Amsterdam: nouvelle politique de la mairie, pas d’expulsion pour du vide…

En tant que squatteur à Amsterdam, il est douloureux de faire le bilan de l’année écoulée. L’année 2019 a porté un coup dur à un mouvement qui ne semblait pas capable de faire mieux que de prendre la raclée. La ville a perdu ses plus grands squats et malgré de nombreuses ouvertures, presque aucun nouveau squat n’a survécu à la fin de l’année. De plus, les politicienn-e-s ont essayé d’introduire une loi au niveau national pour criminaliser davantage les squatters, tandis que les médias ont rapporté à maintes reprises comment les propriétaires affligés sont trompés à répétition par les squatters. Pour couronner le tout, le maire conclut l’année avec un rapport sur une nouvelle politique visant à mettre en place une approche plus rigide sur les squats.
Il ne reste pas grand-chose à dire au-delà de 2019, année plutôt sombre, ce qui rend difficile de brosser un tableau optimiste des squats à Amsterdam en 2020.

Nous nous souvenons d’une année au cours de laquelle nous avons beaucoup perdu. Read More

Amsterdam : ouverture de deux nouveaux squats par le collectif Wij Zijn Hier

Dimanche 18 septembre, le collectif de réfugié-e-s « Wij Zijn Hier » (Nous sommes ici) a squatté deux nouveaux bâtiments au n°70 de Burgemeester Roelstraat (pour des femmes) et au n°2 de Rijswijkstraat (pour des hommes).

Ci-dessous, une traduction partielle de leur communiqué:

« Nous avons squatté ces bâtiments parce que le squat Vluchtgemeente, où beaucoup d’entre nous vivaient, devrait être expulsé ce lundi.

Alors que la ville d’Amsterdam a l’habitude d’être confrontée à ce genre de problèmes, nous ne sommes toujours pas considérés comme des résident-e-s de la ville. Nous nous retrouvons à la rue pour une énième fois. Nous n’avons pas accès au logement, à l’éducation, à l’emploi et à la santé. Nous sommes des réfugié-e-s, nous sommes ici et nous voulons une vie normale. Read More