Montpellier: Le squat de la « Basscour » fête son premier anniversaire le 18 octobre 2008

En passant par la commémoration de la révolution et la fête de Jeanne d’Arc, la Basscour débute sa longue carrière dans le domaine de la commémoration et du souvenir. Apres la séance émotion photo, les pompiers souffleront l’unique bougie sur notre gâteau qui pourrait bien être une voiture ou un supermarché. Suivrons ensuite toute une série d’activités loufoques et géniales comme : concert (si tout va bien), scène ouverte, peinture, ateliers « ombre et lumière » ou théâtre de clown, bouffe, messe à Guy Debord, débitages de conneries, et peut-être une petite descente de flics (sans gravité) histoire de marquer le coup. A cette occasion, nous devrions obtenir l’abolition du salariat et de la propriété privée, l’autogestion généralisée, et bien sur le flower power.

Le 18 octobre
Basscour, 32 avenue du professeur Grasset, Montpellier.
Maison colorée entre les arrêts de tram Boutonet et (St-)Eloi.

PS : le bar c’est toi et viens déguisé en enfant de choeur parce que quand même on n’est pas des méchants !

slo

Montpellier: Répression à propos d’un squat expulsé il y a un an et demi !

Le mardi 8 juillet 2008, aux environs de 7h30 du matin, la BAC, accompagnée de la police nationale, perquisitionne un squat de Montpellier.

Ils recherchent activement cinq personnes, dont trois qu’ils pensent trouver dans ce lieu.

Deux d’entre eux sont pris, arrêtés et mis en garde-à-vue toute la matinée.

Les raisons sont des dégradations commises dans la tentative de Centre Social Autogéré de Nyctalopie (8, rue de l’Abbé de l’épée), dans le quartier de Boutonnet, occupé au début de l’année 2007 à Montpellier, puis expulsé.

Il serait soit disant question de plusieurs dizaines de milliers d’euros de dégâts. Read More

Montpellier: Compte-rendu du forum social qui a eu lieu dans un squat du quartier Boutonnet

Dans la journée du 29 novembre 2007, de 14h à 00h, était prévu un forum dans un squat à Montpellier, dans le quartier de Boutonnet.

Peu avant son début, un fourgon de flics a débarqué devant la maison occupée en faisant des menaces d’expulsion auprès de ses habitants en train de préparer le forum.

Ne cédant pas à la pression policière, les occupants ont pu enchaîner sur le début du forum dont l’organisation a quand même été bien désorganisée par cette arrivée imprévue – par exemple, un groupe de personnes ayant proposé un atelier a préféré partir du lieu à cause des flics… Read More

Montpellier: Un forum social dans un squat, le 29 novembre 2007

Un Forum social mondial à Montpellier ?

Qui aujourd’hui peut prétendre être maître de sa propre vie ?

Pas grand monde d’après nous. Nous, seulement quelques personnes réunies et motivées pour se rendre actrices de leur existence. Nous ne voulons plus subir mais concrétiser nos idées et utopies politiques dans le quotidien ; sortir du cadre des éternelles discutions (parfois intéressantes et souvent stériles ) sur ce que devrait être la société future. Nous proposons une alternative directe aux aberrations que sont les logements inhabités et les loyers exorbitants en se réappropriant un lieu abandonné. Nous souhaiterions franchement que notre squat soit un lieu collectif de créations et d’échanges. Grâce à ce lieu, nous ne faisons pas que contester ce monde mais nous en créons un autre. Read More

Montpellier: Aucun délai avant l’expulsion du 8 rue abbé de l’épée

22 février 2007.

Le rendu du procès est tombé ce matin: le juge d’instance n’accorde aucun délai aux occupants du 8 rue abbé de l’épée à Montpellier.

Nous risquons donc de recevoir très prochainement une invitation à quitter les lieux par voie d’huissier, puis, si nous sommes toujours là, cela se fera par la force.

Nous n’allons pas nous laisser faire sans réagir! Read More

Montpellier: Expulsion ratée du côté de la rue de l’abbé de l’épée

  Montpellier: Expulsion ratée du côté de la rue de l’abbé de l’épée


Venez demain [mardi 13 février 2007]! Le risque d’expulsion est à son niveau maximal!

Une jolie maison et un grand parc sont ouverts depuis une dizaine de jours, rue de l’abbé de l’épée à Montpellier.

Un repas de quartier était organisé hier [dimanche 11 février]; ce fut un succès.

Aujourd’hui, dès 14h, les services municipaux ont envoyé les policiers pour procéder à une expulsion immédiate… et illégale. Ils prétextaient que l’occupation avait moins de 48h, alors qu’un courrier datant du 30janvier était arrivé, que des voisins confirmaient notre présence depuis 10 jours, que des services municipaux sont passés jeudi dernier et ont trouvé porte close, et que l’affichage du repas de quartier avait commencé depuis plusieurs jours… Tout cela confirmait le contraire: l’argument des 48h est bidon. Ils mentent.

Mais bon, de nos jours, les expulsions sans décision du tribunal sont à la mode; les députés et sénateurs sont en train d’essayer de les légaliser avec la loi sur le droit au logement opposable.

Et donc les flics ont sauté le mur du parc et ont ouvert la porte par derrière. Mais les habitants s’étaient réfugiés sur le toit. Et là, pas moyen de les faire partir de là! Ils ont fait venir la grande échelle des pompiers (en se défoulant au passage sur les quelques manifestants qui tentaient de bloquer le passage). Mais arrivés sur le toit, les policiers sont tombés sur des gens qui ne voulaient toujours pas partir. Et comme c’était risqué de déplacer les gens de force, les policiers ont dû renoncer une fois la nuit venue. Peut-être est-ce le fait d’avoir la mort récente d’un taggeur (lequel avait tenté de leur échapper et est tombé) qui leur donnait déjà mauvaise presse…

Alors on est content MAIS ils reviendront surement demain à l’aube! Du coup, peut-être qu’une pression populaire encore plus forte peut faire renoncer la mairie à cette expulsion illégale.

Au passage, il faut savoir qu’il y a un projet immobilier qui risque de raser le parc, que la mairie a voté au moins un voeu contre les expulsions en 2005, que la loi SRU (2000) dit que les politiques de logements doivent être de nature à assurer le libre choix de son mode d’habitation (en l’occurrence: colletif avec des activités) et enfin que la Mairie prévoit dans le projet « grand coeur » la possibilité de signer des conventions d’occupation précaire…

Cette semaine, une après-midi « jeux de salon et de plein air » était et reste prévue pour mercredi, dimanche il doit y avoir un nouveau repas, une discussion sur l’avenir du projet et une projection, et le 10 mars est prévu (pour l’instant) un concert.

Il nous faut enfin préciser quelques « détails » « agréables »: le fait de se faire embarquer parce qu’on est une mineure avec béquille et qu’on a accepté de descendre, le fait de se faire traiter de « sale race » ou de « crado » par les policiers alors qu’on se contente de soutenir les occupants, le fait d’être embarqué parce qu’on a dit des noms d’oiseaux au flic qui vient de nous briser les parties génitales alors qu’on est sommé de reculer (ils ne veulent pas qu’on soit trop près d’une maison où la police fait l’une de ses basses oeuvres).

On vous espère nombreux le plus tot possible (c’est pas parce qu’on a empêché l’expulsion aujourd’hui, qu’ils ne vont pas rééssayer demain!).

La chasse est ouverte à partir de 6h!

kle at no-log.org


Montpellier: Ouverture d’un squat… expulsion deux semaines après

  Montpellier: Ouverture d’un squat… expulsion deux semaines après


Mercredi 10 janvier 2007 avait lieu à Montpellier, rue de la croix d’or, la « cramaillere » d’un squat occupée depuis deux semaines.

Afin d’éviter de nouvelles évacuations illégales, les occupants avaient appeler le public et les médias pour soulever ces problèmes. En pleine période de soldes et de sur-consommation, la police est intervenue vers 16h30 pour évacuer les lieux.

Alors que les rues aux alentours du squat étaient bondées, une cinquantaine de policiers soutenus par la Bac en civil ont evacué la rue devant la porte de l’immeuble pour éviter toute résistance.
Ils ont violemment repoussé les personnes présentes et ont ensuite pris leurs identités.

Pendant pres d’une heure et demi, les policiers ont tenté de forcer la porte à coup de pied de biche puis de bélier pour qu’elle cède enfin.
Ils ont ensuite dû déblayer l’entrée pour finalement arriver au moins deux heures après leur intervention à pénétrer les locaux.
Ils ont finalement découvert un squat vide, les occupants ayant évité de rester à l’intérieur (on immagine facilement ce qui les aurait attendu si ils étaient restés compte tenu de l’acharnement des policiers sur la porte et les manifestants).

Encore une defaite dans la belle villle « carte postale » de Montpellier.

Au moins, les commerçants et les bourgeois dormiront tranquilles.

Une expulsion,dix occupations!!!!

grap at no-log point org

—–

Vide depuis 6 ans, le 5 rue de la croix d’or est un hôtel particulier du XIIIe siècle, à 30 mètres de la place de la Comédie, aujourd’hui propriété de l’Etat, sous administration du CROUS.

Cette maison de 3 étages, ayant une magnifique salle voutée au rez-de-chaussée, avec une scène et deux bars, était occupée depuis le 27 décembre 2006. Une ouverture publique a été annoncée pour ce mercredi 10 janvier, en même temps qu’un fax était adressé au CROUS. Deux banderoles ont été déployées le long de la façade du bâtiment: « ceci n’est pas un squat » et, en détournement des communications municipales: « plus belle ma ville! »

Un groupe de musique assurait l’ambiance dans la rue et jusqu’à 200 personnes se sont assemblées là, beaucoup d’anonymes saluant l’initiative.

Le CROUS ne donnait aucune nouvelle, tandis que les policiers tournaient aux alentours. Puis vers 17h, les CRS sont intervenus, ont occupé toute la rue, non sans prendre l’identité de toutes les personnes présentes. Ils ont mis 45 mn à ouvrir la porte, laquelle était en outre renforcée par les dizaines de sacs de gravats qui avaient été remplis durant 15 jours…

Un camion de police a été appelé, lequel s’est pris quelques coups de pieds et projectiles de la part des gens présents, la plupart étant restés après être passés là par hasard. Le camion est vite reparti: il était venu pour embarquer les occupants, mais ces derniers avaient mystérieusement disparu…

Pour répondre de l’illégalité de l’expulsion, le CROUS a évoqué l’insalubrité des lieux. Or, après vérification, il apparaît qu’aucun arrêté en ce sens n’a été pris… C’est donc l’intuition du journal local qui doit être la bonne: « sans doute par crainte de voir un squat d’importance prendre vie au coeur de l’Ecusson ».

Tandis que deux entrées ont été laissées telles quelles avec leur barricades d’origine, l’entrée défoncée a été murée. Il y avait en outre, aujourd’hui, un vigile en face de ce mur pour éviter que celui-ci s’échappe… Pendant ce temps, un rassemblement devant la Préfecture a réuni une cinquantaine de personnes. Un autre est prévu pour jeudi prochain, à 14h devant le CROUS…

Un ancien habitant des lieux

k.


Montpellier: Le squat de la rue de Suez sera-t-il expulsé 3 jours avant le procès en appel?

Le 3 novembre 2006

Montpellier. Lundi dernier, un huissier s’est présenté rue de Suez pour procéder à l’expulsion décidée en première instance, au mois de juin dernier. Il a laissé un mot disant qu’il reviendrait mardi 7 accompagné d’un serrurier. Nous avons également reçu un courrier avertissant de l’expulsion à partir de lundi.

Par ailleurs le procès en appel doit avoir lieu vendredi 10, avec quelques raisons d’espérer un délai (ils ont mis longtemps avant de tenter l’expulsion, nous n’étions pas au courant du premier procès et donc absents ce jour là, le propriétaire est décédé entre temps et le destin de la maison est d’être vendue par les légataires, puis détruite. Enfin, la trêve d’hiver a commencé – même si le ministère a souligné ces derniers jours que la trève ne s’applique pas aux squats. Ceci dit, le tribunal peut quand même en prendre compte avant d’expulser…). Read More

Montpellier: Ouverture d’un nouveau squat

Salutation,

le squatt de « Père Bonnet » de Montpellier est tombé. C’était attendu. Ca s’est donc fait sans heurt ni violence, quoique avec autorité. Puis, c’est parti pour l’ouverture d’un nouveau squat, toujours à Montpellier, forcément. Froid oblige.

A bientôt

[début novembre 2006]

G.

Montpellier: Expulsion rue du Père Bonnet

Aujourd’hui mardi 31 octobre 2006 à Montpellier les autorités policières ont procédé à l’expulsion des habitants de la maison située au 2, rue du père Bonnet, dans le quartier de Figuerolles.

Cette maison avait repris vie depuis février 2005, elle avait été ouverte à l’occasion de la semaine « même pas peur!? » de réflexion et d’actions « anti-sécuritaire » et autour du thème de l’occupation de l’espace qui accompagnait le carnaval montpellérien de 2005, carnaval informel et inorganisé ayant traditionnellement lieu la nuit de mardi gras depuis plus de 10 ans et qui avait fait en 2004 l’objet d’une répression féroce (notamment 6 carnavaliers avaient subi des incarcérations préventives ou été comdamnés a des peines de prison ferme). Read More

Montpellier: Un nouveau squat rue de Suez

C’est une nouvelle conquête de l’internationale squatteureuse (IS): le 6 rue de Suez à Montpellier!
Ouverte depuis début février 2006, la maison est fort jolie quoi qu’en partie inhabitable (trous dans le toit).
L’aménagement des lieux poursuit son bonhomme de chemin, tandis que la tutrice du propriétaire (tétraplégique de 85 ans qui ne vit plus là depuis 10 ans) a d’autres choses à faire avant de penser à nous expulser: « rappelez le 15 mars! ». D’ici là on va donc essayer de convaincre le proprio qu’il vaut mieux nous laisser redonner vie à cette jolie maison plutôt que la vendre à des promoteurs qui la raseront pour un centre commercial ou un building dans un quartier en pleine restructuration (travaux de la 2e ligne de tram…).
Vous etes bien sûr invités à venir nous voir!
Les derniers jours ont été marqués par un atelier fabrication d’un char pour le carnaval… qui a mal tourné: dès 2h, la flicaille a décidé de dégager tout le monde! Un court affrontement puis des arrestations… 3 comparutions immédiates aujourd’hui, avec un rassemblement au tribunal. Le soutien se met en place. Pour plus d’infos: cdm04 [at] voila [point] fr
C’est le mail du collectif de soutien aux inculpés du carnaval… il y a deux ans. Rebelote! Ils veulent tuer carnaval, ils récolteront ripostes!
Déjà, le squat étudiant à la fac a déclaré son soutien et se prépare à subir la répression lors des prochaines manifs…
Bref. Deux nouveaux squats à Montpellier, un carnaval « réussi » (excellente ambiance jusqu’à l’arrivée des bleus)… Ca va plutôt bien quoi…

ruedesuez at no-log point org

Montpellier: Expulsion du Grraou ce mardi 2 août 2005

  Montpellier: Expulsion du Grraou ce mardi 2 août 2005


Snif c’est fini

Ce matin, les cinq personnes qui dormaient au Grraou ont été réveillées par des gens en uniforme, un huissier et des déménageurs.
Pas trop de violence ni de casse à déplorer.
Le type de la mairie qui devait nous recevoir est revenu de vacances hier.
Comme par hasard son secrétariat n’était au courant de rien. On devait rappeler ce matin…
Vu l’absence d’illusion que nous avions sur la volonté de dialogue de la mairie, cela nous étonne peu.
Comme un peu partout, l’été est la saison des expulsions. Mais on sait que l’automne est la saison des ouvertures…
Pour l’instant, les squatteureuses du Grraou se dispersent. Vont reprendre des forces de Grenoble à Barcelone. Puis comme personne n’a renoncé à la vie en (presque) autonomie, les gens repartiront sur d’autres aventures, ensemble ou pas.
On était en train de finir un zine, qui sera peut-être quand même fini malgré l’expulsion.
Bon on va pas s’étendre. C’est assez triste comme ça. Juste préciser à celleux qui voulaient venir que du coup ça va être difficile. Mais des gens continueront à consulter la boite mail, si vous avez des rencontres à proposer, besoin d’un plan d’urgence pour dormir à Montpellier…
Bisous à toustes
Les expulsions ne nous feront pas rentrer dans le rang!

Grraou


Montpellier: Le Grraou expulsable sans délais !

  Montpellier: Le Grraou expulsable sans délais !


Salut à tous,

C’est avec une bien grande tristesse que nous vous annonçons la double décision judiciaire accordant notre expulsion sans délais. En effet, l’association (par le TGI), et les habitant-es (par le TI) ont été déclaré-es coupables d’une atteinte à la propriété si grave qu’aucun délai n’était accordable.
Alors du coup on craint d’avoir la police devant notre porte à n’importe quel moment.
On essaye de faire comprendre au proprio (la Serm) et à la mairie (proprio de la Serm) qu’au Grraou il y a des gens qui habitent et n’ont pas d’autre logement. Histoire d’avoir un peu de temps pour nous retourner…
Vous pouvez donc vous aussi dire à la mairie que c’est pas humain d’expulser des gens sans délai:
helene [point] mandroux [at] ville-montpellier [point] fr
Et puis vous pouvez venir nous voir, nous aider à nous préparer à une expulsion, organiser une fête, publier et diffuser notre zine, etc.
Pour l’instant, pas moyen de savoir si on sera dehors demain ou dans dix jours, sûrement pas beaucoup plus.
La mairie nous propose un rendez-vous avec un directeur de cabinet adjoint (surement pour nous dire ce qu’elle a dit à Libé: y’a pas d’espace à Montpellier pour des projets comme le notre). Mais celui-ci est en vacances jusqu’au 1er août.
Et la personne chargée de notre dossier à la Serm n’en a rien à foutre: elle veut se débarrasser de nous au plus tôt (jointe par téléphone celle-ci nous a invité à aller dans un camping: vu que nous sommes des jeunes ça devrait pas nous poser de problèmes!!!!).
On a plein d’idées mais peu de forces pour tenter de repousser l’expulsion. Vous etes donc les super bienvenus!
Je rappelle le téléphone: 04 67 55 96 73
Gros bisous à toustes

Grraou!!


Montpellier: Renvoi du procès du Grraou au 23 juin

  Montpellier: Renvoi du procès du Grraou au 23 juin


Salut à vous!

Ce matin [9 juin 2005] nous étions assignés au Tribunal pour la procédure d’expulsion, mais on a négocié 15 jours de plus pour mieux se préparer… donc c’est le 23 juin qu’on plaidera notre cause. On a quand même fait un petit déjeuner devant le palais de jusitice où une trentaine de camarades sont venus nous soutenir (woaw! merci à vous!). Les crèpes et la confiture étaient bien bonnes, l’infokiosque a une nouvelle fois été vidé…

Un truc bizarre: les habitantes et habitants sont assignés devant le tribunal d’instance, comme le prévoit la loi depuis cette année, tandis que notre association est assignée devant le tribunal de grande instance… On ne sait pas trop où veut en venir la SERM (le proprio, aux mains de chers élus chochialichtes), même le président du TGI n’a pas trop compris. Avec un peu de chance, les deux présidents seront un peu vexés d’être ainsi saisis en même temps, et nous soutiendront…

Sinon, pour en revenir à nos tentatives de dialogue, elles en sont au point mort. Nos actions de la semaine passée (voir le message précédent) nous avaient permis d’obetenir un rendez-vous avec des responsables de la SERM lundi. On y est allé pour nous entendre traités de « grains de sable » qui bloquent toute l’opération Grand Coeur. Ainsi, en squattant 4 appartements, on empêcherait la réhabilitation de 1500 logements (dont 500 sociaux)! S’ils nous recevaient, c’était seulement parce qu’ils y avaient été contraints par des pressions politiques… Une politique qu’ils ne pratiquent d’ailleurs pas, nous ont-ils assuré, tout en se vantant de mener un projet social… ichte? Bref, la réunion a été l’occasion pour eux d’enchaîner les contradictions, pour mieux nous faire comprendre qu’ils en avaient rien à foutre de nous. Ils ne peuvent rien faire et on devrait s’adresser aux politiques (ces derniers nous avaient dit l’inverse…). Alors nous, on a proposé une réunion avec eux et les élus pour qu’on sache vraiment qui décide. Mais finalement, même si les élus le leur demandait, ils ne reviendront jamais sur leur décision. C’est beau! Les élus possèdent une entreprise sur laquelle ils n’ont aucun contrôle! Bon. On ne va pas raconter plus en détail, vous avez compris la teneur de ce rendez-vous. On se dit qu’on a eu de la chance que les politiques leur ait recommandé d’avoir une oreille attentive…

Du coup, comme on a l’impression d’être des balles de tennis, on attend le match sur le cour du palais de justice. D’ici là, on va essayer de remettre la pression sur la mairie qui reste la chef… On sait que les politiques ne sont sensibles qu’à l’opinion publique… c’est-à-dire aux médias… Et on va sûrement refaire un repas de quartier le dimanche précédant l’audience, le 19 (à confirmer).

Voilà pour les nouvelles. On en profite pour saluer les 400 couverts qui viennent de connaître un sort particulièrement injuste. Bon courage les ami-es, on espère que vous allez pouvoir renverser la tendance! Et puis salut à tous les espaces de liberté!

Grraou !


Montpellier: La pression c’est plus efficace que les courriers recommandés

  Montpellier: La pression c’est plus efficace que les courriers recommandés


Salut!

Vous savez peut-être que nous sommes assignés au TGI de Montpellier le 9 juin 2005 à 8h30.

Nous avons voulu savoir pourquoi cette procédure a été lancée sans aucune tentative de dialogue, alors que nous avions envoyé des courriers de propositions de conventions de prêt aux élus, administrateurs de la SERM (propriétaire). Nous avions eu une seule réponse, de Mandroux, maire de Montpellier, qui disait transmettre à Dombre Coste, adjointe du quartier.
Nous espérions autre chose avant l’assignation, d’autant qu’un voeu a été voté contre les expulsions il y a deux mois et que Dombre Coste affirme qu’elle s’engage à dialoguer (pas devant nous, dans la presse).

Comme Dombre Coste n’a pas voulu nous recevoir en rendez-vous, parce qu’elle estime n’avoir rien à voir avec la SERM, nous sommes allés quand même voir à la Maison de la démocratie, lieu où elle reçoit théoriquement le jeudi, et lieu que nous connaissions pour y avoir effectué une action de soutien aux 400 couverts [voir http://squat.net/fr/news/montpellier250205.html]. Elle n’était pas là, et on n’a pas pu avoir un papier écrit où elle disait son incompétence (et dans ce cas: pourquoi Mandroux nous renvoie vers elle?). Alors on est allé à la mairie, directement à l’étage du cabinet du maire, où on nous a d’abord dit que personne n’était disponible. Et comme on a expliqué qu’ils sortiraient, finalement, la réunion qui était censée y avoir, n’existait pas: le directeur de cabinet s’est pointé. Il nous a promis qu’ils avaient fait pression sur la SERM pour qu’on ait un rendez-vous avant le procès, et qu’ils aient une écoute attentive…

Résultat: en rentrant, le téléphone sonne: « bonjour, c’est la SERM, on vous propose un rendez-vous… » C’est lundi. Comme quoi, le trouble de leur tranquilité est plus efficace que les courriers recommandés. On a compris (on le savait déjà). On a plein d’idées…

Quant à ce rendez-vous, on sait pas trop ce qu’ils vont nous dire. Il est évident que si des négociations commencent, va falloir qu’ils retirent leur plainte, parce que ça se fait pas en une réunion. La délégation devra rendre compte auprès du collectif. D’autre part, pas question de payer un loyer vu l’état des lieux (on se demande comment des gens pouvaient le faire il y a encore seulement un an: c’est pas insalubre, mais pas louable du tout). Voilà où on en est. Pour l’instant on maintient évidemment le rendez-vous devant le tribunal (c’est place Pierre Flotte), on amène du petit déj’, vous pouvez aussi. Et puis de quoi patienter dans la bonne humeur, parce que on risque de pas passer avant 10-11 heures…

En attendant, vous pouvez envoyer des lettres de soutien (d’insultes), à eux et à nous, pour montrer qu’il y a plein de monde qui nous aiment bien.

grraou [at] no-log [point] org
contact [at] serm-montpellier [point] fr
mtp [point] quotidien [at] ville-montpellier [point] fr

Grraou!