Pretoria (Afrique du Sud): Les morts passent avant les vivants

[Traduction/adaptation d’un article paru initialement ici, publié également .]

11 août 2010

Quelque part à Pretoria, une communauté de squatters occupe un terrain (principalement avec des tentes en guise d’habitat), utilise le robinet d’un cimetière situé non loin de leur installation pour boire et cuisinier, ainsi que l’eau d’un étang relativement boueux pour laver leurs vêtements. Une partie du cimetière semble servir également de terrain de football pour les squatters. Le « Sowetan newspaper » en parle ici (en anglais). Read More

Afrique du Sud : l’ANC attaque les mouvements de squatters

Publié le 3 février 2010 sur http://mondialisme.org/spip.php?article1434, ce texte est paru dans la revue « Echanges » n°131 (hiver 2009-2010).

Le 26 septembre 2009, une bande de quarante hommes armés a attaqué le squat communautaire de Kennedy Road à Durban, la deuxième ville d’Afrique du Sud. Au cours de ces attaques, ils ont tué quatre personnes, déplacé plus d’un millier de résidents et mis le feu à des habitations. Menacés de mort, les membres dirigeants de l’organisation de squatters Abahlali baseMjondolo (AbM, littéralement « mouvement des squatters ») de Kennedy Road vivent dorénavant dans la clandestinité.

La bande était organisée par les dirigeants locaux et régionaux de l’ANC (African National Congress), soutenus par la police locale. Après avoir été appelée, la police n’a pas arrêté les agresseurs (ANC) mais treize membres du Comité de développement de Kennedy Road, filiale de l’AbM. Bien que six des prisonniers aient été depuis libérés sous caution, cinq autres marinent encore en prison. Au tribunal, pendant les audiences, les militants locaux de l’ANC se sont mobilisés, exigeant que le juge refuse d’accorder la libération sous caution et menaçant les partisans de l’AbM dans le prétoire même. Les prisonniers restants avaient besoin de toute urgence du soutien international pour les audiences de la mi-janvier 2010, qui devaient décider des libérations sous caution. Read More