Grenoble: fin de trêve hivernale, retour des expulsions

Bonjour,

La fin de la trêve hivernale s’annonce mouvementée en Isère et en France [Note de Squat!net: en 2020, la fin de la trêve hivernale est repoussée au 10 juillet 2020 inclus]:

En effet, l’ex ministre du logement a donné instruction aux préfets d’éviter les expulsions sans relogement et les remises à la rue sèche.
Le DAL 38 a saisi le préfet de l’Isère pour savoir quelles dispositions seraient prises dans ce cadre.

Afin de maintenir la pression, le samedi 11 juillet aura lieu un rassemblement de protestation place Notre Dame, à Grenoble à partir de 14h. Read More

Nantes: retour sur le rassemblement du 4 juillet contre les expulsions et pour des logements décents

L’inter-collectif Personne à la rue ! a réuni environ 200 personnes hier, samedi 4 juillet, Place royale dans une ambiance chaleureuse malgré la pluie. L’heure était aux retrouvailles après des mois de confinement et de réunions virtuelles pour les militantEs, mais le rassemblement c’était aussi des exiléEs, des sans-abri, et des NantaisES solidaires rassembléEs pour l’occasion. Read More

Lyon: procès du Duracuire, appel à soutien !

L’hôpital du Vinatier, propriétaire de l’ancien centre médico-psychologique de Caluire, occupé depuis le 9 décembre 2019, demande l’expulsion de ses habitants-demandeurs d’asile !

Rassemblement en soutien au Duracuire : vendredi 6 mars au TGI de Lyon à 9 heures, 67 rue Servient.

Suite aux expulsions répétées (dont celle de l’amphi Z, le 11 septembre 2019) plusieurs personnes se retrouvent à la rue sans solution de logement proposée. En conséquence plusieurs lieux vacants ont été occupés : le quai Arloing, Lafayette, le Duracuire (ancien centre médico-psychologique du Vinatier à Caluire).
Les locaux du Duracuire sont actuellement occupés par une cinquantaine de personnes demandeurs et demandeuses d’asile d’origines diverses. Ces habitants sont de jeunes adultes, des familles avec enfants scolarisés, des femmes enceintes et des mineurs isolés.
Depuis des années dans l’agglomération lyonnaises, des enseignants et des parents sont contraints de faire dormir les enfants à l’école, des collectifs solidaires ouvrent des lieux inutilisés pour mettre à l’abri celles et ceux qui n’ont pas de toit. Read More

Rubí (Catalogne): rassemblement contre le risque d’expulsion du jardin communautaire El Mirlo

Communiqué du jardin communautaire El Mirlo.

Samedi 15 février 2020 à midi, rassemblement devant la gare de Rubí.

Si le spéculateur persiste, El Mirlo résiste !

En mai 2016, nous avons occupé le terrain du 44 rue General Prim, en face de l’Athénée Libertaire la Hidra, appartenant à l’époque à Arrels CT Finsol, une société immobilière de la BBVA, afin de construire un jardin communautaire entre tou-te-s. Depuis lors, nous donnons vie à cet espace, en utilisant une terre abandonnée. El Mirlo (le Merle) et ses plantes n’ont pas cessé de pousser grâce à l’effort des toutes et de tous, jour après jour et à chacune des journées portes ouvertes aux voisin-es qui sont organisées tous les 15 jours. Nous cultivons des légumes, des plantes médicinales, des tubercules et nous le faisons pour apprendre ensemble et ainsi partager les connaissances. Le jardin est aussi un lieu de rencontre pour les personnes et les groupes, un coin protégé de la pollution asphyxiante et de l’asphalte de cette ville. Read More

Grenoble: contre les détournements de procédure et les expulsions immédiates, occupation d’une nouvelle maison et de la mairie !

Le 20 janvier à Grenoble, une nouvelle occupation de maison a été rendue visible. Simultanément, il y a eu un rassemblement devant la maison et une occupation bruyante de la mairie de Grenoble.

L’occupation de la mairie a duré de 10h à 16h30.
La maison a été expulsée vers 16h, le rassemblement devant s’est fait gazer et violemment repousser et matraquer. Les 2 personnes présentes dans la maison ont été emmenées en garde-à-vue et sont sorties le lendemain avec une convocation à un procès pour dégradation, refus d’ADN et refus de signalétique…

Ci-dessous, le texte distribué durant l’occupation de la mairie et devant la maison squattée: Read More

Madrid: La Emboscada menacée d’expulsion

Vendredi 20 décembre
Salut,
Nous vous écrivons ce communiqué de la Emboscada (Tetuán, Madrid), pour vous informer que le 17 décembre dernier, un juge a ordonné notre expulsion préventive sur la base d’une plainte déposée par l’un des propriétaires de notre espace occupé anarchiste La Emboscada.
Selon ce rapport, l’expulsion peut être très proche, dans moins de 20 jours. Compte tenu de ces informations, nous avons décidé de nous battre de toutes nos forces pour empêcher cette expulsion. Nous avons donc appelé à un rassemblement le soir du jour de l’expulsion, à 20h, et nous comptons sur votre soutien. Le lieu du rassemblement ne sera publié qu’au dernier moment, nous vous encourageons donc à être attenti-ve-s.
Nous avons décidé de ne pas rester silencieu-ses alors que nous assistons à des dizaines et des dizaines d’expulsions dans des logements et des centres sociaux.
Nous avons décidé de ne pas abandonner ni de négocier avec ceux qui veulent surtout défendre leur propriété privée, car nous savons que la propriété privée ne cherche que le bénéfice individuel d’une minoritée et nous savons que l’État défend et soutient ces vieux ennemis de classe déjà connus.
Nous savons que ce cas n’est pas un cas isolé (tous les faits précédents se sont produits l’année dernière) mais il répond à un fonctionnement et une structure capitaliste. Nous savons que le propriétaire n’est pas un démon qui échappe à la norme ou au bon sens, accepté par la plupart des citoyens. Nous avons donc décidé de l’aborder comme un conflit de plus à affronter et avec toute la volonté et le soutien mutuel qui est donné entre tou-te-s celleux qui comprennent et sont solidaires de cette lutte contre le Capital, les lois, et l’Etat lui-même. Read More

Caluire-et-Cuire (69): rassemblement devant le nouveau squat Durs à Cuire

Le 11 septembre 2019, la Métropole a fait appel aux forces de l’ordre, pour faire évacuer le squat Amphi Z à Cusset, Villeurbanne, laissant sur le carreau la totalité des 200 habitantEs. Ils ont délibérément choisi de mettre les gens à la rue sans proposer de relogement. Les habitants n’ont pas eu d’autre solution que d’ouvrir des nouveaux lieux pour se protéger. C’est pourquoi nous nous sommes installés dans le bâtiment de l’ancien CMP à Caluire à présent désaffecté. Nous sommes une quarantaine de personnes adultes et enfants à y avoir trouvé refuge avec l’aide d’un collectif de soutien. A l’occasion de la journée internationale des migrants nous vous appelons à vous rassembler devant le nouveau Squat « Durs à Cuire » pour partager un moment solidaire.

Pourtant la loi prévoit que toutes ces personnes soient logées par la Préfecture ou la Métropole. Les ouvertures de squats l’attestent, de nombreux lieux sont disponibles.
Des solutions existent et pourraient être légalement mises en œuvre sans délai, comme la mise à disposition de lieux vacants (prévu par la loi Elan) déjà utilisée dans d’autres villes, notamment Toulouse. Read More

Grèce: solidarité contre les expulsions de squats et les violences policières

Le 5 décembre, le gouvernement grec a posé un ultimatum aux squatt.eur.euse.s : s’iels ne partent pas, iels devront faire face à une répression violente.

Le parti de droite Nouvelle Démocratie, au pouvoir depuis juillet 2019, affiche son caractère autoritaire en s’attaquant à la gauche radicale et à l’ultra-gauche ainsi qu’aux personnes sans-papiers et aux réfugié.e.s.

L’asile universitaire (l’interdiction pour les forces de l’ordre d’entrer dans un campus), résultat d’une lutte ayant marqué la fin de la dictature des colonels, a été supprimé. Ce fut l’une des premières décisions du nouveau gouvernement. Le 17 novembre 1973, des chars de l’armée avaient en effet tué 23 étudiant.e.s qui protestaient contre le régime dictatorial. Depuis lors, aucun gouvernement n’avait osé l’abroger. Quelques jours avant la marche commémorant ces évènements, la police anti-émeute (MAT) s’est attaquée à la faculté d’économie en blessant de nombreux/ses étudiant.e.s. Le 18 novembre, les MAT ont attaqués les avocat.e.s et copain.e.s venues en soutien au tribunal pour les personnes arrêtées lors de cette marche. Read More

Grèce: Nouvelle Démocratie, le nouveau visage de la violence étatique

Un point de vue d’Exarchia à l’approche de l’épreuve de force. Interview d’un anarchiste d’Athènes sur la situation actuelle.

Le quartier d’Exarcheia à Athènes, en Grèce, est connu dans le monde entier comme un épicentre de l’anarchisme combatif. Pendant de nombreuses années, les anarchistes et les réfugiés ont travaillé ensemble pour occuper des bâtiments, créant des collectifs de logement et des centres sociaux qui fournissent une variété de services hors du contrôle de l’État. Dès le mois d’août, le nouveau gouvernement a mené une série de raids massifs ciblant les immigrants, les anarchistes et autres rebelles, tout en révoquant l’autonomie précédemment accordée aux universités et en introduisant un large éventail de nouvelles mesures et technologies répressives. Aujourd’hui, le gouvernement a donné deux semaines à toutes les occupations restantes en Grèce pour conclure des contrats de bail avec les propriétaires, sous peine de subir le même sort. Cette date limite coïncide avec le 6 décembre, jour que les anarchistes observent depuis dix ans comme l’anniversaire de l’assassinat policier d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, et du soulèvement qui a suivi.

Le nouveau parti au pouvoir en Grèce, appelé à juste titre Nouvelle Démocratie, est décrit par certains médias comme de « centre droit », par opposition aux partis fascistes purs et durs comme Aube Dorée ; en fait, Nouvelle Démocratie a puisé une grande partie de son programme répressif et xénophobe directement de la droite fasciste, tout en poursuivant un programme néolibéral en faveur du capital financier international. Le Premier ministre Kyriakos Mytsotakis, représentant héréditaire de la classe capitaliste dont le père était également Premier ministre, est un exemple de la caste politique qui cherche à détruire les dernières garanties protégeant les travailleurs et les pauvres tout en faisant de ceux qui résistent les boucs émissaires. Read More

Marseille: communiqué de presse des délogé.es du 51 boulevard Dahdah

Ce matin, vendredi 22 novembre, un cortège plein d’énergie s’est rendu devant les locaux de l’Espace Accueil des Personnes Evacués pour dénoncer les conditions d’évacuation du 51 boulevard Dahdah ainsi que l’absence de proposition de relogement pérenne et digne de la part de la mairie. Voici le communiqué de presse rédigé par les délogé.es et les collectifs El Manba et 5 novembre.

Jeudi 14 novembre à 8h la mairie demande aux quelques 80 habitant.es du 51 Boulevard Dahdah de quitter le bâtiment au motif d’une suspicion de péril. Quelques heures plus tard, la police municipale arrive et impose à tous les habitants d’évacuer l’immeuble, sans possibilité de récupérer la plupart de leurs biens personnels. L’évacuation se fait dans la confusion, à la hâte, sans donner aucune information aux habitants. La mairie a demandé expressément au service social chargé d’intervenir dans toute évacuation, l’EAPE (Espace d’Accueil des Personnes Évacuées), de ne pas se déplacer. Read More

Marseille: Conférence de presse et rassemblement contre les expulsions et les non-politiques de relogement

Jeudi 14 Novembre, les habitant.e.s du 51 Boulevard Dahdah ont été expulsé.e.s de leur logement suite à une interdiction d’occupation émise par la mairie. Ceux et celles qui n’ont pas pu fournir de baux, victimes des marchands de sommeil, ont été emmené.e.s dans un gymnase rue Ruffi. Ils y sont depuis une semaine et beaucoup refusent les solutions précaires proposées par les institutions responsables. Le personnel de l’EAPE (‘Espace d’accueil des personnes évacuées’, dispositif public, géré par l’association France Horizon, pour accompagner la prise en charge des personnes évacuées de leur logement) a proposé pendant les derniers jours des hôtels sans garantie de solutions pérennes par la suite. Suite au refus de telles conditions de la part des delogé.e.s et à la contestation qui a suivi, un courrier signé par le SIAO (structure étatique en charge de l’hébergement d’urgence) attestant que l’hébergement en hôtel serait assuré « jusqu’à ce qu’une proposition d’hébergement adaptée à leur situation soit trouvée ». La colère se fait entendre tandis qu’associations et collectifs se mobilisent pour que ces promesses et garanties soient respectées et ne restent pas sans suite.
Le 22 novembre, devant les locaux de l’EAPE, 2 rue Beauvau, un point sur la situation pendant lequel ils exprimeront leurs revendications, soutenus par les collectifs mobilisés. Read More

Athènes (Grèce): sur la bataille en défense d’Exarcheia, pour la liberté, l’auto-organisation et la solidarité

Ces dernières semaines, le gouvernement de Néa Dimokratía a intensifié ses efforts pour dompter le mouvement anarchiste grec et écraser les initiatives qui offrent des alternatives à la société carcérale. En particulier, le quartier anarchiste d’Exarcheia, à Athènes, a été une des cibles principales de son agression. Ci-dessous est présentée une chronologie approximative de cette répression, ainsi que des actions de solidarité et de résistance menées par les compas d’Athènes.

En ce moment, les rumeurs  disent que l’État veut expulser « tous les squats » d’ici le 17 novembre. Une autre rumeur fixe la date limite au 6 décembre. Toutes deux sont des dates importantes, dans l’histoire du mouvement anarchiste grec, et chaque année est marquée par des émeutes [Note d’Attaque: le 17 novembre 1973 commence, à l’École Polytechnique, la révolte qui mettra un terme à la dictature militaire/fasciste « des colonels » ; le 6 décembre 2008, un flic tue Alexandros Grigoropoulos, à Exarcheia]. Ce n’est pas tout à fait clair ce que signifie « tous les squats ». Ce qui ressort clairement de ces dernières semaines, cependant, c’est que les attaques ont été menées contre des squats tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Exarcheia, ainsi que dans d’autres villes du pays. Read More

Caen: appel de l’assemblée de défense du Marais

Le mardi 22 octobre, le Marais, squat d’habitation et de convergence des luttes ouvert depuis un an et demi à Caen, a été pris d’assaut par un important dispositif policier. Plus de 250 membres des forces de répression ont été mobilisés pour expulser ce lieu, symbole de la lutte pour l’accueil solidaire de toutes les personnes en exil. 250 c’est aussi le nombre de personnes qui vivaient au Marais et sont aujourd’hui sans solution de logement pérenne, et ce à une semaine de la trêve hivernale. La préfecture se vante d’assurer la « sécurité » des personnes en évacuant le Marais, mais elle ne dit pas que seule une soixantaine de personnes auront droit à un logement provisoire, pour 3 nuits maximum. Ce sont donc 250 personnes qui ont déjà rejoint ou rejoindront les centaines d’autres dormant déjà à la rue – dont de nombreux enfants – et ce malgré les squats encore ouverts à Caen. Read More

Marseille: procès du squat Saint-Just

Depuis 10 mois, des mineurs isolés et des personnes en demande d’asile occupent le squat du 59 avenue de St-Just alors que les institutions chargées de les mettre à l’abri, leur refuse délibérément un toit.

Pour le procès du squat Saint-Just, rendez-vous Place Monthyon, devant le TGI jeudi 17 octobre à 14h, tables d’infos des différentes organisations, prises de parole, et départ ensemble pour rejoindre le cercle de silence à l’angle Canebière – Cours St Louis à 17h30.
Durant cette semaine, il s’agit de rappeler que nous sommes toujours là, non pour pallier la démission de l’État et du Département, mais pour les contraindre enfin à transformer leurs promesses en actes, et à mettre en œuvre leurs obligations légales. Read More

Saint-Victor (12): expulsion de l’Amassada… Round 2, rendez-vous aujourd’hui mardi 8 octobre à 18h à l’ancien terrain de foot pour reprendre la Plaine

Les expulseurs de ce matin n’ont pas chomé après avoir détruit sans vergogne cabanes et balançoires : ils érigent actuellement un grillage autour de la zone dans laquelle ils voudraient entamer les travaux. Nous ne les laisserons pas travailler en paix. Ce soir 18h nous irons jusqu’à leur fortin, nous retournerons à la Plaine. Venez nombreuses et nombreux. Read More