Calais: « On continuera à distribuer de la nourriture là où il y aura des exilés »

Une semaine après la publication d’un arrêté préfectoral qui interdit aux associations de distribuer de la nourriture aux migrants de Calais, 12 d’entre elles ont saisi le tribunal administratif de Lille pour demander sa « suspension immédiate ». En attendant la décision de justice, les humanitaires se cachent pour nourrir les quelque 1 500 exilés présents dans la ville.

À Calais, les associations d’aide aux migrants ne comptent pas se laisser faire. Près d’une semaine après la publication d’un arrêté interdisant aux associations non mandatées par l’État de distribuer de la nourriture aux migrants de Calais, plusieurs d’entre elles ont saisi le tribunal administratif de Lille mercredi 16 septembre.

Car en raison de cette nouvelle donne, la Vie active est désormais l’unique association autorisée à distribuer de la nourriture à Calais. A elle seule, elle ne peut pas atteindre tous les migrants de la ville – dont le nombre est estimé à environ 1 500, selon les militants. L’association mandatée par l’État apporte environ 1 000 repas le matin et 1 000 le midi, sur deux lieux différents. Cependant, certains migrants ne peuvent pas se rendre aux points de distribution, situés loin de leurs lieux de vie. Par ailleurs, rien n’est prévu pour le soir. Read More

France: un amendement anti-squat menace les occupant-e-s sans titre

Mise à jour du 17 septembre: L’amendement anti-squat soutenu par le Gouvernement ( ministère du logement) généralisant l’expulsion administrative (sur décision du préfet et sans jugement) des occupants sans titre a été adopté en commissions des lois de l’Assemblée Nationale mercredi 16 septembre. Cette proposition est excessivement dangereuse, et les délais sont courts puisque la loi dans laquelle sera insérée l’amendement sera discutée à l’Assemblée Nationale la semaine du 28 septembre.

Un amendement discuté cet après-midi en commission élargit l’expulsion sans jugement.
A l’ensemble des occupant-e-s sans titre !

La proposition d’amendement n°695 du projet de loi ASAP, inséré après l’article 30 bis, du rapporteur Mr Guillaume Kasbarian, député LREM et soutenu par le Gouvernement, étend l’expulsion administrative (expulsion forcée sur décision du préfet et sans jugement), en quelques jours et rétroactivement à tous les occupants sans titre de logements, bureaux, locaux et terrains vacants. Read More

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Berlin: ne touchez pas à la Liebig 34 ! Date d’expulsion le 9 octobre 2020

Aujourd’hui, le 15 septembre, nous avons reçu un courrier de l’huissier T. Knop. Ils menacent d’expulser la Liebig34 le vendredi 9 octobre à 7 heures du matin !

Nous ne laisserons pas cela se produire !
Comment est-il possible qu’une expulsion soit annoncée alors qu’une autre association que l’accusé-e soit présente au palais de justice ?
Comment est-il possible qu’au moment où une deuxième vague de Corona est attendue, une maison soit expulsée par autant de personnes ?
Comment est-il possible qu’en particulier maintenant, à l’époque des manifs fascistes et d’un glissement vers la droite, un projet de maison féministe, de gauche et queer soit attaqué aussi massivement ?

Nous sommes en colère mais déterminé-es.
Nous n’abandonnerons pas la Liebig34 aussi facilement.

Soutenez-nous dans notre lutte.
Venez aux assemblées, contrariez les politicien-nes et les propriétaires.
Soyez créati-ves ! Faisons de cette tentative d’expulsion un désastre ! Read More

Chania: Rosa Nera expulsée, la lutte ne fait que commencer

Rosa Nera est un collectif politique autonome et anti-autoritaire qui, depuis 2004, squatte et a donné son nom au bâtiment historique qui était autrefois connu sous le nom de « 5e division de l’armée », le déclarant, pour la première fois de son histoire, un espace libéré.

Le bâtiment squatté de Rosa Nera, a été construit vers 1880 par les Turcs comme un palais pour le pacha local. Il a continué à abriter différents représentants de l’autorité, le dernier en date étant le commandement militaire local, pendant la dictature militaire de Papadopoulos.

En 1985, le bâtiment passe du ministère de la défense au ministère de l’éducation, qui l’offre à l’Université technique de Crète, à condition qu’il soit utilisé uniquement pour des activités éducatives. Néanmoins, de 1985 à 2004, le bâtiment est totalement abandonné.

En juin 2004, le bâtiment a été occupé et remis en état. Il a été transformé d’une ruine qui s’effondrait en un centre d’activités politiques, culturelles et sociales, ainsi qu’en une maison. Tout a été accompli grâce à un travail collectif, une volonté collective et un soutien financier collectif. Cela signifie que les gens ont tout fait, en s’organisant par des procédures horizontales et non hiérarchiques. Read More

Dijon: expulsion du squat de la rue Becquerel. Entre 60 et 80 personnes chassées de leur refuge

Ce mardi après-midi aux environs de 15h, une compagnie de CRS est venue expulser les habitants du squat de la rue Henri Becquerel. Cet ancien immeuble de bureau depuis plusieurs années accueillait depuis bientôt un an entre 60 et 80 sans-papiers.

Ce mardi après-midi aux environs de 15h, une compagnie de CRS est venue expulser les habitants du squat de la rue Henri Becquerel. Cet ancien immeuble de bureau appartenant à la Société Est Métropole et vide depuis plusieurs années accueillait depuis le 29 septembre 2019 entre 60 et 80 sans-papiers qui avait auparavant été expulsées de l’ancienne CPAM de Chenôve.

Les personnes présentes dans le batiment ont semble-t-il été emmenées au Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) de la rue des Creuzots, CAO qui était pourtant déjà saturé.
À noter qu’une fois de plus la préfecture passe outre la justice puisqu’un procès en appel (certes non suspensif) sur l’expulsabilité du lieu devait avoir lieu à la fin du mois. Read More

Montreuil (93): appel à soutien pour un nouveau squat d’organisation

Un nouveau lieu s’ouvre sur Montreuil au 1 rue Jean-Jacques Rousseau et il est déjà menacé d’expulsion. Le soi-disant propriétaire est passé ce matin accompagné par les flics et il veut que l’expulsion se fasse au plus vite. «Si on les expulse assez rapidement ils auront pas le temps de ramener des renforts.»

Dans ces locaux abandonnés depuis 4 ans, en plus d’espaces qui sont habités, nous aménagerons des espaces d’organisation politique pour des collectifs autonomes sans lien avec des partis, des syndicats ou des associations qui ont déjà tant d’espace pour agir. Nous voulons que ce lieu serve pour des réunions et des AG, des ateliers, des espaces de partage et de gratuité (cantines et épiceries solidaires, infokiosques, bibliothèques…). Dans l’idée tout individu, groupe informel, ou collectif qui lutte contre l’État, le capitalisme, le patriarcat, le racisme, la psychophobie et les différentes formes d’oppression pourrait investir cet espace. Read More

Vitry-sur-Seine: présentation de la Kunda, nouveau centre social autogéré

Depuis le mois de février 2020, nous sommes une cinquantaine de personnes – précaires, sans-papiers, étudiant.e.s – à occuper une parcelle comportant trois bâtiments à Vitry-sur-Seine. Ce lieu, vide depuis moins d’un an, propriété du Val-de-Marne, était un foyer et le siège d’une société d’actionnaires fonciers du département. Nous avons choisi de l’appeler la Kunda (la communauté en Soninké).
Pourquoi le squatter ? Le squatter répond d’abord à la nécessité, pour certains d’entre nous d’avoir un logement décent et pour d’autres, tout simplement, d’avoir un logement. Nous refusons de nous enchaîner au travail précaire pour payer un loyer trop cher comme nous refusons le chantage du marché immobilier et des institutions sociales.
Certains d’entre nous sont sans papiers, et suivent des procédures longues, qui les laissent à la rue, sans hébergement et sans possibilité de travailler. Sans le squat, c’est la rue, et tout le monde connaît les difficultés de la rue. Grâce à ces lieux, certains d’entre nous peuvent aller à l’école, avancer dans leurs démarches et avoir un lieu de vie. Read More

Calais : un arrêté interdit aux associations de distribuer de la nourriture aux migrants, les humanitaires s’insurgent

Un arrêté publié jeudi par le préfet du Pas-de-Calais interdit aux associations non mandatées par l’État de distribuer de la nourriture aux migrants vivant à Calais. L’Auberge des migrants et Utopia 56 s’insurgent d’une telle mesure qu’elles jugent « honteuse et scandaleuse ».

Nouveau bras de fer entre les associations d’aide aux migrants et les autorités à Calais, dans le nord de la France. Dans un arrêté publié jeudi 10 septembre, le préfet du Pas-de-Calais, Louis le Franc, a annoncé l’interdiction de « toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires [dans une vingtaine de rues, quais, places du centre-ville] pour mettre fin aux troubles à l’ordre public et limiter les risques sanitaires liés à des rassemblements non déclarés ».

« Non-respect des mesures de distanciation »

Dans la mesure où l’État a mandaté une association, la Vie active, pour fournir « quatre distributions quotidiennes de repas », qu’il met à disposition des migrants 38 robinets d’eau 5 jours sur 7, dont « 22 accessibles 7 jours 7 » et que de l’eau est distribuée pendant les repas, la préfecture considère que « l’ensemble des prestations assurées permet d’apporter aux personnes migrantes des prestations humanitaires suffisantes au regard des besoins de cette population notamment alimentaires ». Read More

Montpellier: Squat des Archives, vers une évacuation et une transition légale ?

Le collectif Luttopia, gestionnaire du squat des anciennes archives départementales, a rencontré ce jour le directeur de cabinet de la Préfecture M. Smith, en présence de représentants de la municipalité, de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS), du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), pour évoquer l’avenir du bâtiment, sous le coup d’une décision judiciaire d’expulsion.

Un changement de discours de la Préfecture ?

Lors de cette rencontre, il semblerait que la Préfecture ait relativement changé de discours quant à l’expulsion du squat des archives, que le Préfet Jacques Witkowski avait annoncé en février dernier. Une certaine prise de conscience de la situation catastrophique du logement et de l’accompagnement social dans le département a visiblement permis d’envisager une solution commune à l’avenir du Luttopia 003, en vue de reloger ses occupant·es de manière réellement pérenne. Read More

Leipzig: la violence fait partie du problème – et le problème est le système

Jeudi dernier, il y a eu des affrontements avec la police autour de la Eisenbahnstraße et les jours suivants à Connewitz. Les événements de jeudi sont directement liés à la manifestation du jour J+1 qui a suivi l’expulsion de la Luwi71. Nous considérons les violences qui ont suivi à Connewitz également comme une réaction de solidarité à cette occupation et à d’autres. Nous aimerions donc contribuer en quelques lignes au débat sur la violence politiquement motivée à Leipzig.
Comme action directe, nous avons occupé pacifiquement la maison de la Ludwigstraße 71 pendant une semaine et demie. En quelques jours, la Luwi71 est devenue un lieu de rencontre dans le quartier. Les discussions sur le logement et les espaces ouverts autogérés sont à nouveau devenues un sujet de conversation dans différents horizons politiques.
Dès le début, nous avons fait part de notre volonté de négocier avec la ville et le propriétaire, nous avons étudié les utilisations possibles et proposé des pourparlers. Nous avons été heureu-ses que des représentants des autorités publiques et des partis politiques soient disposés à dialoguer avec nous, à exprimer leur solidarité avec nos préoccupations ou à formuler de sérieuses critiques. Read More

Berlin: appel international à l’action et journées de discussion

Appel international à l’action et journées de discussion à Berlin 30.10.-01.11.2020
Démonstration internationale à Berlin 31.10.2020

UNI-ES, NOUS NOUS BATTONS !
Connecter les luttes urbaines – Défendre les espaces autonomes

Au cours des dernières années, nous avons assisté à une résurgence mondiale de la politique réactionnaire. L’État et le capital, dans un processus constant d’intensification de l’exploitation et d’expansion de la répression, ont utilisé la crise capitaliste mondiale, qui a débuté il y a une décennie, comme une chance de modifier davantage les rapports de force à leur avantage. Leur réponse politique se matérialise par un glissement vers la droite, avec une alliance politique de politiques économiques néolibérales couplées à des récits nationalistes forts et des politiques répressives contre la résistance et les mouvements progressistes. Le nouveau visage de l’autoritarisme a déclenché une attaque tous azimuts contre les individu-es qu’il considère comme inutiles ou celleux qui choisissent de résister et de se rassembler contre la ruine de leur vie. Dans cette période actuelle, les États du monde entier ont utilisé des mesures contre la Covid-19 pour étendre la répression, le maintien de l’ordre et la surveillance contre les sociétés. Dans le même temps, les défaillances des systèmes de santé néolibéraux ont entraîné des masses de décès et une inégalité croissante en matière d’accès aux soins. Read More

Leipzig: qui sème le vent, récolte la tempête

Nous revenons sur un long week-end rempli d’actions contre les expulsions, contre la gentrification et l’insupportable siège policier de nos quartiers. Après que deux maisons occupées aient été expulsées en très peu de temps, la colère à Leipzig a atteint son paroxysme une fois de plus.

Après l’expulsion du squat Luwi71 le mercredi, une manifestation du jour J+1 a été organisée le jeudi. Plusieurs centaines de personnes se sont jointes à la manifestation et ont exprimé leur colère face à l’expulsion du futur centre social près de la Eisenbahnstraße. Les flics ont été attaqués, des barricades ont été érigées et incendiées. Les affrontements ont duré plusieurs heures, au cours desquelles même une tentative de réouverture de la Luwi71 était engagée. Les flics tentèrent encore et encore de disperser les masses, mais au lieu de cela, de nombreuses petites manifestations se formèrent, qui firent progresser les affrontements. De nombreux personnes se joignirent aux masses qui furent dispersées à plusieurs reprises et pourtant se retrouvèrent. La colère contre le bureau de police et la criminalisation de la Eisenbahnstrasse, y compris la zone sans arme, était clairement palpable. Au cours des affrontements et après plusieurs tentatives infructueuses des policiers, ceux-ci ont commencé à tirer au hasard des gaz lacrymogènes dans la foule. Des munitions interdites par la loi ont été utilisées, également contre des journalistes, cela ne surprendra personne connaissant la police saxonne. Read More

Frossay (44): bienvenue à la ZAD du Carnet

En une semaine seulement, la Zad du Carnet est devenue un lieu de résistance, de résilience et d’accueil pour toutes les personnes qui souhaitent la rejoindre.

Une zone d’accueil permet de sensibiliser les riverain.e.s, voyageur.se.s de la Loire à vélo, et promeneur.se.s au projet et à l’utilité de la ZAD.

La vie quotidienne s’organise : installation de lieux de vie communs grâce aux dons de matériel et à la récupération, un free-shop permet à celles et ceux qui en ont besoin de se fournir gracieusement en vêtements ou autre.

Des auto-constructions légères voient le jour afin de protéger les habitant.e.s de la pluie et du froid. Read More

Lyon: portes cassées, intrusion et fichage… les méthodes dégueulasses de Grand Lyon Habitat

Un matin à 7h, Grand Lyon Habitat a fait défoncer des portes dans un squat pour ficher ses habitant-es. Des pratiques d’intimidation inacceptables. Depuis quelques mois, Collomb n’est plus maire de Lyon. Il a été écrasé par les « écolos » allié-es à la « gauche », représenté-es par Grégory Doucet à la mairie et Bruno Bernard à la métropole. Ce dernier avait dit qu’il allait bientôt affirmer des positions sur le sujet du logement, lorsqu’il avait été interpelé le soir de son élection par le mouvement « trêve générale ».

Lundi 17 août, à 7 heures du matin , des huissiers sont venus casser la porte d’entrée du squat Le Maria, réveillant les habitant·es en rentrant de force dans chaque appartement de l’immeuble, défonçant à la perceuse les serrures des personnes absentes et fouillant dans leurs affaires pour trouver leurs identités. Lorsque nous leurs avons demandé de quel droit ils agissaient, ces agents ont répondu qu’ils avaient un mandat, mais ils n’ont jamais voulus nous le montrer, même par la suite lorsque nous l’avons réclamé à l’huissier par e-mail. Les huissiers n’étaient pas disposés à faire autre chose que des trous dans les serrures malgré nos propositions de leur transmettre des noms, que ce soit sur l’instant ou plus tard par mail. Habitant·es et ami·es ont donc dû réagir en protestant collectivement, ce qui a fini par les pousser à partir. Read More

Leipzig: communiqué sur la manifestation « Unissons nos luttes, pour un quartier solidaire ! »

Dans la soirée du 5 septembre, nous avons organisé la manifestation « Unissons nos luttes – Pour un quartier solidaire » avec comme point de départ le Hildebrandpark à Connewitz.

Dans nos discours, nous avons parlé des expulsions à Connewitz et à Leipzig. Nous avons critiqué les nouveaux projets de construction, car ils ne sont plus abordables pour de nombreuses personnes ici et l’espace de vie se raréfie et devient plus cher. En conséquence, de nombreuses personnes qui vivent ici depuis des années doivent quitter le quartier. Les réseaux sociaux, les structures qui se sont développées au fil des ans et les cercles d’ami-es sont détruits.

Nous avons déclaré notre solidarité avec les squatters des dernières semaines à Leipzig, à la Ludwigstraße 71 et à la Bornaische Straße 34, et nous avons lu un message de solidarité pour les squatters de la LuWi qui ont été expulsé-es. Un discours a exprimé notre solidarité avec le mouvement Black Lives Matter dans les soi-disant États-Unis. Nous nous joignons à la campagne Free Them All, qui exige la libération de tou-tes les prisonnièr-es de la rébellion de George Floyd. Read More