Montréal (Québec): quand la nuit tombe dans Hochelag’…

Quand la nuit tombe, les chauve-souris dansent

fuckexploitationMardi dernier, le 16 août, une panne de courant généralisée a plongé Hochelaga dans l’obscurité. Plus de lumière dans les rues, plus de caméra qui fonctionne… En réalisant ce qui se passait, on s’est rapidement lancé des regards entendus et on s’est souri à la lueur des chandelles. On a ramassé nos imperméables et quelques outils, puis on est parti.es jouer dans la nuit. La pluie torrentielle avait perturbé la machine étouffante de la ville et son système de surveillance. La tempête nous offrait un répit, un instant de chaos à ne pas manquer.Complètement détrempé.es, le coeur joyeux, on s’est promené.es dans les rues en improvisant nos cibles avec excitation. On a pris quelques précautions : prévoir une voie de sortie pour chaque endroit et désigner des personnes qui faisaient le guet. La noirceur était notre complice. On s’est amusé.es jusqu’au retour de l’électricité, puis on est rentré.es chez nous sans l’ombre d’un problème.

Read More

Mexico: lettre de Pier, de l’Okupa Ché, après avoir été expulsé du Mexique vers le Chili

Le 31 juillet 2016 aux environs de midi, plusieurs personnes qui se trouvaient aux abords de la Cité Universitaire ont été retenues avec violence par les vigiles de l’UNAM- Université Nationale Autonome du Mexique. Après avoir été brutalement tabassées, elles ont été remises aux Granaderos [police anti-émeute mexicaine].

Samedi 6 août 2016
Précisions concernant les faits survenus au Mexique

Ce dimanche 31 juillet, nous sommes 6 jeunes à avoir été détenus à l’intérieur des installations de l’Université Autonome de Mexico [UNAM], après avoir été tabassés et torturés par des fonctionnaires de la sécurité interne de l’UNAM. Je dois préciser que ce fait n’est pas un fait isolé puisque cela est dû à la persécution constante et au harcèlement que subit l’espace de travail autonome et autogéré Okupa Ché. Read More

Corinto, Cauca (Colombie): la police anti-émeute intervient lors d’une occupation de hacienda par les Nasa

Depuis des années, des actions d’occupation de terres ont lieu du côté de Corinto, dans le nord du Cauca. Initiées par les communautés en lutte des indígenas Nasa, elles ont pour but de reprendre leurs terres ancestrales colonisées au fil des siècles par des industriels qui y produisent notamment de la canne à sucre sur des champs à perte de vue. Les champs de canne à sucre sont alors coupés ou brûlés et de nouvelles cultures y sont installées par les Nasa, jusqu’à ce que le pouvoir reprenne les champs, etc. Il arrive aussi que des bâtiments soient occupés, dans des moments d’intensification de cette lutte de Liberación de la Madre Tierra (libération de la Terre mère). Read More

Alto Hospicio (Chili): 1 300 familles expulsées de terrains squattés dans le nord du pays

Dans la matinée du lundi 8 août 2016 à Alto Hospicio, dans la région de Tarapacá, au nord du Chili, une énorme opération d’expulsion, soutenue par environ 300 carabineros, a abouti à des affrontements sérieux entre les centaines de squatteur-euse-s et leurs agresseurs aux ordres de l’État. Des barricades ont été érigées, les carabineros ont été caillassés, mais l’expulsion n’a pas pu être empêchée. Treize personnes ont été arrêtées et au moins 17 ont été blessées. Pendant ce temps-là, une entreprise de BTP se chargeait de la démolition des logements illégaux… Read More

Arjona (Colombie): des paysan-ne-s sans terre occupent 740 hectares de terrains dans le département de Bolívar

Depuis plus d’un mois et demi, 400 familles de paysan-ne-s originaires de différentes zones du pays, parmi lesquelles 90% ont été déplacé-e-s par le conflit armé, occupent 740 hectares de terres qui se trouvaient en situation de confiscation dans la municipalité d’Arjona, dans le Bolívar.

Les terrains occupés sont la propriété formelle de d’Enilce López, plus connue comme ‘La Gata’, qui possède de grandes étendues de terre en processus de confiscation qui impliquent son expropriation. Cependant, Nicolás Segrera, le mari de l’actuelle maire d’Arjona, Esther María Jalilie, revendique la propriété des terres. Read More

São Paulo (Brésil): occupation du siège de la Présidence de la République par des mal-logés

Des centaines de personnes ont occupé, ce mercredi 1er juin, une partie du siège de la Présidence de la République, dans le centre de São Paulo, au cours d’une manifestation organisée par le MTST (Mouvement des Travailleurs Sans-Toit – mouvement de mal-logés de São Paulo) contre l’actuel gouvernement.

La manif, qui a eu lieu le long de l’Avenida Paulista et a rassemblé des centaines de personnes, a été organisée contre les politiques d’austerité et l’interruption du programme de construction de logements sociaux ainsi que pour protester contre l’expulsion, dimanche dernier, de dizaines de mal-logés qui campaient devant la résidence de l’actuel président, Michel Temer, pour manifester leur opposition au gouvernement. Read More

Québec: ouverture de squats et occupations de terrains dans plusieurs villes !

Québéc et Montréal, le 12 mai 2016 – C’est par la poursuite d’un squat ouvert hier dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec, et par l’organisation de nouvelles occupations à Montréal, à Gatineau et à Sherbrooke que la semaine d’actions orchestrée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) entre dans sa cinquième journée. La semaine vise à faire pression sur les gouvernements pour qu’ils se donnent les moyens de respecter plus adéquatement le droit au logement, en accroissant de manière marquée leurs investissements en logement social. Read More

Belo Horizonte (Brésil): le squat féministe Tina Martins est menacé d’expulsion

Le 8 mars dernier, le mouvement féministe Olga Benário a squatté un immeuble vide dans le centre de Belo Horizonte afin qu’il soit transformé en centre d’accueil pour les femmes victimes de violence. Depuis, l’immeuble sert de logement à des dizaines de femmes, et reçoit quotidiennement des réunions, assemblées et rencontres culturelles et politiques. Il fonctionne également comme un centre d’accueil psychologique et médical autogéré pour près de 200 femmes qui sont à la rue ou qui sont victimes de violence.

Le squat a été baptisé Tina Martins en hommage à la militante anarchiste Espertirina (Tina) Martins. Read More

Urabá antioqueño (Colombia): résistance à l’expulsion de familles « desplazadas »

Dans le corregimiento de Macondo de Turbo, situé dans l’Urabá antioqueño, un ordre d’expulsion a visé plusieurs familles « desplazadas », c’est-à-dire des gens « déplacés » de force par le conflit armé qui sévit encore en Colombie avec en toile de fond la prise de territoires par des entreprises en lien avec des groupes paramilitaires… Read More

Montréal (Québec): vague d’actions directes contre la bourgeoisie

[Note du Chat Noir Émeutier: depuis près d’un an et demi, les bourgeois de St-Henri sont la cible d’attaques multiformes et fréquentes contre leurs commerces. Un communiqué évoquait il y a quelques temps les profonds changements du quartier St-Henri et l’embourgeoisement du secteur de la rue Notre-Dame. Voir également ici et .]

Nouvelle vague de vandalisme dans le quartier Saint-Henri

Nouvelle année, nouvelle vague de vandalisme antibourgeoisie dans le quartier montréalais Saint-Henri, où deux restaurants ont été la cible de vandales. Read More

Barrancabermeja (Colombie): lutte en cours pour une occupation de terrains en vue d’y construire des logements

2016-02_Barrancabermeja_barricadas La semaine dernière, dans le quartier San Silvestre de Barrancabermeja, des terrains ont été squattés par plus de 2 000 personnes sans-abri, qui ont l’intention d’y construire leurs propres logements (une « invasion », comme on dit là-bas pour parler des occupations de terrains).

Dès les premiers jours, les flics anti-émeute (ESMAD) sont intervenus pour les empêcher de s’installer. Des affrontements ont eu lieu, les squatters ont quitté les lieux puis organisé une manif qui est allée jusque devant la mairie, puis ils ont réoccupé les terrains. Read More

Montevideo (Uruguay) : du 22 au 28 février, semaine internationale d’agitation en solidarité avec la Solidaria

La Solidaria est un centre social autonome qui fonctionne depuis mars 2012, quand le local a été occupé pour y construire un espace qui puisse servir d’outil pratique pour notre notre autonomie propre et pour le développement de la lutte sociale.

Fin octobre 2015, un avis d’expulsion nous visant est arrivé, mais comme en 2013, quand ils avaient déjà essayé de nous expulser, ça ne sera pas simple pour eux…

Nous avons défendu et nous défendrons encore le local parce que depuis ce lieu nous donnons de la puissance aux valeurs qui s’opposent aux relations médiatisées par l’État et le Capital, pour favoriser d’autres types de rapports sociaux, basés sur la solidarité, l’autogestion, l’horizontalité et l’action directe. Read More

Cayenne (Guyane): un squat détruit par le feu…

Vendredi 29 janvier 2016, un incendie s’est déclaré aux alentours de 7 heures du matin dans un squat, à l’angle des rues du 14-Juillet et de Mme-Payée. Les pompiers sont arrivés sur place et ont maîtrisé les flammes bien trop tard: le bâtiment était presque entièrement détruit. L’intervention des pompiers a nécessité de bloquer la circulation des rues du 14-Juillet et une partie de Justin-Catayée. Read More

Pointe-à-Pitre (Guadeloupe): encore un squat détruit par les flammes !

Ce vendredi 27 novembre 2015, vers 13h30, les pompiers ont dû intervenir rue de la République à Pointe-à-Pitre. Deux cases inhabitées, collées l’une à l’autre — réputées squattées — étaient la proie des flammes. L’incendie a entièrement détruit les deux bâtisses et a endommagé deux véhicules stationnés à proximité.

Aucune victime n’est à déplorer, et d’après l’article de France-Antilles, personne n’a perdu son domicile ni d’affaires personnelles (mais dans ce genre de cas il est difficile d’en être persuadé). Read More

São Paulo (Brésil): l’expulsion d’une favela provoque une émeute

À São Paulo, plus grande ville du Brésil, dans la nuit du 26 au 27 août 2015, puis dans la matinée du 27, des affrontements ont opposé des habitant-e-s de la favela du district de Cidade Tiradentes aux flics, qui étaient venus en masse pour expulser environ 80 familles.

L’opération de police ne s’est donc pas passée sans heurts: caillassages massifs, dix voitures et un bus incendiés, plusieurs moyens de résistance ont été employés pour empêcher la police d’entrer dans la favela. La police a attaqué à coups de lacrymo. Read More