Toulouse: procès des squats de Blagnac et du Mirail, appel à soutien !

Le squat de Blagnac, situé au 14 rue des Amandiers, et celui du Mirail, situé au 36 rue Jacques Babinet, ont tous deux été ouverts après l’incendie du squat au 44 avenue de Muret le 5 février dernier.

Le squat de Blagnac passe en procès le vendredi 6 mars. Rendez-vous au tribunal d’instance, 40 avenue Camille Pujol, à 8h30. Les avocat·e·s défendant les habitant·e·s du Mirail ont demandé et obtenu un nouveau report du procès. Le squat du Mirail passe en procès le vendredi 13 mars.

Aussi sur Toulouse, au squat de la rue Émile Brouardel, soirée contre les frontières le 4 mars. Ce lieu collectif autogéré d’activités et d’habitat a été occupé fin 2019. Tous les mercredi à 18 heures, réunion d’organisation. Read More

Lyon: communiqué de l’Espace Communal de la Guillotière suite au rendu du procès

Le 25 novembre dernier, un collectif de demandeurs d’asile et leurs soutien ont occupé un bâtiment appartenant à la famille Descours au 45 rue Béchevelin. Cette occupation a pour objet de mettre à l’abri les demandeurs d’asile laissés à la rue par les services de la Métropole, de la Préfecture et utiliser une partie du bâtiment pour organiser l’entraide et la solidarité sur le quartier de la Guillotière. Ainsi est né l’Espace Communal de la Guillotière !

Ce bâtiment inoccupé depuis 2015, est l’objet d’un compromis de vente avec le promoteur UTEI qui comme tout le monde le sait, a pour projet de démolir une grande partie de l’îlot Mazagran. C’était sans compter sur le collectif Habitons Mazagran et des habitant.es du quartier, qui après plusieurs années de lutte ont réussi à imposer un moratoire sur ce projet immobilier. Après un cycle de concertation mené par la mairie, vaste enfumage destiné à noyer le poisson et épuiser les opposants, l’avenir de l’îlot est plus flou que jamais.

C’est dans ce contexte que la famille Descours, pour préserver ses intérêts et la vente de son bâtiment (1 millions d’euros environs), et alors que les habitants voulaient négocier, a lancé une procédure judiciaire pour l’expulsion immédiate des occupants sans solution de relogement. Read More

Dublin: Sandwitch Gaff, nouveau centre social

Ashes to Ashes, Crust to Crust – Du renouveau dans les squats de Dublin

Nous voici donc, dans notre propre « Her Lady Margaret Thatcher Memorial Library », en train de boire une canette et de célébrer sa mort.
Nous écrivons cet article car nous sommes heureu-seus d’annoncer enfin au monde entier la « Sandwitch Gaff » ! (squat.net). Après avoir résisté à une tentative d’expulsion illégale lorsqu’une pelle mécanique a défonsé nos murs aux petites heures du matin, nous avons décidé de sortir de la clandestinité et de dire aux autres que Sandwitch Gaff est là pour rester.

Si vous connaissez la scène des squatters de Dublin et que vous avez aimé Grangegorman ou le Barricade Inn, alors vous nous détesterez ! Nous avons un entrepôt rempli de trampolines, de tall bikes, de tyroliennes, de tout un tas de chiens, de notre propre bar et d’un tas d’autres trucs de fou. Nous avons eu quelques événements ; cabaret, diner, soirées comiques, et nous étions prêt-es et ouvert-es pour en accueillir d’autres. Si vous êtes un groupe sympa ou un-e voyageur-euse bizarre à la recherche d’un lieu pour ce que vous faites, envoyez-nous un e-mail et gardez un œil sur les événements à venir affichés sur radar.squat.net. Read More

Porto (Portugal): appel international à l’action

AVRIL D’ACTIONS
Porto, Portugal 2020

Cet appel est né du refus de se conformer et de regarder passivement les États et les gouvernements transformer le monde en une machine d’oppression, imposée par des dirigeants qui ne cachent même pas le manque de respect qu’ils ont envers des populations entières.
Nous assistons à une escalade d’événements qui nous oblige à repenser notre position dans le monde, la façon dont nous voulons mener notre vie et l’avenir de la planète.
Les bas salaires, les loyers déraisonnables, l’embourgeoisement poussent délibérément les classes populaires à quitter les villes, à abandonner leurs communautés locales pour laisser la place aux riches, les aliénant non seulement de leurs racines et de leur histoire, mais ne leur offrant pas non plus d’autres ressources pour mener une vie digne. Une conséquence de la spéculation immobilière, qui ne profite qu’à la classe supérieure et aux intérêts économiques capitalistes. L’exploitation de ressources comme le gaz de schiste et le lithium se fait sans respect de la volonté et du bien-être des citoyens vivant dans les zones touchées. Les nouvelles constructions détruisent des écosystèmes entiers, comme le projet d’un nouvel aéroport à Montijo, près de Lisbonne, ou les plateformes d’extraction de fissures qui polluent de nombreuses couches de sol et contaminent les nappes phréatiques (la même eau contaminée destinée aux maisons des citoyens voisins). Read More

Forêt nationale de Canela (Brésil): la retomada Canela est sous la menace d’une expulsion imminente

Les Amérindiens Kaingang, qui ont récupéré leur territoire dans la forêt nationale de Canela, dans le Rio Grande do Sul, le dimanche 23 février 2020, viennent de recevoir un mandat de restitution de terres qui doit être exécuté ce mardi 3 mars.

Cela fait depuis 2008 que ce groupe kaingang bataille pour la récupération de leur territoire, plusieurs vestiges archéologiques y ont été retrouvés, l’histoire orale et les études anthropologiques montrent aussi l’appartenance des Kaingang à ce territoire, mais les organismes gouvernementaux, qui soi-disant sont censés garantir les droits des Amérindiens, s’articulent avec les interêts privés pour empêcher les Kaingang de vivre sur leur territoire.


[Si besoin, il est possible d’activer les sous-titres en français.]
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Saint-Denis (93): cantine au Landy sauvage contre les expulsions et le mal-logement

Dimanche 1er mars, retrouvons-nous à 17h30 pour un temps d’échanges suivi d’un bon repas à prix libre au Landy Sauvage, lieu de vie auto-organisé menacé d’expulsion à partir du 1er avril. L’argent collecté ira soutenir plus largement des personnes menacées d’expulsion à Saint-Denis. Read More

Rotterdam (Pays-Bas): appel à la solidarité depuis le quartier Tweebos

On vous écrit de Tweebosbuurt. Aujourd’hui, un nouveau squat s’est fait expulser de maniére illégale une fois de plus. La police a procédé à 3 arrestations des opposant-es présent-es dans le lieu. Ceci montre une fois de plus la capacité de la police à ne pas respecter les lois. En effet, cette expulsion est illégale car les personnes étaient présentes depuis 8 jours, donc en accord avec la loi qui prévoit 48 heures. Le tout argumenté par un dossier complet de preuves datées et tamponnées par le tribunal de Rotterdam. La seule infraction commise est que Vestia n’a pas mentionné l’existence de ces dossiers quand la police est rentrée à coups de bélier dans la porte. Vestia, épaulé par la police, est hors la loi.
Dans quelques jours, le 4 mars précisément, 6 squats vont se faire expulser, 6 maisons où vivent des gens depuis quelques mois, répondant à l’appel à venir occuper le quartier contre la gentrification et les expulsions. 6 maisons ouvertes pour contrer le rouleau compresseur que représente Vestia, vont voir leur porte détruite. Cette date du 4 mars est décisive, tant pour la sauvegarde de ces lieux de vies que la pérennité de la lutte, ici même, à Tweebosbuurt.
Nous lançons donc un grand appel à venir occuper, défendre et habiter le quartier, avant et après les expulsions. Pour ne plus laisser place aux grandes entreprises, comme Vestia et tant d’autres, détruire les quartiers populaires. Pour ne plus laisser place à la police servant de chien de garde à Vestia, qui manipule impunément les lois, faisant de la misère leur business. Read More

Rotterdam (Pays-Bas): nouvelle ouverture expulsée le jour même. Dialogue nocturne avec Vestia

La police et Vestia pensent qu’ils peuvent à nouveau faire n’importe quoi en toute impunité !

La police a expulsé un squat de la Tweebosstraat à Rotterdam mercredi soir. Les squatteur-euses s’étaient retranché-es sur le balcon et le toit. Quatre arrestations ont été effectuées. Un groupe de squatteur-euses est entré dans le bâtiment vide plus tôt dans la journée. La police était présente en nombre pour expulser le groupe. Les maisons de la Tweebosstraat sont nominées pour être démolies. Auparavant, il y eu aussi des ouvertures de courte durée dans le quartier pour protester contre les logements laissés vacants.


La Haye: un dialogue nocturne avec Vestia.

Dans la nuit du 25 février, une visite nocturne a été effectuée au bureau de Vestia, situé sur la Loevesteinlaan, à La Haye. Plusieurs fenêtres ont été brisées et des bombes de peinture ont été lancées sur le bâtiment. Vestia est une mafia protégée par l’État. La société de logement est bien connue pour ses mauvaises pratiques et son mépris total des locataires. Après la crise de 2008, la société a continué à augmenter allègrement les loyers, à vendre des logements sociaux et à reporter l’entretien crucial des logements sociaux. Les gens étaient aux prises avec des problèmes de fuites, d’humidité et de moisissures, et Vestia ne semblait pas s’en soucier.
Aujourd’hui, Vestia démolit à nouveau plus de 500 logements sociaux dans le quartier de Tweebos à Rotterdam. La société ne reconstruira que 130 logements sociaux, le reste étant des locaux commerciaux et des maisons occupées par les propriétaires. Le projet de Vestia dans le Tweebosbuurt est un projet de gentrification brutale. Read More

Athènes (Grèce): Koukaki leur est tombé dessus

Depuis 2017, la communauté d’occupation de Koukaki (Matrozou 45, Panaitoliou 21, Arvali 3) a mis en place un exemple compétitif différent de vie communautaire dans le centre d’Athènes. Grâce à son organisation horizontale, au travail collectif et à la persévérance, elle a mis en place des projets ouverts et sociaux de logement communal, de bains publics et de lavomatic, de partage de vêtements, d’espaces pour des événements publics et une bibliothèque multilingue. Opérant dans une zone qui s’est transformée de quartier résidentiel en station touristique de première classe, la communauté des squats de Koukaki a levé un talus contre les politiques répressives et économiques de l’État et des patrons, contre le fascisme, le racisme et le patriarcat. Foyer vivant de la résistance, elle a également soutenu activement et s’est associée à d’autres luttes, projets politiques et assemblées publiques [1].

Une telle communauté active d’égalité et de solidarité ne pouvait pas passer inaperçue. Comme beaucoup d’autres squats et projets politiques à Athènes, les squats de Koukaki ont été pris pour cible à de multiples reprises par l’Etat, tant par les gouvernements syriza et nea dimokratia que par des attaques fascistes [2]. Face aux expulsions et à la répression, les camarades ont résisté et défendu leur communauté en reprenant les maisons et par des interventions dynamiques. Read More

Notre-Dame-des-Landes: arrêt sur image des conflits politiques entre membres, complices du CMDO et non-signataires sur la ZAD

Zoom sur le Rosier, de juillet 2019 à février 2020
Début d’analyse politique sur la prise de pouvoir du CMDO (ami-e-s, complices, intermédiaires et chef-fe-s (?))

Introduction

Ce texte est mon témoignage, celui d’une habitante sédentaire de la ZAD, sur les conflits internes entre habitant-e-s de la ZAD de NDDL depuis juillet 2019 et leur contexte factuel et politique antérieur à 2019.

Ce texte est une invitation à venir sur la ZAD pour nous aider à régler les conflits.

Ce texte est là pour relater une situation très difficile vécue sur zone, pour appeler à l’aide.

Ce texte, a lui seul, pourrait laisser penser qu’il ne se passe « que du négatif sur la ZAD » et ça n’est pas vrai. Depuis que j’y suis j’y ai appris à vivre autrement, dans le partage, dans l’amour (malgré tout!), avec celleux qui luttent pour préserver la terre, leurs modes de vie. Et tout cela m’épanouit beaucoup et me conforte dans l’idée de continuer à vivre un autre monde.

Ce texte est un espoir de pouvoir continuer à construire notre utopie de ZADs, de squats, de vie une fois débarrassé-e-s de ces pressions et conflits. Read More

Rubí (Catalogne): rassemblement contre le risque d’expulsion du jardin communautaire El Mirlo

Communiqué du jardin communautaire El Mirlo.

Samedi 15 février 2020 à midi, rassemblement devant la gare de Rubí.

Si le spéculateur persiste, El Mirlo résiste !

En mai 2016, nous avons occupé le terrain du 44 rue General Prim, en face de l’Athénée Libertaire la Hidra, appartenant à l’époque à Arrels CT Finsol, une société immobilière de la BBVA, afin de construire un jardin communautaire entre tou-te-s. Depuis lors, nous donnons vie à cet espace, en utilisant une terre abandonnée. El Mirlo (le Merle) et ses plantes n’ont pas cessé de pousser grâce à l’effort des toutes et de tous, jour après jour et à chacune des journées portes ouvertes aux voisin-es qui sont organisées tous les 15 jours. Nous cultivons des légumes, des plantes médicinales, des tubercules et nous le faisons pour apprendre ensemble et ainsi partager les connaissances. Le jardin est aussi un lieu de rencontre pour les personnes et les groupes, un coin protégé de la pollution asphyxiante et de l’asphalte de cette ville. Read More

Lyon: procès contre l’Espace Communal de la Guillotière, rassemblement devant le TGI

Depuis 2 mois, le bâtiment situé au 45 rue Béchevelin a été squatté afin de loger des personnes en demande d’asile délaissées par les services de la Métropole. A travers différentes initiatives portées par ses habitant.es et leurs soutiens, l’Espace Communal de la Guillotière est né, et est devenu un lieu de rencontres pour de nombreux.ses voisin.es.

Jeudi 6 Février, les services de la Ville de Lyon y ont déposé un arrêté interdisant l’accueil du public prétextant que le lieu ne serait pas aux normes ERP. La Mairie ne semble donc pas saisir la différence entre des « services » destinés à un « public » consommateur et passif, et des solidarités concrètes entre voisin.es favorisant l’intégration de ses habitant.es à la vie du quartier. A l’Espace Communal, c’est de la construction collective d’une entraide populaire dont il s’agit. Read More

Saragosse (Espagne): Communiqué de l’assemblée du CSO Kike Mur

Si le Kike Mur tombe, Saragosse se soulève.

Salutations à celles et ceux qui s’identifient aux valeurs de liberté, d’autogestion, d’antifascisme et au CSO Kike Mur. Tout d’abord, nous tenons à remercier tous les commentaires, communications et expressions de soutien qui nous parviennent de la part de collectifs et d’individu-es, ils transmettent beaucoup de force et réaffirment notre résistance, ce sont les gens qui donnent vraiment un sens et une vie à l’espace, qui ont réussi à faire de ce rêve une réalité. C’est grâce à tout cela que nous nous sentons fort-es, nous savons que nous avons le soutien et la solidarité des meilleurs habitant-es de cette ville et d’autres endroits, et c’est la meilleure arme dont nous disposons. Read More

Berlin: celui qui achète Köpi s’attire des ennuis…

Berlin est le numéro un national en ce qui concerne l’augmentation rapide de la valeur des biens immobiliers. C’est ce que révèle le dernier « Global Residential Cities Index ». Il n’est donc pas surprenant qu’après quelques années de paix relative, le Köpi soit redevenu désirable pour les investisseurs en raison de son énorme potentiel de profit. Cette fois-ci, le propriétaire « fait les choses en grand » et propose le Köpi et le parc à roulottes adjacent dans le cadre d’un ensemble immobilier lourd de près de 100 millions d’euros. En ces temps de capitalisme de casino et de politique de taux zéro, il n’est pas surprenant que plusieurs clients potentiels soient déjà intéressés par cette offre… Read More

Nantes: un Goliath de l’immobilier contre des exilés

Propriétaire du squat de la rue Moquechien : un Goliath de l’immobilier contre des exilés !

Les mandataires du propriétaires refusaient de donner son nom et faisaient planer le mystère mais le voile est levé: le propriétaire de la nouvelle occupation est Covivio. Ca ne vous dit rien ? Read More