Bruxelles: une centaine d’habitant.e.s se mobilisent pour éviter de se faire expulser

Communiqué 7 mai 2021. Bruxelles-ville – une centaine d’habitant.e.s se mobilisent pour ne pas se faire expulser : le bâtiment est vide depuis 2017 et appartient à la deuxième fortune de Belgique.

Le bâtiment avait été « réquisitionné » par la « Campagne de Réquisition Solidaire » en mars. Suite à l’occupation, des négociations ont été entamées, afin de trouver un accord et signer une convention d’occupation temporaire avec la propriétaire, la vicomtesse Caroline de Spoelberch. Malgré des débuts encourageants, cette dernière fait maintenant marche arrière et a obtenu une ordonnance d’expulsion. Les habitant·e·s se mobilisent pour ne pas être jeté.e.s à la rue, en pleine crise sociale et sanitaire.

Une centaine de personnes logent depuis plus d’un mois dans le gigantesque bâtiment, qui donne à la fois sur la rue de Livourne et l’avenue Louise. Acheté en 2018 pour 18 millions d’euro par Caroline de Spoelberch, celui-ci est resté inoccupé depuis. Pour cette raison, la « Campagne de Réquisitions Solidaires » avait investit le bâtiment fin mars et plusieurs collectifs de personnes sans-logement ou mal-logées, dont la Voix des Sans-Papiers BXL et la Voix des Sans-Papiers Family, s’y étaient rapidement installés. Read More

Bruxelles: occuper pour mieux loger

Face à la crise sociale et sanitaire, plusieurs collectifs et habitant.es se mobilisent depuis plusieurs mois dans le cadre de la Campagne de Réquisition pour faire respecter le droit au logement, en occupant des bâtiments vides avec celles et ceux qui en ont besoin.
Radio Maritime se rend d’abord à l’Hospitalière, une ancienne clinique située à Saint Gilles occupée dans le cadre de la campagne puis nous discuterons en direct avec certain.es membres de ces collectifs afin d’en savoir plus sur la suite de la campagne.

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Bruxelles: la commune choisit la répression et le mensonge plutôt que la solidarité

Communiqué de presse – Campagne de Réquisitions Solidaires

Vendredi 26 février, nous avons voulu réquisitionner l’ancien hospice Pacheco dans le centre-ville. Notre action n’a clairement pas plu aux responsables politiques communaux – Khalid Zian, Président du CPAS (Centres Publics d’Action Sociale) et Philippe Close, Bourgmestre de la ville de Bruxelles – qui ont opté pour une répression violente plutôt qu’une négociation. Nous avons été éjecté∙e∙s sans ménagement par la police dans la soirée. 38 personnes ont été retenues pendant plusieurs heures et recevront des amendes. Des personnes ont reçu des coups de pied dans la tête et ont subi des violences verbales. Nous nous demandons d’où vient une réaction si forte contre une action solidaire qui a été plutôt bien accueillie dans d’autres communes et par la région ces dernières semaines. Pourquoi la ville de Bruxelles ne veut-elle pas permettre l’utilisation d’un bâtiment du CPAS vide depuis 4 ans pour y loger des personnes en difficulté ?

Le CPAS justifie l’expulsion par le fait qu’une occupation temporaire serait actuellement envisagée et qu’un appel public va bientôt être lancé. Khalid Zian, le président du CPAS va jusqu’à affirmer de manière mensongère qu’une occupation pour de l’hébergement aurait été possible « à condition qu’elle soit correctement encadrés et concertée préalablement ». Or, les autorités communales ont été sollicitées à plusieurs reprises par rapport à ce bâtiment (par la Voix des Sans Papiers il y a 2 ans déjà, par la Région cet hiver pour du logement d’urgence) et ont refusé à chaque fois de mettre à disposition le bâtiment. Read More

Bruxelles: nouvelle occupation de bâtiment vide

Depuis ce vendredi 15 janvier, 6936 mètres carrés anciennement utilisés par Opel – situés au 552 chaussée de Gand à Molenbeek – sont occupés afin de reloger une partie des 200 personnes sur le point de se faire expulser de chez elles à Jette. L’ouverture de cette nouvelle occupation à Molenbeek fait suite à celle de l’Hospitalière, ancienne clinique saint-gilloise devenue la maison de 80 personnes depuis le 18 décembre. Cette action annonce le lancement d’une campagne de “réquisitions solidaires”.

En tant que collectifs et associations de personnes avec et sans-papiers, d’acteur·ices du droit au logement, d’habitant·e·s de Bruxelles, nous nous organisons une nouvelle fois avec nos moyens pour faire respecter le droit au logement et demander la régularisation de personnes sans-papiers.

Nous continuerons à ouvrir et occuper des bâtiments vides tant que les pouvoirs publics n’apporteront pas de réponses structurelles suffisantes à la crise sociale et sanitaire. En lançant cette campagne, nous affirmons que nous sommes décidé·e·s à nous organiser face à l’absurdité des milliers de bâtiments vides alors que des centaines de gens dorment dehors dans notre ville. L’ouverture d’une dizaine de squats a permis de loger plusieurs centaines de personnes pendant le confinement du printemps 2020. Aujourd’hui, nous voulons visibiliser cette réponse solidaire et auto-organisée, tout en réfutant l’idée que cela constitue une solution structurelle et suffisante. C’est aux pouvoirs publics d’en faire une priorité. Read More

Bruxelles: chasse aux sans-papiers, verbalisation des soutiens

Aujourd’hui 19 mars, au parc Maximilien, a eu lieu la dispersion de centaines de personnes attendant peut-être l’unique repas chaud de la journée. Quelles sont les solutions proposées par les autorités pour faire face à cela ? S’il est interdit de se rassembler dans un espace extérieur pour la distribution, que reste-t-il ?

Des personnes de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Bruxelles et de la cuisine solidaire Zig Zag ont reçu des amendes pour avoir « créé un attroupement » lors de la distribution du repas aujourd’hui au parc Maximilien.

Besoin de soutien juridique et de pression médiatique pour créer un cadre sécurisé et serein pour que la solidarité quotidienne puisse se dérouler dans de bonnes conditions.

L’acharnement dont font preuves les policiers contre toutes formes de soutien aux personnes migrantes doit cesser au plus vite. Elle est belle l’hypocrisie de nos gouvernements qui appellent à la solidarité alors qu’ils sont responsables de la casse sociale et du sous-financement des hôpitaux publics. Read More

Bruxelles: occupation précaire et spéculation immobilière… vous reprendrez bien un peu de précarité ?

Alors que squatter est devenu un crime, les occupations précaires se multiplient et s’institutionnalisent. Rentables immédiatement, à travers des conventions qui font méchamment penser à un bail moins protecteur, ou sur un plus long terme par la revalorisation de l’image du quartier, ne sont-elles pas dans le fond un excellent outil de spéculation immobilière ?

Elles fleurissent partout en ville, elles s’affichent dans la presse, les occupations précaires ont la cote en ce moment. Occuper des espaces vacants paraît donc désormais normal, et même souhaitable [1], pourtant il y a de cela deux ans, le parlement belge votait calmement la loi dite « anti-squat », comment comprendre ce faux paradoxe ?

Retour sur le squat

Le squat est, juridiquement, une occupation sans titre ni droit d’un bâtiment ou d’un lieu. Les squatteur·euse·s dans leur grande majorité, repéraient des espaces vides, les occupaient, et s’en faisaient expulser plus ou moins vite, à la demande du propriétaire. Permettant de se loger sans payer et sans devoir montrer patte blanche aux propriétaires, le squat permet d’autres formes d’intégration, de rencontres et de résistances. Read More

Bruxelles: Rassemblement et semaine d’action contre la loi anti-squat

Non à la richocratie !

Il ne manquait plus que ça. On apprend que la bande à Michel s’apprête à faire voter en septembre une loi, d’ores et déjà approuvée en première lecture, selon laquelle les squatteurs-squatteuses seront désormais passibles de prison ferme.

Ainsi donc, après les expulsions massives du chômage, couplées à de nouveaux contrats d’emploi toujours plus précaires, après les coupes dans les aides aux associations de quartiers et dans les subventions aux soins de santé, après la répression de plus en plus violente de la contestation sociale , après l’intensification de la chasse aux personnes sans papiers, le gouvernement, de mèche avec les parasites privilégiés (spéculateurs immobiliers, big boss, lobbies), parachève en beauté sa criminalisation de la précarité en s’attaquant cyniquement à ceux qui occupent des bâtiments à l’abandon.

Autrement dit, c’est à l’heure même où les pires crapules, après avoir profité de leur mandat public pour puiser à la louche dans les caisses de la communauté, quittant la scène avec des indemnités de départ de 300 000 euros, qu’on décide de punir de peine de prison les sans-abris, à la recherche d’un toit, dans une Bruxelles constellées de logements vides (15 000 selon les dernières estimations). Read More

Bruxelles (Belgique): réquisition d’un batiment par une des communes de la capitale au profit d’un collectif de sans papiers

Le bourgmestre Vincent De Wolf et le Collège d’Etterbeek réquisitionnent un immeuble pour donner un logement à 65 personnes sans-papiers.

C’est grâce à la combativité de toutes et tous et principalement de Vsp-Bruxelles que le bourgmestre a appliqué l’article 23 de la Constitution qui dispose que « chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine », que ce droit comporte notamment « le droit à un logement décent », que ce droit est manifestement reconnu à toute personne présente sur le territoire, en ce compris les personnes ne disposant pas d’un titre de séjour légal (voir l’arrêté du bourgmestre concernant la réquisition du bâtiment). Read More