Rouen: La Casa Nostra menacée d’expulsion à partir du 17 janvier, expulsion party

La Casa Nostra, 12 rue Édouard Adam, la Croix de Pierre, Rouen

Voilà déjà sept mois que l’on squatte la maison du 12 rue Edouard Adam, un ancien restaurant sénégalais, inoccupé depuis 2 ans, La Case, que nous avons rebaptisé la Casa Nostra. Nous en avons fait notre maison, notre bar, notre salle de concert, un lieu de vie qu’on a partagé. A partir du 17 janvier, le lieu est expulsable.

C’est une bande de pote qui est le point de départ de tout ça. On s’est capté dans des mouvements sociaux, des squats, des fêtes, autant de moments d’exceptions qu’on avait envie de faire perdurer, parce que c’est bien trop tristes qu’après chaque ivresse ne résulte que la gueule de bois. Read More

Rouen: Casa Nostra, repas de soutien pour les 4 inculpés du squat rue du Lieu de Santé

Il y a un peu de plus de deux ans, le squat de la rue du Lieu de Santé fut expulsé suite à l’intervention de la police pour des jolis coups de peinture sur la façade (« dégradations »). Résultat, 9 personnes gardées à vue.. Les habitant-e-s du squat n’ont pas été les seul-e-s à réagir, en ouvrant dans la foulée un autre squat. La justice, plus lentement, plus sournoisement, inculpa quatre personnes 1 an et demi après l’incident. Deux personnes pour dégradations en réunion, et les deux autres pour rébellion en réunion. La justice, pour changer, ne broya pas, mais trancha en relaxant les personnes inculpées pour « dégradation » et condamna à 600 euros d’amende avec sursis les deux autres inculpé-e-s pour rébellion. Et comme pour nous convaincre que la justice et la flicaille ont des intérêts communs dans la répression de toutes velléités subversives, on nous impose de payer 900 euros de dommages et intérêts pour les keufs (parce que… leurs T-shirts et baskets ont été salis…voilà). Read More

Rouen: Communiqué de la Casa Nostra

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Ce monde, ses élus, ses gestionnaires, nous offrent peu de possibilités : courir après un boulot de merde dans l’attente de lendemains meilleurs ou s’enfoncer dans une vie toujours plus misérable. Nous comptons bien échapper aux deux et nous savons que nous ne sommes pas les seuls à nous organiser dans ce sens. Il y a déjà un état d’agitation permanent et une prolifération de gestes qui échappent à l’ordre, ils sont nombreux ceux qui fraudent le TEOR, d’autres s’arrangent pour manger sans payer, le refus du travail réapparait la où on l’attend le moins. Des maisons sont occupées, pour ne pas payer le loyer et vivre ensemble. Des habitants ne dénoncent pas leur nouveaux voisins squatteurs, des savoirs sont mis en commun, on apprend par un pote comment réparer une voiture ou remettre en marche une installation électrique. Pour que ces pratiques ne soient pas des actes isolés, elles doivent s’articuler autour d’une même perspective : en finir avec la paix sociale et s’amuser. Read More