viterbo contre le tribunal, une caserne de carabiniers, l’institut espagnol Cervantes et un commissariat. Plus largement, 34 personnes ont été mises sous enquête pour association subversive à finalité terroriste (articles 270 et 270bis).
Lille : Expulsion du Brankar
| Lille : Expulsion du Brankar |
Le gros squatt de Lille s’est fait expulser ce matin vers 6H30…
Les habitant-e-s ont par la suite été placé-e-s en garde à vue pendant 5 heures. Les affaires n’ont pas encore pu être récupérées, un chien attrapé au filet a été amené à la LPA. Il n’y a donc plus de salle de projection, plus de salle de concerts, plus de resto végétalien, plus d’infoshop, plus de salle de réunion, plus de salle de sport… et les habitant-e-s sont privé-e-s de lieu de vie. Mais ce n’est que partie remise : peu importe l’acharnement de la préfecture, une expulsion c’est 10 ouvertures en préparation…
La police elle se pavane, fière de cette opération menée en collaboration avec la mairie de Lille (propriétaire du batiment).
Rappel des faits :
– en octobre 2003 Le Brancard menacé d’expulsion ( http://squat.net/fr/news/lille151003.htmlet http://squat.net/fr/news/lille181003.html).
– fin octobre dernier, une première tentative avait échoué après une grosse résistance et malgré un grand déploiement de force de l’ordre… ( http://lille.indymedia.org/article.php3?id_article=3363, http://lille.indymedia.org/article.php3?id_article=3365et http://lille.indymedia.org/article.php3?id_article=3432).
Voir aussi http://lille.indymedia.org/article.php3?id_article=6570et http://lille.squat.net/.
Anonyme
Grenoble : La mairie se fout de la gueule des squats
La Ville de Grenoble se fout de la gueule des squats
Juillet 2004————–
La mairie sort le numéro 82 de son mensuel officiel, Les Nouvelles de Grenoble. Cherchez bien, il recèle un petit trésor dans ses pages culture :
“La vie collective ?
Tout un art !
Dans l’attente de la rénovation de son bâtiment prévue à partir de la rentrée, le Magasin -centre national d’art contemporain- a cessé d’exposer. Il poursuit néanmoins son activité en tant que maître d’ouvrage pour des événements hors les murs. Pour cet été, le CNAC a conçu une expo pour le Mamco, le musée d’art moderne et contemporain de Genève. “Aimer, travailler, exister : propositions communautaires dans l’après-1968″ rassemble une soixantaine d’oeuvres et de documents provenant d’une dizaine d’artistes et de collectionneurs américains, allemands, brésiliens et français. Le développement des communautés dans la société, telles que l’espace collectif de pensée et de travail, le partage de la convivialité ou encore le mode de gestion participatif au début des années 1970 y est dévoilé à travers installations, objets et autres documents photos ou vidéos. De quoi rappeler les expériences menées dans le laboratoire social qu’était Grenoble à cette même époque…” ( http://www.ville-grenoble.fr/grenoble/pdf/ndg/culture82.pdf)
Grenoble : Les 400 couverts sur la brèche
| Grenoble : Les 400 couverts sur la brèche |
Chaque jour, de 12h à 13h, il est possible de venir prendre les dernières informations sur les menaces d’expulsion du squat des 400 Couverts. C’est l’occasion de nous rencontrer, de mieux connaître la situation, de mettre en commun différentes idées pour lutter contre l’expulsion et la démolition.
Les dernières infos, c’est que la municipalité a prié la GEG de détruire notre réseau électrique, en vue de la démolition de presque tous les bâtiments de la traverse, qu’elle prétend vouloir commencer le 29 août. Il n’est évidemment pas question de se laisser faire !
(Au sujet de ce genre de dates, il faut à la fois les prendre au sérieux, à la fois savoir qu’elles sont finalement souvent repoussées, et qu’elles peuvent ne servir que d’effet d’annonce… restons vigilant-e-s ; informons-nous et luttons jusqu’au bout avant de colporter la rumeur “les 400 c’est fini !”)
La traverse des 400 Couverts, c’est entre le cours Berriat et l’avenue Alsace-Lorraine, vers l’arrêt de tram Alsace-Lorraine, pas loin de l’ANPE…
400 crew
Grenoble : Mai-juillet 2004, la mairie signe un permis de démolir sur la traverse des 400 couverts
| Grenoble : Mai-juillet 2004, la mairie signe un permis de démolir sur la traverse des 400 couverts |
La traverse des 400 Couverts, c’est une traverse entière occupée:
– 6 bâtiments squattés et réhabilités depuis 2 ans et demi
– le domicile d’une vingtaine de personnes et une vie collective quotidienne
– le Chapitonom, un lieu public fait maison, où plus de 2000 personnes différentes se sont croisées lors des 70 événements à prix libre organisés en deux ans (concerts, projections, lectures, pièces de théâtre, débats…).
– un four à pain en torchis (terre, paille, crottin de cheval), construit au printemps 2003 pour pouvoir faire du pain, des pizzas, des gratins au feu bois, et utilisé notamment pour les repas de quartier dans la traverse
– un atelier filtrage d’huile (qui nous sert pour expérimenter les moteurs à l’huile de tournesol)
– l’infokiosque (une bibliothèque de plus de 1000 livres, brochures, revues sur des questions politiques, intégrée dans un réseau francophone et dans le site http://infokiosques.net)
– une zone de gratuité (où chacun-e peut se servir de vêtements, objets, etc., et déposer ceux dont il/elle ne se sert pas)
– une yourte, tente mongole auto-construite d’habitat semi-nomade
– un jardin potager
– un compost à l’odeur contenue
– un toit végétal
– un square réaménagé, repeint, décoré de mosaïques
– un griottier, un abricotier, un pêcher plantés dans la rue
– un lieu de réunions et de stockage pour des collectifs et des associations (fraka, indymedia-grenoble, groupe autour de l’anti-psychiatrie, réseau huile de tournesol, distros iosk et zanzara athée…)
– des halles pour y stocker de la récup et des conserves maison
– une pharmacie axée sur la médecine alternative et les plantes médicinales
– une salle de répétition accueillant des ateliers danse, théâtre, boxe française et self-défense féministe
– un atelier informatique basé sur les logiciels libres (unix-gnu-linux) avec des échanges de savoirs
– un labo-photo
– un atelier de réparation vélos
– une cuisine collective permettant d’organiser des restos à prix libre
– ponctuellement, des ateliers vitrail, menuiserie, sérigraphie, poterie, couture, prise de vue… et réhabilitation des maisons (électricité, plomberie, charpente, maçonnerie, carrelage, chaux, et décorations les plus folles) !
Tous ces espaces et ces activités ont été réalisés avec les moyens du bord, sans subventions et pratiquement sans argent, hors des circuits marchands et institutionnels. Ils sont reliés entre eux par des échanges et des rencontres entre les personnes, habitantes ou participantes à ces activités, par un état d’esprit et des questionnements communs. A travers nos pratiques, nous voulons remettre en cause différents principes et systèmes, depuis ceux de la “consommation culturelle” jusqu’à ceux d’une société de profit, de compétition, de “croissance”… La vie de la traverse est rythmée par les glanages et bricolages, les recherches de rapports humains sans dominations, les réunions, les banquets sur nappe blanche, les liens ville-campagne, les discussions de fond, les moments de convivialité avec les voisin-e-s, la circulation des savoir-faire, la participation à des manifestations et des luttes sociales (notamment autour du logement, à travers le collectif Défends-toit)…
La municipalité de Grenoble, propriétaire, s’est toujours montrée soit indifférente, soit franchement hostile à ce qui se passait dans cette traverse : menaces de coupure d’eau, procès, destruction du toit d’une des maisons pour éviter qu’elle ne soit occupée… C’est le Dauphiné Libéré, à travers nombre d’articles, qui nous a “informé-e-s” de la démolition des bâtiments et de notre expulsion, prévues pour 2004, et censées laisser la place au projet immobilier de Grenoble Habitat, dont l’on vante injustement les mérites (voir ci-contre). La municipalité grenobloise ne nous a pas donné signe de vie depuis 2 ans : sa “politique du dialogue et de la concertation” se développe-t-elle par médias, huissiers et CRS interposés ?
Le projet de Grenoble Habitat ?
32 logements, dont une minorité de logements sociaux. La mairie se gargarise d’y inclure une “résidence pour personnes âgées”, argument porteur dans un quartier qui attend impatiemment une maison de retraite depuis la fermeture du foyer Pinal… Mais cette fameuse “résidence” ne correspond qu’à “l’aménagement de certains appartements” par l’installation de barres de soutien dans les sanitaires, de portes élargies et d’ascenseurs, comme l’a dit lui-même M. Buisge, gérant du projet pour Grenoble Habitat. Un dispositif d’aménagement qui, en somme, n’a rien d’extraordinaire, qui devrait même être bien plus répandu, afin de permettre aux personnes âgées ou handicapées d’avoir un éventail de choix de logements plus large que celui qu’on leur propose. La pâtine sociale du projet de Grenoble Habitat est donc bien maigre… et cache difficilement une pure et simple opération immobilière, sans doute juteuse dans ce quartier central, proche de la gare et d’Europole… Chaque mètre carré, ici comme ailleurs, doit être rentabilisé !
Nous voulons attirer l’attention sur ce qui risque de disparaître avec l’expulsion des 400 Couverts. Grenoble, dont la municipalité vante l’esprit d’avant-garde, le foisonnement culturel et tutti quanti, risque de perdre une expérience unique d’habitat collectif et autogéré, en plein centre-ville, intégrée depuis des années dans le quartier et dans un réseau d’associations à l’échelle locale et même régionale. La mairie dépense des millions dans sa Maison centrale de la Culture, pour faire de “l’animation” et du “divertissement”… mais réduit en gravats un espace de création, de tentatives, de réflexions, de rencontres, de solidarités, d’ébullition, de vie, qui ne lui coûte rien. Elle montre encore une fois, en menaçant notre collectif d’une quatrième expulsion en quatre ans, qu’elle ne veut laisser absolument aucune place, dans la ville, à ce genre de projets.
Est-ce ainsi qu’elle compte régler l’énorme “crise” du logement ?
Est-ce ainsi qu’elle contribuera à “créer du lien social” ?
Est-ce ainsi qu’elle encourage les “initiatives” constructives et créatrices des habitant-e-s de Grenoble ?
Que sacrifiera-t-elle encore pour “nettoyer”, contrôler et uniformiser la ville, pour attirer les investisseurs et la population rentable d’ingénieurs nano-technologues ?
Quels nouveaux simulacres de “concertation” inventera-t-elle pour donner un visage humain à ses expulsions et autres projets de prestige ?
Pourquoi ne pas imaginer que ce qui existe aujourd’hui, dans la traverse des 400 Couverts, puisse continuer à vivre ?
Il est possible de faire reculer la mairie. Soyons nombreux/ses et créatifs/ves… Que nous soyons venu-e-s habiter, faire du pain, danser, assister à des spectacles, débattre en petits groupes, choisir des vêtements gratuits dans la traverse des 400 Couverts, défendons-la ensemble, becs et ongles ! Les espaces d’autonomie et d’expérimentation sont inestimables, nous ne les laisserons pas détruire d’un trait de plume… N’hésitez pas à répandre la nouvelle autour de vous, à grossir l’arbre téléphonique, à venir nous rencontrer avec vos questions et vos idées, pour visiter les lieux et découvrir ce qui s’y passe… Vous pouvez également écrire des lettres de soutien et nous les faire parvenir. En clair, toutes vos initiatives sont les bienvenues.
Traverse des 400 Couverts,
près de la Gare, de l’ANPE et de l’arrêt de tram Alsace-Lorraine, entre le cours Berriat et l’avenue Alsace-Lorraine.
Pour nous contacter : chapitonom [at] no-log [dot] org
04.76.86.07.37 / 04.76.43.87.75
Pour en savoir plus sur les lieux et projets autogérés à Grenoble :
http://www.inventati.org/nebuleuse
Pour être tenu-e au courant des nouvelles des squats de Grenoble :
inscrivez-vous à la liste de diffusion grrrville [at] squat [dot] net, en lui écrivant.
Des squatteureuses des 400 couverts
St-Petersbourg (Russie): Le squat Klizma face à des problèmes de répression
Le squat Klizma est situé au même endroit que le squat Pekarnia (occupé à l’automne 2003 par ce collectif, voir ici). A partir de décembre 2003, les squatteur-euse-s ont continuellement rénové les lieux et tenu hebdomadairement les rencontres “Punk Revival”. Durant l’hiver, presque chaque samedi avait lieu un concert avec des groupes locaux ou étrangers. Des fois, il y avait aussi un petit bar non-profit. Ces trois derniers mois, 5 personnes y vivaient de façon permanente, avec toujours des invité-e-s… [la suite...]
