France: Les actions de solidarité avec la ZAD continuent

Les 16, 17 et 18 octobre 2012, une première série d’actions de solidarité avec la ZAD a eu lieu dans différentes villes de France. Depuis, ça continue…

Jeudi 18 octobre

Millau (12): La permanence du Parti socialiste est attaquée à la machette en solidarité avec la ZAD.

Vendredi 19 octobre

Rennes: manif agitée (tags et saccage au purin d’ortie d’un comico local). Read More

Limoges: Un nouveau squat, La clef de 12

  Limoges: Un nouveau squat, La clef de 12


Info parue sur A-Infos le 7 nov. 2006

La Clef de 12 Mais qu’est-ce qui se passe au 12 rue Porte-Panet?

Un collectif d’individus occupe ce bâtiment vacant, afin d’en faire un espace et un projet collectifs.
Nous partageons tous l’idée que ce monde est insensé et dangereux : dès lors, la première chose qui nous intéresse est de faire un pas de côté, pour tenter de s’aménager un espace plus sain et plus humain, et d’organiser la résistance à cette situation.

Mais qu’est-ce qui se passe ?
Nous ne sommes pas pour autant sans avoir quelques règles de bon sens. Nous cherchons simplement à choisir par nous-même nos modes de vie, à laisser s’exprimer et vivre les différences. Sans chef, sans ordre, sans dogme, sans compétition. Mais avec de l’humour, de l’organisation, de la coopération, de la joie, du sérieux, du temps, et l’envie d’en découdre. Nous cherchons à créer un îlot d’expressions, de résistances, d’alternatives à la domination spectaculaire-marchande, capitaliste-patriarcale, sexiste-polluante, bien-pensante et surmenée.
C’est dans cette optique que nous mettons en place un espace d’activités et d’habitat collectifs, qu’il appartient à tous d’enrichir et de partager :
Une bibliothèque-infokiosque, pour se documenter et nourrir des discussions passionnées.
Un atelier-récupération, pour transformer notre espace et sortir du tout consommable.
Une zone de gratuité, pour partager et échanger nos ressources.
Une échange de savoirs permanent, pour partager aussi nos connaissances et savoir-faire.
Une cuisine collective, pour des repas conviviaux.
Une boutique de droit, pour que chacun puisse apprendre à se défendre face à l’exploitation organisée.
Une coopérative participative, pour se nourrir sans l’industrie chimique agro-alimentaire et son réseau de distribution.
Un espace de vie collectif pour les habitants permanents, Et tous les projets liés à une recherche de solidarité et d’égalité, auxquels vous penserez sûrement et qui ont toute leur place dans ce lieu.
Evidemment, toutes ces activités sont ouvertes, gratuites, et autogérées.

Des anormaux?
Si la norme c’est de fermer les yeux et rester silencieux alors que cette civilisation nous entraîne tous dans sa chute (pire : elle la met en scène avec notre complicité passive) ;
Si la norme c’est de vivre seul avec chacun ses grosses emmerdes, chacun ses petits objets, chacun ses petites dépendances contractuelles ;
Si la norme c’est de laisser s’installer à l’échelle mondiale un système de domination sans précédent qui généralise l’exploitation et la destruction de la planète et de la vie ;
Si la norme c’est de laisser agir une minorité de spéculateurs qui touchent des rentes mensuelles sur l’habitat d’une majorité de locataires à vie, une minorité de patrons et actionnaires qui vit sur le dos de populations pacifiées à coups de matraque et de mensonges, une minorité de bureaucrates qui décident à notre place et organisent notre quotidien (allant jusqu’à nous espionner nuit et jour « pour nous protéger de nous-même »), tout cela avec l’appui armé des outils de propagande télévisuels et publicitaires ;
Si la norme c’est de chercher à concilier les acteurs de ce jeu, ou d’y prendre part ;
Si la norme c’est d’entretenir avec toutes les formes de vie et d’échange des rapports calculateurs, marchands, faux, concurrentiels, spécialisés, aveugles ;
Si la norme c’est de se laisser noyer dans le rôle d’individualités séparées, qui reproduisent à leur corps défendant l’ordre existant ; Si la norme c’est d’accepter comme notre lot cette tristesse passive qui naît du constat de la gravité de la situation, et de notre impuissance face à celle-ci ;
Alors oui, nous sommes anormaux. Et irrécupérables.

Ici & Maintenant
Nous ne prétendons pas détenir des solutions toutes faites : nous prétendons chercher à les construire. Ensemble.
C’est ici et maintenant que nous voulons résister et nous organiser. Ici et maintenant que nous voulons construire d’autres possibles.
Ici et maintenant que nous voulons vivre.

Le Collectif de la Clef de 12


Limoges : La fin prématurée du squat « la clepsydre »

  Limoges : La fin prématurée du squat « la clepsydre »


Salut,

Cet après-midi [29 mars 2005], il est 14h, les occupants du squat se relachent (besoin de souffler, d’aller en cours, au boulot, …), une permanence de quelques personnes est assurée ; le proprio du lieu accompagné d’un homme de main déboule, et en guise de contact tend une scie circulaire et s’attaque au verrou de la porte vitrée ; puis pied de biche, et la fenêtre cède ; les renforts arrivent trop tard ; la barraque a pris cher et le collectif aussi : le squat devient inoccupable.

Nous avons quand même réussi à sauver l’essentiel : le matos et l’envie. Nous remettrons ça prochainement, il faudra plus qu’une scie circulaire et 2 casseurs de squat pour nous empêcher de vivre…

A bientôt,

Xav, pour le collectif « la clepsydre »


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Limoges : un nouvel espace libéré

  Limoges : un nouvel espace libéré


Salut,

Le collectif « la clepsydre » occupe depuis ce week-end [27-28 mars 2005] un immeuble vide. Au rez-de-chaussée, une « boutique » (ancien local des Verts), et à l’étage un appartement d’environ 100-150 m².

Ce squat a comme ambition d’entamer une bagarre politique sur le thème « l’usage contre la propriété privée ». Faire vivre des projets collectifs multiples (politiques, culturels, …), produire du commun, créer et défendre des espaces d’autonomie,… ne plus cantonner l’espace public aux seuls endroits autorisés, mais au contraire, élargir l’espace public aux maximums de champs.

En lien avec le DéDAL (collectif de défense du droit au logement) qui occupe toujours le « squathédrale », les occupants de la « clepsydre » sont en train d’élaborer leur projet pour le lieu. Déjà prévu, potager, chambre d’amis, atelier bal folk, permanences juridiques et sociales, salle de réunion, un infokiosque (le 2ème à Limoges !), et plein d’autres choses que nous n’avons pas encore inventer/imaginer…

Ci-dessous, le premier communiqué des occupants

« La clepsydre »
71 rue Montmailler
87000 Limoges

Contact :
Xavier
06-84-53-41-74


Il y a ce vide urbain, cette ville composée de murs morts, de fenêtres en parpaings, d’immeubles délabrés ; il y a la folie destructrice des propriétaires qui transforment nos maisons en terrain vague ; il y a le racket des loyers qui conditionne notre accès à l’habitat ; tout cela qui permet l’auto-reproduction de la spéculation.

Il y a cette ville sécuritaire. Le panoptisme des maîtres s’étend à l’ urbanisme ; les digicodes, la vidéo-surveillance sont là pour conditionner quotidiennement nos comportements. Si bien que son assimilation a construit la peur. La paranoïa s’achète dans les médias et finance les pharmacies.

Le contrôle de nos vies passe par le traitement judiciaire des problèmes sociaux. Sommés d’avoir des papiers, un loyer à payer, un travail, les récalcitrants risquent l’expulsion et l’emprisonnement. Huissiers et prisons symbolisent et matérialisent la solidarité du pouvoir, avec les propriétaires et les possédants, contre les locataires et les dépossédés. Cette vie ennuyeuse et sous contrôle forge les besoins de consommation, de télévision, de médicaments. Nos vies sont contraintes, les moyens de s’en évader aussi. Travaille ! Consomme ! Ou meurs !

L’ordre républicain règne sans partage. Le citoyennisme veut nous faire croire à l’égalité des droits. Y-a-t-il égalité de citoyens quand le logement représente dans ce monde son statut de riche ou de pauvre ? Studio pourri ou villa avec piscine ; Beaubreuil ou Emailleurs ; visite surprise de l’huissier ou rendez-vous chez le notaire ; cantine populaire ou petits fours chez le préfet. Il n’y a pas de citoyen ! Il y a ceux qui n’ont rien ou presque, et il y a ceux qui ont tout ou presque.

L’ennui, la peur font de nous des êtres séparés. Chacun son logis, chacun ses problèmes, chacun son pouvoir d’achat. Imaginer s’en tirer dans son coin, c’est se bercer d’illusions. Nous avons à inventer d’autres gestes que le sauve-qui-peut individuel.

Mourir d’ennui ou vivre nos désirs ?
Nous sommes aujourd’hui quelques-uns à refuser de crever d’ennui. nous invitons tous ceux qui veulent construire les espaces de nos émancipations présentes et futures, à se joindre à notre projet. Chez nous, pas de place pour l’isolement, les hiérarchisations, ou les divisions, mais un espace multiple de liberté, de création, d’expression.

Nous appelons les associations, les collectifs temporaires ou non, individus, à venir occuper ce squat, conçu comme un local où tout peut se mettre en commun. Nous proposons à toute personne, chaque idée, chaque projet, chaque initiative à se vivre en collectif et à partager notre colère festive !

A tous ceux qui veulent fuir le désert de cette société, pour construire ici une oasis d’autonomie sociale, pour éprouver toutes les formes de désobéissance sociale, pour affûter de nouvelles manières d’être et de faire ensemble ; pour que les frustrations d’aujourd’hui deviennent les pavés de demain :

A l’abordage ! La piraterie immobilière commence aujourd’hui !

La Clepsydre


Limoges : manifestation contestato-ludique le 27 novembre

  Limoges : manifestation contestato-ludique le 27 novembre


Salut,

Petite agitation urbaine samedi prochain à Limoges.
Rappel : Le DéDAL occupe toujours le « squathédrale » depuis le 15 mars dernier [2004].

—Le tract—

DROIT AU LOGEMENT OU PERMIS DE DÉMOLIR ?
Rendez-vous
samedi 27 novembre 2004
à 15h devant la médiathèque

« Vides, les squelettes de béton composent le cimetière de la spéculation.
Aux cerveaux bétonnants nous opposons notre colère festive. Nous occupons leurs ratés pour prendre collectivement en main les espaces communs de nos désirs. Exproprions pour un jour ou un siècle les petits et grands spéculateurs et méprisons à jamais les lois qui les protègent.
Ne les laissons pas jouer au monopoly avec nos quartiers : occupons le béton ! »

FAIM DE DROITS

Depuis des années la France, en général et Limoges en particulier connaissent une crise du logement. Tout le monde le sait et nous, le Dédal (collectif de défense du droit au logement), nous n’avons pas cessé de le dire, c’est même la raison de notre existence. Parallèlement des gens sont à la rue, vivent dans des logements insalubres ou sont mal-logés alors que de nombreux locaux sont vacants. Les raisons de cette vacance sont multiples.
Pourquoi des locaux sont-ils vacants? Parce qu’il y a, à l’échelle d’une ville, des projets immobiliers à long terme, parce que des commerçants confisquent les étages au-dessus de leur boutique, parce qu’il y a des problèmes d’héritage et parce que la spéculation immobilière, ça existe et c’est sans doute la raison principale. Cette question n’est peut-être pas simple à résoudre. A nous de libérer notre imagination pour inventer nos propres solutions.
Parallèlement à ça, des modes de vie différents existent : sédentaire, nomade, entre les deux, collectif, avec animaux. Mais il y a aussi la question centrale qui est celle du revenu : d’une part l’accès au logement a un prix, d’autre part la précarisation, la baisse des revenus réduisent l’accès au logement. Permettre l’accès à un logement classique, à bon marché, correspondant aux besoins de chacun reste primordial pour beaucoup. Or, ça n’est pas la direction que prennent les HLM en voie de privatisation. De ce point de vue la situation ne peut que s’aggraver. Mais même dans le cas contraire, il y a aura toujours des personnes qui ne trouveraient pas de logements adaptés à leurs besoins. Et pourquoi n’existerait-il que l’alternative HLM ou pavillon et et pour ceux qui en sont privés, l’hébergement d’urgence qui ne sert qu’à dormir et non à vivre? Après le (presque) droit à un revenu précaire (RMI, etc.) le droit à un hébergement ultra-précaire?!
Un logement ne sert-il qu’à dormir?
Avoir un logement, au-delà d’un lieu pour dormir ça peut être un lieu de vie, convivial, d’échange, d’expérimentation échappant à la loi du marché. De ce point de vue-là aussi, il faut faire travailler son imagination. Osons parler d’un interdit : la gratuité du logement. D’abord pour rompre avec la relation aliénante et oppressante propriétaire/locataire. Ensuite pour élaborer des expériences collectives de nouveau rapport à l’habitat.
Résoudre la crise?
Doit-on attendre tout des politiques, du paradis, de l’homme providentiel, du grand soir pour que tout s’arrange? Non, bien sûr. C’est à nous, ceux qui se sentent concernés, de faire bouger les choses, de créer ici et maintenant des situations qui nous permettent de vivre autrement sans attendre.
Ne peut-on faire différemment, récupérer des espaces laissés sans usages pour les faire revivre? Le droit au logement pour tous-tes, sous toutes ses formes, passe entre autres par :
la réhabilitation des espaces vacants
la création de lieux collectifs
l’arrêt des expulsions
la réquisition, l’occupation de logements vides

C o l l e c t i f D É F E N S E D U D R O I T A U L O G E M E N T
S q u a t h é d r a l e
42 rue Porte Panet – 87000 Limoges
Permanences : mercredi 18h30/20h – DeDAL [at] altern [point] org

DéDAL


Limoges: procès d’un militant et rassemblement de soutien

  Limoges: procès d’un militant et rassemblement de soutien


Droit au logement pour tous,
un militant inculpé
Rassemblement de soutien
devant le tribunal, place d’Aine
Mercredi 7 juillet 2004
à 13h30

Le 15 mars dernier, une centaine de personnes ont manifesté contre la reprise des expulsions après la fin de la trêve hivernale. Les manifestants ont démuré un logement vide appartenant à la mairie : 11 personnes sans abri y ont trouvé un toit. Un militant du Dédal, suite à une plainte de la mairie, a été inculpé pour « dégradation de bien » : il avait seulement enlevé des parpaings qui obstruaient l’entrée de la maison. Par son action et celle des manifestants, il a permis à 11 personnes de trouver un toit. La maison, en excellent état pour laquelle la mairie avait demandé un permis de démolition par ailleurs refusé, était murée depuis un an et demi.

Qui dégrade ? si ce n’est celui qui mure et empêche une habitation de vivre ? Qui est le plus fautif ? Ceux qui s’indignent de voir que les autorités locales ne font rien et donc réquisitionnent à leur place, ou ceux qui possèdent de nombreux locaux inoccupés, les laissent vides et, pire, les murent pour que les gens restent à la rue ?

Le militant du Dédal passera en jugement le 7 juillet. Ce sera un procès d’un autre âge : les serfs occupaient les terres du seigneur pour survivre ; au 21ème siècle, on est obligé d’occuper une maison pour ne pas vivre à la rue.

Pour le droit au logement pour tous, contre les expulsions, venons soutenir le militant inculpé qui n’a fait que participer à une action de « réquisition » que les autorités s’obstinent à ne pas vouloir appliquer.

D.


Limoges : Rassemblement pour la défense du droit au logement

  Limoges : Rassemblement pour le défense du droit au logement


Défense du droit au logement
Rassemblement de soutien
Samedi 3 juillet 2004 – 11h00
devant la mairie de Limoges

La situation du logement à Limoges, comme dans tout le pays, est de plus en plus préoccupante : loyers en constante augmentation, aides au logement en baisse, prix de vente des appartements ou des maisons qui ont pratiquement doublé en 10 ans, alors que les salaires connaissent plutôt la récession. Et pour arranger le tout, les dernières mesures du gouvernement, malgré les déclarations à la presse, diminuent les aides à la construction du logement social, et préparent la privatisation des offices HLM en transformant leur statut en établissement industriel et commercial.

Chaque année, sur Limoges, c’est près de 1 500 demandes en HLM qui ne sont pas satisfaites, c’est-à-dire des centaines de familles et de jeunes qui ne peuvent pas trouver un toit abordable. Chaque année, ce sont des centaines d’étudiants qui galèrent pour trouver un toit. Chaque année, c’est plus d’une centaine de personnes qui sont à la rue et la crise s’aggrave avec la fermeture du centre d’accueil La Passerelle pour l’été, et celle définitive du CS4. C’est ainsi que 70 personnes sont momentanément logées à l’hôtel faute d’hébergements suffisants. Pourtant, il y a à Limoges plus de 5 000 logements vacants, c’est-à-dire, en permanence 5 000 logements vides, à louer, en vente, ou voués à la démolition : ce parc immense de logements immobilisés et inutilisés n’a d’existence que parce qu’il est le support de la spéculation immobilière. C’est en partant de ce constat que le Dédal se mobilise depuis 2 ans, comme le font aussi d’autres associations, pour qu’un toit pour tous, droit inscrit dans la constitution, devienne réalité, pour que le logement soit abordable pour tous et que exclus et précaires n’en soient pas privés. Les personnes à la rue sont des jeunes sans ressources, des demandeurs d’asile, des chômeurs n’ayant plus d’autre solution, des « précaires » qui se voient refuser un accès au logement par manque de solvabilité.

Le Dédal a été reçu par la mairie, par la préfecture pour demander l’application de la loi de réquisition, pour demander de mettre à la disposition des sans abri les logements vides, de proposer des solutions d’hébergement correspondant aux besoins des jeunes. Ce ne fut pas seulement une fin de non recevoir, car mairie et préfecture ont, de plus, procédé aux expulsions d’immeubles vides et voués à la démolition occupés par les sans abri ! Et ceci, malgré la demande de la justice de reloger avant expulsion.

Christiane


Limoges : Répression contre le DéDAL

  Limoges : Répression contre le DéDAL


Suite à l’occupation du Squathédrale, rue Porte Panet à Limoges, la répression frappe plusieurs militants du DEDAL (collectif de défense du droit au logement. La semaine dernière la police a procédé à deux auditions, avec une interpellation au domicile et une perquisition. Cette procédure fait suite à la plainte de la mairie de Limoges. Un des militants du DEDAL a été inculpé de destruction de bien public, en l’occurrence les parpaings qui muraient la maison en question. Il passera en procès début juillet [2004].

On ne sait pas si la procédure est close. En effet, les flics essaient d’identifier « un couple » qui aurait donné les premiers coups de masse. Par ailleurs, dans le torchon municipal qui vient de paraître, le maire Alain Rodet nous refait le coup du « bruits et des odeurs » de Chirac : « Peut-on décemment admettre et même favoriser l’occupation illégale de logements insalubres et promis à la démolition, quand on sait le danger de ces zones de non droit : violences, incendies, proxénétisme, trafic de drogue? ». Ces lignes n’ont pas été écrites par un politicien de l’UMP draguant des voix du FN mais par le leader maximo d’une coalition PS-PC-Verts-ADS.

La réponse à tout ça, c’est de faire vivre ce nouveau lieu, de le relier à l’ensemble de la lutte qui a commencé voici tout juste deux ans et à l’autre squat soutenu par le DEDAL, le « 219 », menacé d’expulsion depuis le jugement du TGI de Limoges. Depuis quinze jours le Squathédrale vit une certaine ébulition. Les AG sont bouillonantes avec la participation de beaucoup de monde. Des ateliers se sont mis en place. C’est là qu’à présent AC! Limoges tient ses permanences et que sa chorale répète. Il faut dire que cette maison du 17ème siècle est en excellent état. La mairie veut la démolir dans le cadre de la restructuration du quartier de l’évéché mais les habitants du quartier ne voient pas d’un bon oeil ce projet de démolition. L’association du quartier a déjà invité les squatters à venir se présenter et discuter lors de sa dernière AG.

C.


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Limoges : Ouverture d’un nouveau squat (le Squathédrale »)

  Limoges : Ouverture d’un nouveau squat (le Squathédrale »)


Salut,

A l’issue de la manifestation du 15 mars 2004 (organisé par le DéDAL), une trentaine de personnes de personnes ont investi une maison murée au 42 rue Porte-Panet. Ce nouveau squat, baptisé « squathédrale » fait face à la cathédrale locale.

A 7h00, ce matin (mardi 16 mars), deux uniformes PN sont venus photographier l’érosion accélérée des parpaings murant la porte d’entrée (encore un coup des masses « laborieuses »). Nous sommes toujours menacés d’une expulsion policière, hors procédure judiciaire (délai policier des 48 heures). Le risque possible d’une expulsion imminente ne nous empêche de construire dès maintenant des projets.

Ce soir, nous organisons un repas de quartier dans la merveilleuse demeure, à partir de 19h.

Cette nouvelle occupation inaugure une nouvelle perspective. La production commune de multiples activités, l’élaboration collectif de projets, des agirs autonomes… autour de la réappropriation de l’espace, du temps, de soi, …

C’est pour l’heure du charabia : work in progress !

Xavier


Limoges : News du 219 et activités prévues pour les 13 et 15 mars 2004

  Limoges : News du 219 et activités prévues pour les 13 et 15 mùars 2004


Salut,

Le squat du 219 est aujourd’hui sous la menace d’une expulsion. Le TGI a rendu son ordonnance le 5 mars. Seule consolation : le juge nous accorde un délai de 2 mois. La pelleteuse municipale devra donc patienter avant de raser l’immeuble.

Le collectif de défense du droit au logement est résolu à continuer à gagner du temps, tant que la situation générale du logement reste en l’état. Gagner du délai, c’est aussi se réapproprier partiellement du temps pour agir, agiter, secouer, les travailler, etc.

On organise une fête le week end prochain, et une manifestation, voici le menu :

*** Samedi 13 mars

16h, débat « expériences de squat et droit au logement ». Deux vidéos très courtes accompagneront les échanges. Ce débat s’inscrit aussi dans le cadre du plateau tournant (organisé par les intermittents ce week-end), histoire d’élargir et d’enrichir les rencontres.

19h, apéro (offert, c’est bonard) pour les assoifés de droits

21h, concert de soutien (gratos, re-bonard!) avec L’art scène (rock français), Lirbancal (chanson rock), Come krah in (punk mélodique ?!)

*** Lundi 15 mars

Etudes urbanistiques et travaux pratiques à Limoges rendez-vous à 18h devant la Mairie

Xavier


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Limoges : Nouvelle offensive de la mairie contre les sans-logis

  Limoges : Nouvelle offensive de la mairie contre les sans-logis


Nouvelle offensive de la mairie de Limoges contre les sans-logis

Le DEDAL appelait à un rassemblement de soutien, vendredi 13 février 2004, à 8h15 devant le tribunal de grande instance, Place d’Aine à Limoges.

La mairie de Limoges, propriétaire, attaque le DEDAL (Défense du droit au logement) en référé. Son objectif est d’en finir avec l’occupation de l’immeuble du 219 rue Armand Dutreix qui dure depuis le 15 septembre dernier. Celle-ci faisait suite é l’occupation du 21 Bd de la Corderie qui avait été expulsé le 12 août dernier par la garde mobile et la garde municipale après 15 mois d’existence. Cette expulsion s’est concrétisée par l’édification d’un magnifique terrain vague qui a nécessité d’étayer l’immeuble voisin qui menaçait de s’écrouler du fait du vide consécutif à la destruction de l’immeuble. Il semble que la mairie poursuive le même objectif : l’édification d’un nouveau terrain vague au 219 rue Armand Dutreix. Bel objectif politique de cette mairie dite « de gauche » en ces temps où de nombreux rapports sortent sur la situation catastrophique du logement, et les raisons de la dite crise, la paupérisation des classes populaires et non pas la pénurie de construction. A ceux qui veulent questionner les partis politiques avant les élections, voilà un bel exemple de réponse en acte de la part d’un parti hégémonique sur toute une région, un département et la ville de Limoges.

C.


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Limoges : Vandalisme policier au squat du 219

  Limoges : Vandalisme policier au squat du 219


Communiqué du DéDAL :

Vendredi matin [5 décembre 2003], à 7h 30, deux voitures et un car de police, accompagnés d’un huissier ont fait irruption au squat du 219 rue Armand Dutreix.

Curieuse conception du secours envers les plus démunis en cette période de froid hivernal. L’appareil policier sur demande de la mairie choisit de mettre la pression sur les squatteurs du 219 rue Armand Dutreix. Les noms de chaque habitant ont été relevé et la menace d’une expulsion plane désormais sur eux. Des portes ont été fracturées sans raison.

Le collectif de Défense du Droit au logement (DéDAL) s’indigne de ces méthodes qui se veulent intimidantes face à des personnes déjà en situation de grande précarité. Déplacer huissier et policiers pour préparer une expulsion, c’est une fois de plus la réponse de la matraque à des personnes sans-abri. Se préoccuper du relogement décent des habitants du 219, c’est la demande du DéDAL et c’est la moindre des choses que les précaires peuvent attendre d’une municipalité se disant de gauche.

Alors que le gouvernement s’apprête, en concertation avec les partenaires sociaux, à brader les droits sociaux (éducation, recherche, sécurité sociale, assurance chômage), la question de l’accès au logement reste entière et ne cesse de se détériorer. Les destructions de logements sociaux vont bon train, tandis que les constructions nouvelles diminuent.

Droit au logement pour tous !

Collectif DéDAL, limoges le 9 décembre 2003

DéDAL


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Limoges : Nouveau squat, rue Armand Dutreix

  Limoges : Nouveau squat, rue Armand Dutreix.


« Un squat qui ferme, c’est un squat qui ouvre »

Les expulsés du 21 bd de la Corderie (squat ouvert par le Dédal en avril 2002, expulsé le 7 août 2003 et rasé depuis) ont ouvert une nouvelle maison, avec le soutien du DéDAL (collectif de défense du droit au logement). Cette maison, située au 219 rue Armand Dutreix, appartient, comme la précédente, à la mairie de Limoges. Face au non relogement par les institutions les expulsés se sont relogés eux-mêmes depuis le 15/09. Vendredi 25/09 nous avons tenu une conférence de presse pour « officialiser » ce « relogement ».

Anne


Limoges : Expulsion du squat « DéDAL »

  Limoges : Expulsion du squat « DéDAL »


Salut,

Cet été, bleu horizon sur Limoges. Ce matin [7 août 2003] un escadron de gardes mobiles est venu prêter main forte à la police urbaine et aux municipaux pour déloger les habitants du squat « DéDAL » (Défense du Droit Au Logement). Ce collectif regroupe des individu-e-s et des organisations habitant-e-s ou non le lieu et sensibles à la question de l’accès au logement. C’est la troisième expulsion de l’été.

Un bref rappel historique: le 21 avril 2002 nous investissions un immeuble appartenant à la mairie avec un double objectif, faire vivre un squat et travailler les institutions sur la question du logement. fin août puis début septembre 2002, la mairie engageait une procédure judiciaire pour obtenir l’expulsion. 14 février de cette année, le Tribunal de Grande instance ordonnait l’expulsion du lieu, en injoignant la préfecture de se préoccuper du relogement des occupants. Seules 2 familles ont été relogées depuis. 4 juillet, première expulsion de l’été (une dizaine de personnes à la rue, quatre d’entre elles se réfugient au DéDAL). 17 juillet, deuxième expulsion estivale (deux se réfugient au DéDAL, environ une demi-douzaine de personnes à la rue). 18 juillet l’huissier passe au squat signifier l’ordonnance d’expulsion. 7 août (aujourd’hui), à 7h expulsion des huit derniers habitants et des trois associations qui y avaient élu domicile (dont le collectif DéDAL). Je fais ça très vite, pour plus d’infos vous pouvez me mailer à cette adresse ( leo [point] nirik [at] free [point] fr ).

Ci dessous le tract qu’on distribue aujourd’hui (on organise un rassemblement devant la préfecture à 18 heures, le 7 août).

Pour le DéDAL, Xavier.

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OPERATION « LIMOGES VILLE PROPRE » ?

Aujourd’hui, jeudi 7 août 2003, la préfecture a employé la force publique pour expulser le squat du 21 boulevard de la Corderie – qui abritait également quatre habitants expulsés des Tanneries [de Limoges] vendredi 4 juillet. Cette expulsion est inhumaine, elle est en outre illégale ! L’article 62 de la loi Besson précise qu’une expulsion ne peut avoir lieu que deux mois après le passage de l’huissier. Ce dernier est passé le 18 juillet. Ce même article exige que l’autorité préfectorale prenne en compte le relogement des occupants. Où vont aller ceux que la préfecture expulse aujourd’hui ? A l’ hôtel ? Sous un pont ? Chez un pote ? La Mairie de Limoges, propriétaire du lieu, affirme que c’est à l’Etat d’ assurer le droit au logement, elle pense que faire expulser le 21 boulevard de la Corderie fera avancer la question ! Ce qui est encore plus inadmissible, c’est que la mairie ne compte pas utiliser son bien. Cet immeuble sera détruit et le terrain laissé en jachère pendant quelques années. Elle n’a aucun scrupule à laisser huit habitants dormir dehors à partir de ce soir ! Cette expulsion intervient en plein été, à l’heure où beaucoup de services d ‘aide aux SDF (comprendre Sans Droits Fondamentaux) et aux plus démunis, déjà saturés en temps normal, fonctionnent à service très réduit. De plus faute de crédits de l’Etat, l’ARSL s’est vue contrainte de fermer les portes du centre de jour (service de premier accueil pour les sans-logis), donc à laisser de nombreuses personnes à la rue, sans abris, sans aucune solution. La Bonne Assiette a du elle aussi diminuer le nombre des repas servis. Les autorités publiques expulsent sans vision à ong terme. En effet, sans autre possibilité que le squat pour se loger, l’expulsion est un cache misère et ne fait que repousser le problème sans le résoudre. Malgré notre courrier recommandé à la préfecture de Limoges et notre lettre ouverte à la mairie, aucun des deux n’a pris contact avec nous afin de trouver une solution convenable pour le relogement de ces habitants. Depuis le temps que cette question se pose à Limoges, les pouvoirs publics ne cherchent pas à régler positivement le problème, seulement de manière restrictive (quelques familles relogées) et de façon inadaptée (nuits d’ hôtel). Une fois de plus le droit de propriété (op)prime sur le droit au logement. Le squat n’est peut-être pas une solution au problème de l’accès au logement, mais l’expulsion l’est encore moins. Droit au logement pour tous ! Pas d’expulsion sans relogement ! Défense du Droit Au Logement, Limoges, le 7 août 2003

Xavier


Limoges : Intervention du DéDAL

  Limoges : Intervention du DéDAL


Mardi soir [3 juin 2003], les miltants du collectif DéDAL (défense du droit au logement) se sont invités au conseil municipal de Limoges.

Le squat du 21 boulevard de la Corderie ouvert le 26 avril 2002, est aujourd’hui menacé d’expulsion. La mairie (propriétaire du lieu) nous a indiqué son intention de vider les lieux dès le relogement de la dernière famille (2 à 3 semaines). Il reste encore une dizaine d’habitants. Rappel du projet municipal pour l’immeuble : démolition puis construction (dans 3 ans) d’un immeuble pour locataires aisés. C’est pourquoi nous nous sommes introduits au conseil municipal. Au bon moment puisque les adjoints (mairie de majorité gauche monolithique format « pluriel ») faisaient de grandes déclarations sur l’actualité sociale. A notre tour nous sommes intervenus sur une actualité sociale qu’ils se gardent bien d’évoquer : la question du logement (cf texte en bas).

L’effet de surprise nous permit d’ailleurs de ne pas être interrompus. Pendant la prise de parole, une banderole fut accrochée sur un mur de la salle et des tracts distribués aux journalistes présents ainsi qu’au public. Bon relais médiatique, la presse écrite locale en a fait un compte-rendu fidèle et non hostile.

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Droit au logement, un toit pour tous !

Parce que le droit au logement est fondamental et que nul ne peut en être privé, quels que soient sa condition, son statut, sa «catégorie » administrative ;

Parce que le marché de l’immobilier entretient une montée artificielle des loyers ; que l’interdiction de travailler imposée aux étrangers et l’absence de revenu des jeunes de moins de 25 ans (entre autres) les privent de la possibilité de se loger correctement ;

Parce qu’à Limoges, comme ailleurs, on dénombre toujours quantité de sans logis et de mal logés ; que l’inégal accès au logement existe été comme hiver ; que les rares solutions d’hébergement n’ont qu’un aspect temporaire et confinent leurs bénéficiaires dans la précarité et l’inconfort (manque de places, horaires inadaptés, ouvertures temporaires, etc.) ; que la saison estivale est d’ailleurs une saison noire pour les sans-abris avec la fermeture notamment d’un centre d’hébergement.

Parce que, constatant cela, nous avons occupé le 26 avril 2002, l’immeuble du 21 boulevard de la Corderie, patrimoine privé de la municipalité ; que la mairie, plutôt que de choisir la solution du relogement s’est contentée de la procédure d’expulsion ; que les tractations entre la préfecture et la mairie n’ont abouti à ce jour qu’au relogement d’une famille ;

Parce que nous sommes privé d’électricité par la volonté de la mairie ; que le jardin s’est vu démolir en toute illégalité sur ordre de la mairie ; qu ‘en plus de subir l’agression quotidienne de la précarité du logement et de la précarité sociale, nous ne pouvons même pas avoir le confort minimum de vie et d’hygiène que procure l’électricité. que nous aurions si la mairie avait donné son accord à EDF ; que la mairie joue le pourrissement de la situation ;

Parce que rien n’est inéluctable ; qu’il s’agit là d’une lutte que nous avons entreprise et dont nous savons à quel point elle est légitime ; que confrontés à la surdité administrative (mairie, préfecture) et face au refus obstiné du propriétaire d’étudier des solutions qui soient acceptables pour tous les habitants du 21 boulevard de la Corderie ;

Nous sommes bien décidés à ne rien lâcher tant que tous ne seront pas relogés dans des conditions acceptables. Tous, cela ne concerne pas que le 21 boulevard de la Corderie, mais tous les autres immeubles menacés d’ expulsions.

Solidarité avec les sans logis ! Droit au logement pour tous ! relogement de tous les expulsés !

Le collectif DéDAL


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